Le 5600 Hochelaga fait partie du paysage de l’est de Montréal. Il est connu de tous, ne serait-ce que parce qu’il abrite la mairie de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve ou des enseignes dédiées aux loisirs comme le Bingo, le Karting, le Paintball ou encore le centre d’escalade Horizon Roc. Mais le 5600, c’est bien plus que cela. Suivez le guide pour une visite en quelques lignes.
D’entrée de jeu, Jacques Dupras, le gestionnaire de l’édifice, me prévient : « Nous ne ferons pas une visite approfondie, il faudrait quatre heures pour en faire le tour ! » Le 5600 Hochelaga, c’est en effet un bâtiment de 950 pieds (290 mètres) de façade et 745 pieds (227 mètres) de profondeur. En superficie,
1 275 000 pieds carrés soit près de 120 000 mètres carrés sont à la disposition d’entreprises industrielles, commerciales et artistiques. L’intérieur est sillonné de longs corridors, d’une propreté impressionnante. La hauteur sous plafond est, elle-aussi, saisissante : 25 ou 35 pieds (7,60 ou 10,60 mètres). Cette hauteur et le principe de modularité des cloisons font, de cet endroit, un lieu où chacun peut trouver un espace aux dimensions qui lui conviennent.
Des locataires diversifiés …
Sur la façade de la rue Hochelaga, on trouve plutôt les bureaux ainsi que les activités commerciales et de loisirs : la mairie d’arrondissement et les bureaux des élus, le Bingo, le Karting, le Paintball, une agence de voyage, les stores Bellon… Dans le ventre de la bâtisse, les lieux d’entreposage ou les entreprises dont les activités nécessitent un grand espace.
La bâtisse du 5600 Hochelaga abrite une soixantaine d’entreprises et services totalisant environ 400 employés. Tous les types d’établissement sont représentés. Des entreprises artistiques comme Tridim, les sculpteurs qui travaillent pour des grands événements et comptent parmi leurs clients Le Cirque du Soleil et les Jeux Olympiques de Vancouver. Les sculpteurs de Tridim seront d’ailleurs à Vancouver le 12 février 2010, par œuvres interposées : ils sont en train de fabriquer quatre immenses statues de 53 pieds de haut qui feront le spectacle d’ouverture des Jeux d’hiver. Citons encore, de façon non exhaustive, de nombreuses entreprises artisanales : l’ébénisterie GD Pro ; Rido, le fabricant de décors intérieurs et extérieurs pour les centres d’achats (des casse-noisettes colorés de 18 pieds de haut attendaient de partir annoncer Noël) ; Yves Nicol, fabricant reconnu de décor, et Jules Rochon de Longue vue peinture, peintre de décor. Les autocars de tourisme Bégin, les entreposages Dixon, l’entreprise de traitement ignifuge des tissus JD International… la liste des
locataires est encore longue.
Le monde du théâtre est également bien représenté. Le Théâtre du Nouveau monde, Les Grands Ballets canadiens, Théâtre Petit à petit, École nationale de théâtre ou encore Rideau vert ou Espace Go apprécient les grands volumes du bâtiment pour l’entreposage de leurs décors ou de leurs matériels. L’accessoiriste Zoom Décor profite également de l’espace
disponible pour ranger ses « trésors ». Sur toute la hauteur de l’entrepôt s’empilent petits meubles, lampes, cadres, fauteuils et chaises, chevaux de bois… et tout ce qu’on peut imaginer pour n’importe quel décor. Les comédiens du Théâtre Jean Duceppe, quant à eux, viennent peaufiner leurs représentations quand le jour de la première approche. Ils apprécient la grande disponibilité des locaux, quelle que soit l’heure.
Côté loisirs, le 5600 Hochelaga abrite la plus grande salle de bingo de Montréal, ouverte cinq jours par semaine ; Action500 qui regroupe un karting ouvert 7 jours sur 7 et 24 h sur 24, et le plus grand centre de paintball intérieur du Canada ; Horizon Roc, un centre d’escalade offrant plus de 2 600 m2 de superficie grimpable dans deux salles de 12 mètres de haut et un parcours intérieur finissant par une tyrolienne de plus de 25 mètres. Le centre d’escalade a accueilli une compétition mondiale tout récemment. Le 5600 Hochelaga abrite également, depuis un an, deux patinoires pourvue de bandes pour le hockey sur patins à roulettes ou le hockey cosom.
