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Revente de maisons : six mois excellents

Le marché de la revente de maisons s’annonce excellent, à Montréal, durant les six premiers mois de 2010, mais les courtiers et agents immobiliers devront travailler fort, car il y a toujours des nuages à l’horizon. Telles sont les prévisions de Michel Beauséjour, chef de la direction de la Chambre immobilière du Grand Montréal, après les résultats enviables de l’an dernier, malgré la récession. Mario Busque, un vétéran du secteur, coach chez le courtier Re-Max McGill, s’attend aussi à une autre bonne année. Le marché manque cependant de vendeurs, déplore sa collègue Nathalie Clément, directrice générale de La Capitale du Mont-Royal : il y a plus d’acheteurs que de propriétés en vente.

Par contre, Kevin Hughes note qu’un moins grand nombre de couples plus âgés sont prêts à revendre leur maison, pour acheter un condo. L’économiste prévoit par ailleurs un ralentissement de la formation des ménages au cours des prochaines années, ce qui va refroidir la croissance du parc résidentiel.

Kevin Hughes s’attend à 78 000 ventes par les courtiers au Québec cette année, dont 40 500 à Montréal, avec des prix moyens en bonne hausse, qui se comparent aux forts résultats de 2009.

« L’année 2009 a été la 2e meilleure à vie pour les courtiers de Montréal, avec une hausse de 3% des transactions sur 2008, malgré les trois premiers mois très difficiles », explique Michel Beauséjour. « Les prix ont augmenté, mais raisonnablement, de 4% à 5%. L’accessibilité à la propriété ne s’est pas trop détériorée ».

Par contre, en 2010, les taux d’intérêt pourraient monter et Ottawa pourrait réduire l’amortissement des hypothèques et hausser la mise de fonds.

À court terme, cela inciterait des acheteurs à accélérer leurs transactions. Et Michel Beauséjour ne craint pas trop que ces éventuelles mesures correctrices viennent casser le marché, à l’automne. La marge de manœuvre de la Banque du Canada n’est pas grande; elle ne peut monter les taux que modérément, à cause du huard déjà fort. Quant au gouvernement fédéral, il jouera aussi de prudence avec l’amortis-sement et le versement au comptant, pour ne pas nuire à la reprise économique, selon lui.

Ainsi, l’année 2010 s’amorce dans la foulée de la fin de 2009 avec, d’ici la fin du mois de mars, de nombreux locataires qui décideront de devenir des premiers acheteurs résidentiels.

Et si le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, devait corriger un peu le tir, à cause de la spéculation dans certaines régions, comme Vancouver, ce ne serait quand même pas la fin du monde, assure Michel Beauséjour. Ainsi, les premiers acheteurs de Montréal devraient augmenter leur paiement au comptant de 12 000 $, sur une propriété de 250 000 $, mais leur mensualité hypothécaire baisserait de 60 $. De son côté, l’amortissement plus court du prêt hausserait la mensualité de 70 $, sans trop d’impact non plus, estime Michel Beauséjour.

Quant aux prix à Montréal, ils devraient se maintenir à la hausse, mais de façon modérée, dans un marché toujours favorable aux vendeurs et avec des stocks à vendre (inscriptions) à la baisse, explique le chef de la direction de la chambre immobilière. Les délais de vente d’une habitation augmentent tout de même un peu, d’une dizaine de jours, pour atteindre près de trois mois. Les courtiers doivent bien connaître le quartier et cibler la bonne clientèle, note Michel Beauséjour.

Re-Max McGill a presque doublé son effectif sur un an, à 30 agents, pour répondre à la demande, souligne Mario Busque. « Plusieurs facteurs devraient activer le marché ». Mario Busque mise sur les premiers acheteurs, les nouveaux ménages et les propriétaires qui voient leurs enfants quitter la maison familiale.

« Le marché est déséquilibré, faute de maisons en vente. Des vendeurs reçoivent ainsi plusieurs offres d’achat pour leur maison, car jusqu’à 15 à 20 acheteurs la veulent », lance Nathalie Clément, de La Capitale du Mont-Royal. « Les propriétaires ne réalisent pas tous que des acheteurs sont disposés à payer un bon prix pour leur maison. Avec les taux d’intérêt actuels, il suffit souvent d’un mois pour conclure une transaction, dans des quartiers chauds comme Rosemont, Petite Patrie, Hochelaga-Maisonneuve, Le Plateau Mont-Royal et Villeray ».

Laurier Cloutier

Dès la sortie de la récession, mais sans négliger la prudence néces-saire, le Groupe St-Hubert a planifié de passer à l’expansion en 2010.

Jean-Pierre Léger, président et chef de la direction du Groupe St-Hubert, déclare au journal La Nouvelle Édition que le Groupe St-Hubert va ouvrir 10 autres restaurants d’ici la fin de son année 2010 (en septembre).

Déjà le leader au Québec, le Groupe St-Hubert pourra ainsi compter, avec ces 10 autres St-Hub Express, sur un total de 110 restaurants, dont une
trentaine à Montréal, un marché plus difficile et très concurrentiel.

Le président Léger précise qu’un St-Hub Express vient d’ouvrir à Matane et que la chaîne est en train d’en construire un autre sur l’avenue du Parc, à Montréal.

