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Le Stade Saputo : un an et déjà plusieurs projets sur les planches à dessin
Durant sa saison 2008, l’Impact de Montréal a attiré près de 300 000 spectateurs au nouveau stade Saputo, construit à l’ombre du stade olympique. Loin de s’assoir sur leurs lauriers, les dirigeants du club entendent bien profiter de cette vague de popularité pour propulser l’équipe de soccer dans les ligues majeures.
Depuis l’inauguration officielle du Stade Saputo, l’équipe de l’Impact est devenue un chef de file dans sa catégorie. « Nous sommes une exception dans notre ligue puisque l’Impact attire en moyenne 12 000 spectateurs à chaque partie, alors que pour les autres clubs de notre division, la United Soccer Leagues (USL), elle tourne plutôt autour de 5000 personnes », explique Richard Legendre, vice-président exécutif de l’Impact.
Les dirigeants de l’Impact, Joey Saputo en tête, rêvent donc d’offrir à l’équipe montréalaise une place au sein de la Major League Soccer (MLS), une ligue beaucoup plus prestigieuse. Richard Legendre cite en exemple l’équipe de Toronto qui a joint la MLS il y a trois ans : l’assistance y a fait un bond spectaculaire, passant de 3 000 à 20 000 spectateurs par match.
Des projets de 25 M$
Mais n’entre pas dans ce club sélect qui veut. Pour que la candidature de l’Impact soit retenue, il faudra faire passer le nombre de places au stade de 13 000 à 20 000. Des travaux estimés à 25 M$. Une somme importante considérant que la facture pour ériger un stade flambant neuf s’est élevée à 15 M$. « La construction a coûté moins cher, parce que c’était assez simple, affirme Richard Legendre. Il s’agissait de bâtir quatre structures non reliées ensemble. Mais, en augmentant le nombre de places, nous sommes obligés d’ajouter des espaces permanents qui devront être chauffés et climatisés. C’est ce qui devient plus complexe et plus coûteux. »
Sur ce montant l’Impact compte également dépenser environ 6 M$ pour aménager un terrain synthétique recouvert d’une structure gonflable non permanente. La moitié du temps d’utilisation sera réservée aux équipes locales de soccer.
Appui gouvernemental demandé
Pour y arriver, le club tend donc la main vers le gouvernement du Québec. « Le Stade Saputo a été entièrement financé par des sources privées, rappelle Richard Legendre, et nous nous sommes rendus compte que, des équipes comme celles de Portland ou de Vancouver, reçoivent toutes un appui gouvernemental pour leur stade. »
Le vice-président exécutif, qui connait bien les rouages gouvernementaux puisqu’il a été ministre délégué au Sport et aux Loisirs, semble confiant d’obtenir l’aval du gouvernement, et ce, rapidement. En effet, l’équipe doit être fixée dès cet été, puisqu’elle aimerait joindre les rangs de la MLS dès 2011. Pour y arriver, les travaux devront donc s’échelonner sur deux ans et débuter dès l’automne 2009. « Les discussions sont amorcées depuis quelques mois et les réactions semblent favorables », assure-t-il.
En attendant le début de ces grands projets, l’équipe de l’Impact ne chômera
pas pour autant. Cet été, le stade sera l'hôte d'équipes de soccer argentines, haïtiennes et syriennes. Également à l’horaire, le 14e Trophée des Champions qui sera présenté au Stade olympique, énumère M. Legendre. « C’est la première fois que cet événement qui oppose les meilleures équipes françaises est présenté en dehors des frontières de la France et ils ont choisi Montréal. » Au total, six matchs internationaux seront disputés dans la métropole durant la saison estivale, en plus de la programmation régulière de l’Impact.
Des retombées sur la communauté
Un an après son ouverture officielle, le Stade Saputo a permis de renforcer la vocation sportive des terrains olympique. De plus, l’équipe s’est activée auprès de la communauté de l’est de Montréal. Par exemple, les joueurs ont prêté main-forte au Centre des jeunes Boyce-Viau, organisme logé dans un HLM d’Hochelaga-Maisonneuve, lors de leur « défi soccer ». « Nous tentons d’être en contact avec la communauté locale. Nous avons par exemple une entente avec la Corporation de développement de l’Est grâce à laquelle nous engageons de jeunes placiers du secteur. Nous maintenons également le coût des billets à un prix abordable », rappelle-t-il. En effet, assister à une partie coûte 10 $ par adultes et 5 $ par enfant, au minimum.