… et un fort sentiment d’appartenance
Plus de 400 personnes travaillent sous un même toit. « Nous sommes un petit village, commente Jacques Dupras. Tout le monde se connaît et s’entraide. » Le réseautage n’est pas un mot vide de sens ou un simple échange de cartes professionnelles. M. Dupras, qui connait bien ses locataires, ne manque pas de faire connaître leurs réalisations et leur savoir-faire autour de lui. « J’aime ça, se faire rencontrer les gens, et cela crée une
synergie », note-t-il.
Jacques Dupras, à la barre, mène le bateau avec vigilance et beaucoup d’entregent. Presque tous les jours, on le voit faire son tour, s’enquérir des affaires de l’un, des soucis personnels de l’autre. Toujours un mot gentil. Il est accueilli partout avec le sourire. Pour les différentes fêtes qui rythment l’année, comme Halloween ou la Saint-Valentin, des animations sont organisées ou des petits cadeaux sont offerts au personnel des différentes entreprises. Un mémorable repas de 80 pizzas, organisé au bingo, appartient à l’histoire collective du 5600 Hochelaga.
Un peu d’histoire
Le 5600 est sorti de terre au cours des années 1950. À l’origine, il accueillait la Société nationale de l’amiante, entreprise qui y a produit des panneaux d’amiante jusqu’en 1987. Le Groupe Longpré, réputé pour ses projets de construction et comme gestionnaire immobilier, se porte alors acquéreur de la bâtisse et accueille deux nouveaux locataires : le fabriquant de pneus Michelin et le producteur de meubles scandinave Ikéa. Tous deux utiliseront les locaux pour leur entreposage pendant dix ans. En 1997, l’énorme bâtiment se retrouve de nouveau vide. L’entreprise Bellon, spécialiste des auvents, s’y installe alors, ainsi que des théâtres qui apprécient les grandes possibilités qu’offre ce volume extraordinaire, tant pour leur entreposage de décors et d’accessoires que pour les répétitions. Les gestionnaires décident alors de monter des murs pour isoler des espaces de taille variable et ajustable selon les besoins. Tout récemment, en 2001, le Groupe Longpré a consenti de gros investissements pour la réparation du toit, l’aménagement de stationnements supplémentaires et le développement de la propreté des lieux.
Une équipe disponible et des services sur mesure
Ce que les locataires apprécient également, outre la fonctionnalité des locaux et le fort sentiment d’appartenance à un groupe, c’est l’équipe qui œuvre, sur place, au bon fonctionnement du complexe. Jacques Dupras, le gestionnaire, est arrivé en 2001. Cela fait 19 ans que Johanne, son adjointe, et Renaud, le contremaître, font partie de l’équipe, qui compte en plus trois surintendants. Les locaux sont surveillés 7 jours sur 7, 24 h sur 24 les fins de semaine et les jours fériés et de 19 h à 7 h les jours de semaine, par des caméras et avec des rondes régulières. En cas de problèmes, les locataires peuvent appeler l’accueil et quelqu’un se rend immédiatement sur place pour trouver une solution. Le gestionnaire possède également du matériel, comme un chariot élévateur, pour dépanner ses locataires en cas de bris.
L’adaptabilité se mesure aussi à la facilité de louer des locaux dont la surface est strictement adaptée à ses besoins, pour des durées variables. Le théâtre Jean Duceppe, on l’a dit, apprécie cette flexibilité pour venir répéter ses pièces quand la date de la première approche. L’espace est là, sans aucune contrainte horaire puisque le bâtiment est accessible jour et nuit. Les répétitions peuvent donc aller jusqu’à leur terme, jusqu’à la perfection ou l’épuisement des comédiens ! De par ses grands volumes et leur modularité, le 5600 Hochelaga abrite régulièrement des tournages de films ou de spots publicitaires. Des artistes viennent préparer leur spectacle. Une partie du show planétaire de Guy Laliberté, le 9 octobre dernier, s’est déroulée dans les locaux du 5600. La bâtisse dispose de nombreux quais de déchargement, et même de deux voies ferrées qui pénètrent dans l’entrepôt. Les locaux sont également idéalement situés, à proximité immédiate de l’autoroute 25 et de la Métropolitaine, le long de la voie ferrée, et largement pourvus de sites d’entreposage extérieur et de places de stationnement
Jacques Dupras est par ailleurs très impliqué dans le milieu social – il est au conseil d’administration de la Chambre de commerce et à celui du PITRAM, appartient au Groupe des initiés de la Place-Versailles –. « Le succès de mes locataires fait le succès de l’immeuble. Ce qui fait notre différence, c’est le service. Le 5600, c’est plus qu’une bâtisse regroupant des entreprises. C’est une adresse ! » conclut Jacques Dupras avec enthousiasme. Un projet de construction d’un immeuble de bureau adjacent est dans ses cartons. Une affaire à suivre.