Pourtant, quand la crise financière a éclaté (septembre 2008), Jean-Pierre Léger reconnaît avoir craint de ne pouvoir réaliser ses prévisions budgétaires de revenus. « Personne ne savait jusqu’où l’économie allait descendre… mais les gouvernements ont injecté des sommes incroyables dans le système financier, après la faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers, pour sauver l’assureur AIG et les constructeurs d’autos GM et Chrysler. Là, on voit une reprise, lente, depuis l’automne dernier ».

Malgré toutes ces inquiétudes, « le Groupe St-Hubert a connu en 2009 sa meilleure année (terminée en septembre). Et pourtant, je ne m’attendais pas à ça », avoue Jean-Pierre Léger.

« Meilleure année de St-Hubert pour les ventes et les profits, durant en outre une période plutôt difficile pour l’industrie de la restauration. Le groupe a réalisé ainsi un chiffre d’affaires dépassant 500 millions, avec plus de 8000 employés », précise Jean-Pierre Léger dont la compagnie profite d’une des meilleures notoriétés au Québec. « St-Hubert tente d’offrir le meilleur produit, avec un excellent service à la clientèle », mais ce n’est pas le cas de toutes les chaînes, dont certaines qui livrent en plus une concurrence en bas de la ceinture, ajoute le président. Ce n’est généralement pas garant d’avenir.

Avec une trentaine de restaurants à Montréal, St-Hubert a une bonne couverture du marché, « mais il faut être prudent et ne pas se cannibaliser » , dit M. Léger.Durant la crise financière et la récession économique, le président a été « davantage à l’écoute, à tous les jours ». Le Québec s’en est finalement mieux tiré que d’au-tres, malgré la grippe « porcine » A-H1N1.

L’entrepreneur averti note « qu’en affaires, il faut toujours rester prudent, humble, aux aguets et gérer les risques ».

Jean-Pierre Léger garde aussi un œil sur les plus proches concurrents, ce qui ne l’empêche pas d’être un excellent skieur. Il se prépare en outre à grimper jusqu’au camp de base, au Népal, afin de ramasser des fonds pour la Fondation Charles-Bruneau.

Laurier Cloutier

Voilà 10 ans que le CIBIM soutient et La société de relations publiques AGC Communications a réussi à réaliser une croissance de près de 400% en 5 ans, avec des revenus qui ont grimpé de 538 000$ en 2005 à 1,8 million en 2009. Et sa marge de profits s’élève en moyenne à 15%.

En entrevue au journal La Nouvelle Édition, le président fondateur, Ahmed Galipeau, n’hésite d’ailleurs pas, contrairement à d’au-tres, à préciser ses résultats financiers.

Pourtant, ce n’est pas l’ad-versité qui manque. AGC Com compte 50 concurrents, dont le leader National, Cossette, HKDP.

Il faut croire qu’Ahmed Galipeau et ses 20 employés ont su se démarquer et grandir, en aidant les clients à accroître leurs ventes et à améliorer leur réputation.

C’est ainsi que l’ex-directeur de relations publiques de compagnies, comme Bombardier et Gaz Métro, a fait le saut dans l’entrepreneurship et a gagné quelques bonnes batailles pour ses clients, depuis la fondation d’AGC en 1999.

La clientèle d’AGC comprend Alstom, le géant français du transport et des TGV. Québec a offert un contrat de gré à gré à Bombardier pour le renouvellement des voitures du métro de Montréal, mais Alstom s’est objecté et AGC a mené le combat, pendant trois ans. Bombardier et Alstom ont fini par conclure une entente et pourraient se partager cet énorme contrat de milliards de dollars. « C’est la plus belle victoire de ma carrière », lance Ahmed Galipeau.

AGC a aussi aidé son client Norsk Hydro, de Norvège, dans un dossier fort difficile. Norsk Hydro a investi à Bécancourt dans la plus grande usine de magnésium au monde, mais la concurrence de la Chine lui a coupé les ailes : aucun profit en 20 ans. Il a fallu détruire l’usine et maintenir la réputation de Norsk Hydro, qui a dû quitter le marché du magnésium, partout dans le monde. À la fin de 2009, presque tous (95%) les employés de Bécancourt avaient retrouvé un emploi. Avant la fermeture, le président d’Oslo est venu participé à la « fête » à Bécancourt et a même été ovationné, grâce à la transparence du dossier orchestrée par AGC, raconte Ahmed Galipeau.

AGC compte aussi dans sa clientèle 46 Caisses Desjardins, qui ont pu rapatrier des dizaines de millions d’épargne de clients membres en trois ans, grâce aux services sur mesure d’AGC. La clientèle d’AGC comprend aussi l’Associa-tion minière du Québec et 12 de ses mem-bres, la Société des ponts fédéraux, la SDBJ. AGC vient par ailleurs de conclure des partenariats stratégiques avec Distinct Communication, du Luxembourg, et Gelattina, du Mexique, pour mieux suivre ses clients dans leur croissance. Ahmed Galipeau diversifie aussi ses services, avec un studio de design graphique et un centre de formation, pour aider des dizaines de patrons à mieux communiquer.

Laurier Cloutier

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Gérard Therrien

TOP 50 
CUVÉE 2009