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L'industrie du tourisme va créer
plus de richesse cet été et en 2010

L'industrie du tourisme va créer plus de richesse, cet été et en 2010, à Montréal et au Québec, après sa stagnation en 2009.

Des observateurs ont craint un été moche : vigueur du dollar canadien, frilosité des touristes américains.

C'était oublier que Montréal a récupéré le Grand Prix du Canada, absent l'an dernier. Le Québec a perdu 20 000 touristes mexicains, à cause du « visa Harper », mais il mise tout de même sur ceux de l'extérieur de l'Amérique du Nord et sur les visiteurs locaux.

En entrevue au journal La Nouvelle Édition, la ministre du Tourisme du Québec, Nicole Ménard, reconnaît que « l'année 2009 a été stable, mais pas si pire, malgré tout ».

Quant à 2010, elle devrait se traduire par au moins « une petite croissance de 0,6 % », mais peut-être de jusqu'à 3 %. Nicole Ménard explique que ses analystes prévoient une hausse de 0,6 % des visiteurs, mais de 2,2 % des recettes touristiques cette année. D'autres sont plus optimistes, note la ministre. Ainsi, l'Organisation mondiale du commerce s'attend à une croissance de 3 % à 4 % des touristes dans le monde et le Conference Board prévoit pour le Canada 1,5 % à 3 %. Des résultats que le Québec peut espérer aussi, selon eux.

L'industrie a déjà un chiffre d'affaires de 10,7 milliards au Québec, grâce à 29 525 entreprises, surtout dans la restauration (50,7 %) et l'hébergement (24,7 %), selon Tourisme Québec et le Réseau de veille en tourisme de l'UQAM.

Les 26 millions de touristes font travailler près de 400 000 personnes, dont 135 000 directement.« Dans le tourisme, on trouve des gens d'affaires, pas des rêveurs. L'industrie crée de la richesse », insiste Nicole Ménard, mais comme l'Écosse et d'autres, le Québec peut tout de même viser à doubler la taille de son industrie touristique. Imaginez!

Le Québec accuse un déficit de 1,9 milliard dans le tourisme. Les Québécois dépensent 4,2 milliards à l'extérieur, alors que les étrangers laissent 2,3 milliards dans les caisses du Québec. Les dépenses touristiques au Québec viennent des visiteurs d'outre-mer (18 %), des Américains (15,5 %), mais surtout des Québécois (52 %).

La saison estivale a bien commencé à la mi-juin par le Grand Prix et les FrancoFolies. Les 320 000 amateurs de la F1 ont rapporté des recettes touristiques de 100 millions, souligne Nicole Ménard. Tous les hôtels de la région de Montréal étaient remplis. En outre, 300 millions de spectateurs de 144 pays ont vu la course à la télé. Pour une mise de quatre millions, Québec a touché 10,2 millions de recettes fiscales de la F1.

Par ailleurs, il ne faudrait pas oublier la contribution additionnelle des FrancoFolies, déménagées du mois d'août à juin.

Pour maximiser les retombées internationales, Isabelle Hudon devient en outre la présidente du conseil du nouveau Collectif des festivals de Montréal, le nouveau gros levier de 10 promoteurs. Québec investit 30 millions dans les fes-tivals et la F1, pour des retombées de 700 millions, déclare Nicole Ménard.

Cette année, les Québécois prendraient leurs vacances au Québec, en majorité, les régions devraient mieux se défendre contre le dollar fort, et les touristes d'outre-mer devraient être au rendez-vous, conclut-elle.

Laurier Cloutier

Jean Touchette, directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Montréal-Nord (CCIMN) a tout un programme devant lui pour la prochaine année.

En entrevue au journal La Nouvelle Édition, dans le cadre de l'assemblée annuelle de la chambre, Jean Touchette veut notamment diversifier et développer l'économie de Montréal-Nord, augmenter le nombre de membres, élargir le territoire, améliorer le financement et la notoriété de la CCIMN, susciter la création d'entreprises, travailler à la relève, à l'innovation et à la persévérance scolaire. Le directeur général constate que l'économie de Montréal-Nord va mieux cette année -- en particulier pour les entreprises reliées au secteur automobile et au commerce de détail pour lesquelles 2009 a été difficile – mais il reste, par contre, beaucoup à faire pour compléter la plan stratégique d'ici la fin de 2011.

