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Le nouveau visage du monde des affaires

En un clin d’œil, ou presque, le monde des affaires a complètement changé de visage. Les femmes d’affaires n’ont plus à se chercher des modèles, car des collègues féminines occupent des postes de hauts cadres ou de présidentes d’entreprises un peu partout à Montréal, au Québec et ailleurs. Tellement que des organismes multiplient les façons de stimuler l’entrepreneurship, chez les hommes en particulier, car ils prennent tout à coup du retard sur les femmes. C’est devenu naturel pour les femmes de prendre la tête de plusieurs compagnies car, après tout, elles forment 50% de la population. La société aurait pu le réaliser plus tôt.
Ce sont maintenant les femmes qui fondent la majorité des PME, qui grimpent les échelons dans les entreprises, qui forment la plus importante cohorte estudiantine dans de nombreuses facultés universitaires reliées aux affaires.

Les hommes demeurent, par contre, fortement majoritaires dans les conseils d’administration d’entreprises, aux facultés d’ingénierie et dans plusieurs autres secteurs, bien sûr, mais c’est avec des femmes qu’ils travaillent de plus en plus. La compétence en décide de plus en plus.

Il y a quelques années à peine, Mme Jeannine Guillevin Wood, présidente du grand distributeur de produits électriques Guillevin International et présidente du conseil de la Banque Laurentienne, constituait un modèle par excellence et un des rares de ce niveau, pour les femmes d’affaires. Tout ça paraît si lointain aujourd’hui.

Le monde des affaires a pris un nouveau visage, imperceptiblement, c’est une autre révolution tranquille du Québec. S’il a fallu attendre le gouvernement de Jean Lesage, durant les années 1960, pour que des Québécois francophones occupent les postes de ministre et de sous-ministre des Finances, 200 ans après la Conquête de Québec, les femmes n’ont pas tergiversé aussi longtemps, après la revanche des berceaux, pour s’imposer dans les affaires. Et les compétences des hommes et des femmes se complètent bien dans les affaires aussi.

Présidente de la société de relations publiques Massy-Forget, Mylène Forget cite des modèles de femmes d’affaires comme Monique F. Leroux, présidente du Mouvement Desjardins, Jacinthe Côté, chef de la direction de Rio Tinto Alcan, Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro, et Monique Jérôme-Forget, ex-ministre des Finances du Québec.

« Les femmes ont pris la place qu’elles méritaient par leurs compétences, à l’université, dans les professions, dans des postes de commandes ». Mylène Forget souligne qu’à sa graduation en droit, en 1991, les femmes formaient déjà 60 % de l’effectif. Durant sa carrière précédente, en politique, des femmes occupaient des postes de choix, toujours, comme ministres et sous-ministres. « On ne fait plus de distinction entre les femmes et les hommes dans les affaires, dont les communications. C’est une tendance qui est là pour durer, en médecine aussi. Il faut travailler avec des gens compétents ».

Ce n’est plus une bataille à mener? « Il y a une bonne part du chemin de fait en Amérique du Nord. Ce sont les femmes qui fondent la majorité des PME. Il y a beaucoup d’esprit d’entreprise chez les femmes », assure Mylène Forget.

C’est d’ailleurs sa mère, Josette, qui a fondé Massy-Forget, une entreprise qui a réussi à maintenir ses ventes en 2009 et qui « surfe sur la reprise pour connaître une année très satisfaisante en 2010 », note Mylène Forget.

Laurier Cloutier

En Floride, le marché de la
Banque Nationale peut doubler

Le marché potentiel de la Banque Nationale en Floride pourrait doubler au cours des prochaines années, grâce notamment aux baby-boomers qui partent à la retraite.
Marie-Claude Lebel, nouvelle présidente de la Natbank, filiale floridienne de la Banque Nationale, explique au journal La Nouvelle Édition, que son marché primaire, dans des régions comme Miami et Palm Beach, comprend près de 100 000 Canadiens et Québécois, des snowbirds qui passent l’hiver au soleil.
À cette clientèle, il faut ajouter celles des vacanciers et des investisseurs. Les baby-boomers veillissent et le nombre de ces retraités « va augmenter considérablement. Déjà de nombreux clients de la Natbank ont plus de 60 ans mais, là, de plus en plus de jeunes pré-retraités achètent des propriétés, quitte à faire du télé-travail ».