Anne-Marie Tremblay
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Lise Thériault : une femme d’affaires engagée
Bien connue pour son engagement dans le milieu des affaires, la
députée d’Anjou Lise Thériault est d’abord et avant tout une femme de terrain. C’est d’ailleurs pour souligner son implication dans son milieu qu’elle a reçu le prix Denis-Durand, remis par le Chapitre Anjou de la Chambre de commerce de d’industrie de l’Est de l’île de Montréal (CCIEIM), le 10 juin dernier. « Ce prix représente non pas une façon de souligner mon implication politique, mais plutôt de souligner tout ce que j’ai fait avant », a-t-elle déclaré.
En effet, la politicienne qui en est à son quatrième mandat a toujours eu le souci de redonner à la société, a-t-elle expliqué devant la soixante de personnes
présentes pour la remise du prix octroyé depuis 1993 à une personnalité angevine qui s'est démarquée au niveau social, économique et communautaire et ce, pendant plusieurs années. « Le bénévolat fait partie de ma vie. Par exemple, j’ai longtemps fait partie du mouvement scout. A 15 ans, je suis devenue animatrice de camps. Un engagement qui a duré jusqu’à ce que j’accouche! »
En 1993, Lise Thériault fonde avec son mari, Gérard Therrien, le journal L’Édition, destiné aux gens d’affaires de l’Est de Montréal. Elle s’implique alors activement dans le milieu des affaires, notamment au mouvement Desjardins ou comme fondatrice de la Région Est de l'Île de Montréal. Mais elle n’hésite pas non plus à investir son énergie dans des organismes communautaires, comme dans la campagne de financement d’OLO (œuf, lait, orange), destiné aux femmes enceintes. Elle fait également partie des membres fondateurs du Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHLSD) Lucille-Teasdale.
Le prix Denis-Durand n’est d’ailleurs pas le premier que Lise Thériault reçoit pour souligner son implication : en 2001, elle rafle le Prix des Femmes d'Affaires 2001, catégorie Femme d'affaires socialement engagée et remporte le concours provincial Arista Sunlife de la Jeune Chambre de commerce de Montréal.
Dans l’arène politique
En 2002, Lise Thériault fait le saut en politique, remportant une élection
partielle dans Anjou. « Un des premiers dossiers que j’ai porté a été la création du fonds d’aide pour les jeunes d’Anjou », raconte-t-elle. Depuis 2003, ce fonds vient en aide aux jeunes de sa circonscription en soutenant des projets contre le décrochage, entre autres.
En 2005, la députée est promue ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles alors qu’elle n’a pas encore quarante ans. Mais, après l’élection d’un gouvernement minoritaire à Québec, en 2007, elle perd sa place au conseil des ministres. « C’est toujours un peu difficile d’être sur le banc, avoue-t-elle, mais j’étais consciente que le premier ministre Charest devrait diminuer le nombre de ministres. » Lise Thériault estime toutefois que cette pause lui a permis de reprendre son souffle, alors qu’elle devait parfois travailler entre 100 et 120 heures par semaine. « De toutes façons, ce que j’aime le plus, c’est d’être députée. Pour moi, être ministre, c’est un peu la cerise sur le sundae! »
De l’immigration aux services sociaux
Il aura fallu que Lise Thériault attende la fin de 2008 pour être désignée ministre déléguée aux Services sociaux, cette fois. Même si, au final, c’est le ministre de la Santé Yves Bolduc qui est l’ultime responsable, Lise Thériault estime qu’elle a toute l’entière maîtrise de ses dossiers.
« Et il faut savoir que ce ministère gère un budget de sept milliards de
dollars, ce qui en fait le troisième en importance, après la santé et l’édu-cation », fait-elle valoir. Responsable de questions comme la protection de la jeunesse, alors que les cas de négligences sont en hausse, ou comme
les ressources pour personnes âgées en perte d’autonomie, qui font régulièrement la manchette, Lise Thériault aura du pain sur la planche au cours des prochains mois.
Pour stimuler l’engagement des Québécois, Mme Thériault mise d’ailleurs sur le bénévolat. « Le premier ministre, Jean Charest, nous a demandé de lui proposer des solutions créatives qui rapporteront beaucoup et qui ne coûtent presque rien. » Lise Thériault n’a pas fait ni une, ni deux et s’est lancée dans le bain. Même si elle reste discrète sur la forme que prendra son idée, elle prévoit lancer un projet-pilote dès cet automne pour stimuler les Québécois à investir leur temps au profit du bénévolat. C’est à suivre.