Sur les 2200 places d'affaires de Montréal-Nord, Jean Touchette déplore que la CCIMN ne regroupe que 200 membres. Depuis l'an dernier, la planification stratégique prévoit pourtant une croissance du membership de 12% par année et une pénétration de 35% d'ici la fin de 2011, soit 500 membres. La CCIMN reste encore loin de l'atteinte de son objectif, note-t-il. Il faut dire que la lente croissance du membership s'explique en partie par l'équipe restreinte de la CCIMN dédiée à ses activités propres. Pour assurer son financement, les 20 employés de la chambre doivent en effet consacrer des efforts importants à son Bureau d'imma-triculation et de renouvellement de permis de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). L'an dernier, la CCIMN a par contre corrigé le tir afin que son directeur général puisse consacrer 80% de son temps à ses activités principales, dont le recrutement de mem-bres.

Par ailleurs, Jean Touchette doit travailler sur l'entre-preneurship, car il n'y a pas assez de création de compagnies à Montréal-Nord. Depuis des années, le Québec crée en fait la moitié moins de nouvelles entreprises qu'ailleurs au Canada.

Le manque d'entrepreneur-ship n'est pas sans conséquence quand on regarde le défi démographique à relever, de même que celui de la relève des baby-boomers en affaires. Trop peu d'entrepreneurs réussissent à transférer leur compagnie à des membres de leur famille ou à des cadres, constate Jean Touchette. Tant et si bien que plusieurs entreprises sont vendues à des investisseurs de l'extérieur et quittent Montréal-Nord.

Il n'y a pas assez d'intéressés dans la famille ou chez les cadres pour prendre la relève, déclare le directeur général. Le Québec est en manque de centaines, de milliers d'entrepreneurs. La CCIMN doit s'efforcer de susciter l'étincelle prometteuse, encourager l'innovation, sans négliger la persévérance scolaire.

Au fil des réalisations, la CCIMN doit par ailleurs renouveler progressivement ses priorités, souligne Jean Touchette. Les travaux sur le prolongement de l'autoroute A-25 s'achèveront bientôt, mais il faudra construire des gares sur le territoire, pour desservir le Train de l'Est, et avec les partenaires, contribuer à d'autres développements de l'économie.

Au conseil d'administration, Jacques Mayer a accepté de renouveler son mandat à la présidence, dans le cadre de l'assemblée annuelle.

Fondée en octobre 1947, la CCIMN travaille au développement de la communauté depuis plus de 60 ans.

Laurier Cloutier

Michel Lalonde, président du Groupe Séguin experts-conseils, vient d'annoncer au cours d'une réception « familiale », à laquelle ont participé pas moins de 175 personnes – soit des partenaires d'af-faires, des sous-traitants, des promoteurs et les employés – que la société d'ingénierie change de nom, après 30 ans d'activités.

Déjà l'an dernier, la propriété de la société d'ingé-nierie a changé. Le fondateur, René Séguin, a en effet cédé ses actions à Michel Lalonde et à ses cinq associés.

La raison sociale de la compagnie, aussi connue sous le nom de Séguin ingénierie, devient donc Génius conseil. C'est une bonne « date locomotive », après 30 ans, pour rafraîchir la dénomination de la compagnie, d'autant plus que René Séguin vient de passer le flambeau de l'actionnariat dans la cadre de la planification de sa retraite éventuelle, souligne Michel Lalonde.

René Séguin désire toutefois poursuivre ses acti-vités au sein de Génius conseil, tout en conservant son identité professionnelle. Dans ce cas, en accord avec une disposition de l'Ordre des ingénieurs du Québec, la société d'ingénierie devait donc repenser son identité.

Cela permettait non seulement de reconnaître l'apport important de René Séguin, mais aussi de souligner le vent de fraîcheur qu'apporte la relève dans l'entreprise et d'envisager l'avenir avec confiance.

C'est l'agence de communications Orangetango qui a conçu l'ensemble de la métamorphose, en tablant à la fois sur l'existant et sur l'avenir. Orangetango a fait permuter les lettres du nom Séguin pour produire l'anagramme Génius. Ça tombe bien, le nom Génius évoque d'ailleurs facilement le secteur du génie. Sondés, les employés fidèles ont apprécié les résultats de la démarche.

Michel Lalonde, président depuis 2001, insiste sur l'importance de faire participer les employés au processus de la mise en place du nouveau branding. « La force de notre entreprise, c'est d'abord et avant tout les gens qui la composent, leurs valeurs et la qualité de leur travail », déclare-t-il.

Fondée en 1980 et dénombrant une centaine d'employés, la firme d'ingénierie montréalaise possède aussi des bureaux régionaux, à Mirabel et Candiac, pour répondre à d'autres besoins de marché.

Laurier Cloutier



Gérard Therrien

TOP 50 
CUVÉE 2009