Succédant à Rosaline Cyr, Marie-Claude Lebel estime que d’autres femmes d’af-faires ont tracé la voie. Elle travaille elle-même dans les affaires depuis 1970 et ne s’est jamais sentie brimée. « L’important, c’est la compétence, la performance. La Natbank a une excellente expertise dans le marché des hypothèques ». Malgré les changements climatiques et la bulle immobilière, « la Floride demeure un marché intéressant et encore vigoureux pour les acheteurs d’habitations », assure Marie-Claude Lebel.
« La crédibilité de la Natbank n’est plus à faire, face aux banques américaines », dont plusieurs doivent déclarer faillite. À long terme, « la consolidation pourrait toucher 50% des banques américaines. Cette situation offre d’autres occasions d’affaires pour les banques canadiennes », dit-elle.

La présidente reconnaît cependant que le marché de l’habitation sera encore secoué au cours de la prochaine année. « Là, l’offre de maisons est grande. Il y a encore des baisses de prix importantes. La croissance des prix reviendra toutefois en 2011. Les Canadiens peuvent patienter et consulter des experts de la Natbank, pour réaliser une bonne transaction ».

La Natbank doit concurrencer en Flo-ride des filiales de prêteurs canadiens, comme la Banque Royale, et la Desjardins Bank. Par contre, les banques américaines restent « très frileuses » à l’égard de la clientèle canadienne, souligne Marie-Claude Lebel.

Laurier Cloutier

Des femmes dirigent les 2/3 des chambres de commerce

Voilà 10 ans que le CIBIM soutient et La société de relations publiques AGC Communications a réussi à réaliser Non seulement Françoise Bertrand préside la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) mais, en outre, des femmes dirigent les deux-tiers de ces chambres.

La présidente directrice générale, Françoise Bertrand, précise que la FCCQ regroupe 157 chambres de commerce, avec 100 000 membres et plus de 44 000 entreprises.

Et pas moins de 103 femmes occupent le poste de directrice générale dans les 157 chambres. Par contre, seulement 35 femmes en sont présidentes.

« Sur les conseils d’adminis-tration, le vide va se combler avec le temps, mais il y a même eu régression du nom-bre de femmes à ce niveau », souligne Françoise Bertrand.

« Les femmes ont l’expertise et l’expérience, mais elles doivent appren-dre à bâtir leur réseau. Elles manquent de visibilité. Les chambres de commerce sont de bons outils pour y arriver », selon la PDG. « Entre la vie familiale et professionnelle, il reste peu de temps aux femmes, mais elles doivent entretenir des liens d’affaires. C’est beau Twitter et Facebook, mais il faut prendre le temps d’un repas pour bâtir des contacts ».

« Le renversement de générations n’est pas encore complet. Les baby-boomers sont toujours là, mais (Françoise Bertrand) a confiance que la loi du nombre va finir par jouer en faveur des femmes ».

Françoise Bertrand a été la première femme à présider Télé-Québec et le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), de même que la première doyenne à l’UQAM, avec Monique Lefebvre, mais « il n’y a rien d’acquis ».