soucis personnels de l’autre. Toujours un mot gentil. Il est accueilli partout avec le sourire. Pour les différentes fêtes qui rythment l’année, comme Halloween ou la Saint-Valentin, des animations sont organisées ou des petits cadeaux sont offerts au personnel des différentes entreprises. Un mémorable repas de 80 pizzas, organisé au bingo, appartient à l’histoire collective du 5600 Hochelaga.
Un peu d’histoire
Le 5600 est sorti de terre au cours des années 1950. À l’origine, il accueillait la Société nationale de l’amiante, entreprise qui y a produit des panneaux d’amiante jusqu’en 1987. Le Groupe Longpré, réputé pour ses projets de construction et comme gestionnaire immobilier, se porte alors acquéreur de la bâtisse et accueille deux nouveaux locataires : le fabriquant de pneus Michelin et le producteur de meubles scandinave Ikéa. Tous deux utiliseront les locaux pour leur entreposage pendant dix ans. En 1997, l’énorme
bâtiment se retrouve de nouveau vide. L’entreprise Bellon, spécialiste des auvents, s’y installe alors, ainsi que des théâtres qui apprécient les grandes possibilités qu’offre ce volume extraordinaire, tant pour leur entreposage de décors et d’accessoires que pour les répétitions. Les gestionnaires décident alors de monter des murs pour isoler des espaces de taille variable et ajustable selon les besoins. Tout récemment, en 2001, le Groupe Longpré a consenti de gros investissements pour la réparation du toit, l’amé-nagement de stationnements supplémentaires et le développement de la propreté des lieux.
Une équipe disponible et des services sur mesure
Ce que les locataires apprécient également, outre la fonctionnalité des locaux et le fort sentiment d’appartenance à un groupe, c’est l’équipe qui œuvre, sur place, au bon fonctionnement du complexe. Jacques Dupras, le gestionnaire, est arrivé en 2001. Cela fait 19 ans que Johanne, son adjointe, et Renaud, le contremaître, font partie de l’équipe, qui compte en plus trois surintendants. Les locaux sont surveillés 7 jours sur 7, 24 h sur 24 les fins de semaine et les jours fériés et de 19 h à 7 h les jours de semaine, par des caméras et avec des rondes régulières. En cas de problèmes, les locataires peuvent appeler l’accueil et quelqu’un se rend immédiatement sur place pour trouver une solution. Le gestionnaire possède également du matériel, comme un chariot élévateur, pour dé-panner ses locataires en cas de bris.
L’adaptabilité se mesure aussi à la facilité de louer des locaux dont la surface est strictement adaptée à ses besoins, pour des durées variables. Le théâtre Jean Duceppe, on l’a dit, apprécie cette flexibilité pour venir répéter ses pièces quand la date de la première approche. L’espace est là, sans aucune contrainte horaire puisque le bâtiment est accessible jour et nuit. Les répétitions peuvent donc aller jusqu’à leur terme, jusqu’à la perfection ou l’épuisement des comédiens ! De par ses grands volumes et leur modularité, le 5600 Hochelaga abrite régulièrement des tournages de films ou de spots publicitaires. Des artistes viennent préparer leur spectacle. Une partie du show planétaire de Guy Laliberté, le 9 octobre dernier, s’est déroulée dans les locaux du 5600. La bâtisse dispose de nombreux quais de déchargement, et même de deux voies ferrées qui pénètrent dans l’entrepôt. Les locaux sont également idéalement situés, à proximité immédiate de l’autoroute 25 et de la Métropolitaine, le long de la voie ferrée, et largement pourvus de sites d’entreposage extérieur et de places de stationnement.
Jacques Dupras est par ailleurs très impliqué dans le milieu social – il est au conseil d’administration de la Chambre de commerce et à celui du PITRAM, appartient au Groupe des initiés de la Place-Versailles –. « Le succès de mes locataires fait le succès de l’immeuble. Ce qui fait notre différence, c’est le service. Le 5600, c’est plus qu’une bâtisse regroupant des entreprises. C’est une adresse ! » conclut Jacques Dupras avec enthousiasme. Un projet de construction d’un immeuble de bureau adjacent est dans ses cartons. Une affaire à suivre.
Anne Campagnie