Laurier Cloutier


À Lachine, de nombreux projets structurants

Lachine est le berceau de l’industrialisation au Canada. Sa situation, à la porte du canal, la prédestinait au développement industriel. Aujourd’hui, les industries lourdes ont laissé la place à des entreprises diversifiées, regroupées essentiellement dans la zone d’activité au nord de l’autoroute 20. « Ce n’est pas le plus gros parc sur l’île de Montréal, mais il compte tout de même 350 entreprises », note le maire d’arrondissement, Claude Dauphin. Ce parc présente de grands avantages du point de vue transport. À deux pas de l’aéroport international P.-E. Trudeau, il est longé par les autoroutes 13, 20 et 520. Les entreprises qui le composent appartiennent à tous les secteurs : transport, entreposage, bioalimentaire, etc. Cette diversification est un atout important en temps de crise économique. Lachine compte environ 25 000 emplois, dont 80 % sont localisés dans le parc. Ce dernier accueille une soixantaine de filiales d’entreprises étrangères.

Une artère commerciale à revitaliser…

La partie située au sud de l’autoroute se développant moins bien, l’arrondissement s’est donné dix ans pour redynamiser le secteur et le consacrer au résidentiel et aux activités commerciales. Le zonage a été changé, une table de concertation devrait se tenir prochainement. « C’est un projet emballant pour le futur ! » s’exclame M. Dauphin.

Parallèlement à la rénovation de Lachine Est, la rue Notre-Dame est un cheval de bataille de la municipalité. Depuis plusieurs années, on cherche à la revitaliser. Du nouveau mobilier urbain a été installé, des oriflammes chatoyantes ont fait leur apparition. « Mais ce sont des interventions ponctuelles, relativise M. Dauphin. Il faut en faire plus. C’est le défi des prochaines années. » Selon le maire de l’arrondissement, la revitalisation effective de l’artère commerciale passe par le développement de Lachine Est.

« Si ce redéploiement apporte 7 à 8 000 nouveaux habitants, le développement commercial suivra tout seul », explique-t-il. En attendant, le programme PR@M (Programme Réussir à Montréal) est disponible et plusieurs commerçants s’en sont déjà prévalus.

… et un pôle récréotouristique exceptionnel

L’arrondissement Lachine, à 10 minutes du centre-ville de Montréal, n’a rien à envier aux villages touristiques des régions. Directement en bordure du lac Saint-Pierre, les amateurs de plein air ont à leur disposition une piste cyclable et une voie réservée aux piétons. « C’est très rare, note M. Dauphin. Nous bénéficions de la vision de nos prédécesseurs qui, il y a 40 ans, ont voulu que le bord de l’eau appartienne à tous. » Il reste encore quelques résidences à acquérir, de gré à gré, pour parachever la promenade. Actuellement, 92 % du bord de l’eau est municipal.

Si Lachine offre une piste cyclable réputée et un parc de sculptures unique, l’arrondis-sement fait aussi la joie des amateurs d’activités nautiques. Club de canoë et école de voile complètent une marina et un port pouvant accueillir 500 bateaux. « Le plus gros port au Québec ! » apprécie l’élu.

Tirer parti des futurs travaux de l’échangeur Turcot

Selon le maire de l’arrondissement, Lachine a aujourd’hui deux grands défis à relever : le développement de l’est de l’arrondissement couplé à la revitalisation de la rue Notre-Dame d’une part, le développement du tram-train d’autre part. Ce projet de transport en commun prend encore plus de légitimité dans le contexte des futurs travaux sur l’échangeur Turcot. « Les travaux vont durer longtemps, la circulation sera très difficile. C’est le bon moment pour inciter les gens à modifier leurs habitudes de transport »,
soutient l’élu. L’arrondissement possède des espaces libres pour mettre en place des stationnements incitatifs. Le projet du tram-train est un engagement de l’arron-dissement et de la Ville de Montréal. Reste maintenant à convaincre le gouvernement de mettre la main à la poche pour 20M$ (à rapprocher du 1,5 G$ que va coûter la réfection de l’échangeur). Le contexte des travaux sur l’échangeur Turcot est une belle opportunité de changement de comportement qu’il ne faudrait pas laisser passer.

Anne Campagnie

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Gérard Therrien

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CUVÉE 2009