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DÉFI DE LA REPRISE
Entreprises, à l’attaque!

Les entreprises n’ont pas attendu la fin de la récession pour préparer la reprise. Pour le découvrir, il suffit d’en parler avec Industries Dorel, Vêtements Peerless, des hôteliers comme le Centre Sheraton, Logistec, Autocars Bégin, Chaussures STC.

Industries Dorel, de Montréal, une entreprise d’abord spécialisée dans les poussettes et sièges d’auto pour bébés et les meubles prêts-à-assembler, vient de lancer une offensive dans les vêtements sportifs et en prévoit une autre dans les vélos en 2010.

Dorel a fait l’acquisition de Cannondale (vélos) en février 2008 et vient de jumeler sa gamme de vêtements avec celle de Sugoi, explique son porte-parole, Rick Leckner.

Cela permettra à Dorel d’exploiter le plein potentiel de sa filiale de
Vancouver dans les vêtements de cyclistes, y compris pour les équipes professionnelles. Au Tour de France, Dorel commandite l’équipe d’Air Liquide. Vancouver sera le centre mondial de vêtements sportifs, supervisé par Montréal, précise Rick Leckner.

Par ailleurs, Dorel lancera en 2010 des modèles de vélos haut de gamme, de même qu’une offensive auprès de détaillants spécialisés, comme ABC sur l’avenue du Parc, à Montréal.

« Dorel devient de plus en plus un leader mondial du vélo », dit Rick Leckner.

De son côté, le Centre Sheraton de Montréal vient de « profiter de la récession pour rénover ses 825 chambres, grâce à des investissements de 24 millions », précise le directeur général, Michel Giguère.

« Le Centre Sheraton devient l’hôtel le plus rénové à Montréal », souligne Michel Giguère, et l’Intercontinen-tal a fait de même, dit-il.

C’est une bonne recette pour attirer la clientèle et augmenter les tarifs dans un marché relancé, reconnaît Michel Giguère. L’affluence au Centre Sheraton dépasse d’ailleurs la moyenne de l’hôtellerie en 2009, indique le directeur.

Vêtements Peerless, du boulevard Pie-IX, l’un des leaders des complets pour hommes en Amérique du Nord, avec 1500 employés, compte maintenir son carnet de commandes en 2010, après un recul de 10 % en 2009, déclare le vice-président, Elliot Lifson, aussi président de la Fédération canadienne du vêtement.

Avec des designers et gestionnaires à Montréal, Peerless crée et gère les stocks de détaillants, comme Macy’s aux Etats-Unis, de même que Simons et Bovet au Québec. Peerless ne peut offrir le plus bas prix, avec le dollar fort, mais le meilleur rapport qualité-prix, la créativité et le service, souligne Elliot Lifson.

La Corporation Proment, de l’Île-des-Sœurs, « a planifié son projet résidentiel Pointe-Nord en pleine récession », lance le président, Sam Gewurtz. La première phase, « Zuni », avec 165 condos-lofts de 185 000 $ à 425 000 $, vient d`être mise en vente et près de la moitié ont été réservés dès la première semaine.

« La récession a permis d’épurer le marché », estime Louis-J. Papineau, vice-président de Proment, qui mise sur des immeubles verts et modernes, avec vue sur le fleuve et le centre-ville et des services accessibles à pied. Les travaux vont commencer le printemps prochain et se terminer au début de 2011.

Logistec Corporation, un grand manutentionnaire dans une vingtaine de ports nord-américains, achète Rideau Bulk, spécialisée dans le sel de voirie, de même qu’un terrain à Montréal Est, pour mieux suivre la croissance du port local.

Autocars Bégin, de l’Abitibi, vient de s’établir au 5600 Hochelaga pour croître dans le transport à Montréal, souligne le patron, Mathieu Bégin. De plus, le groupe Transport Bégin s'est lancé dans la remise à neuf d'autocars de luxe, un projet de développement durable de trois à cinq ans.

Quant au fabricant Chaussures STC, de l’arrondissement d’Anjou, il se diversifie dans les bottes pour l'armée, la GRC, la police, les pompiers et les mineurs, entre autres avec des produits comprenant du Goretex, plus légers, plus souples et plus résistants. Le président, Michel Bisson, souligne que STC offre au moins un produit dans les trois meilleurs du monde, dans chacune des catégories de marché.

Laurier Cloutier

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Un stade indispensable, pas un «éléphant blanc», selon un sondage inédit

Déjà qualifié « d’élé-phant blanc », le Stade olympique permet au contraire à Montréal et au Québec de disposer d’une struc-ture unique et, même, indispensable pour le développement de la région.

Sans lui, la tenue de plein d’événements sportifs et culturels de grande impor-tance serait compromise et la plupart devraient déménager ailleurs en Amérique du Nord.

Inédit, un sondage obtenu par La Nouvelle Édition, réalisé par Léger Marketing pour la Régie des installations olympiques (RIO), en avril dernier, vient carrément corriger des descriptions négatives du stade, à la vieille de la décision éventuelle du gouvernement du Québec sur un nouveau toit.

« La découverte de la perception réelle des gens, contrairement à celle de certains médias, aide à planifier l’avenir immédiat du stade, grâce à des projets comme un toit », reconnaît Sylvie
Bastien, directrice des communications de la RIO.

À l’inverse des critiques, plus de 80 % des répondants soulignent que le stade reste « le seul endroit à Montréal capable d’accueillir des foules de plus de 50 000 personnes », pour des concerts rock, la Coupe Grey ou le match de soccer de la CONCACAF.

Sans lui, les amateurs montréalais de Genesis ou AC/DC auraient dû se rendre dans d’autres grandes villes, comme Toronto ou New York, pour les entendre.

Même le Supermotocross et le Monster Spectacular se tiendraient ailleurs. Des foires et expositions d’envergure disposeraient en outre d’un choix plus restreint de locaux.

Les 1500 répondants, joints par téléphone (marge d’erreur maximale de + ou – 2,5 %, 19 fois sur 20) démontrent en outre que le stade gagne en popularité, au fil des ans, et même en notoriété. Le stade est le meilleur symbole de Montréal, selon eux, avec un score de 48 %, loin devant le Mont-Royal (15 %), au second rang.

Comment imaginer Paris sans la tour Eiffel et le stade de France, ou New York sans la statue de la Liberté, ou Toronto sans la tour du CN? Toutes les grandes villes du monde ont leur stade. Même Québec veut son amphithéâtre.

Pourtant, on a déjà voulu démolir le stade olympique de Montréal (13 % en 1998, encore), mais cette option a par contre chuté en vrille maintenant (5 %). Ça n’étonne pas la RIO car c’est un mythe : on ne peut dynamiter le stade, en raison de la proximité du métro et des habitations, mais aussi de sa conception en meccano géant. Ainsi, le détruire coûterait 700 millions et prendrait des années.

À ce prix, ne vaut-il pas mieux utiliser, à fond, ce monument unique? Les Québécois connaissent presque autant le stade (89 %) que La Ronde (92 %) et le Vieux-Montréal (91 %).

Par contre, la majorité des répondants souhaitent que les événements présentés au stade soient davantage connus et, surtout, plus nombreux. Presque tous (90 %) voudraient exploiter le plein potentiel du stade, grâce à un nouveau toit (81 %).

Ça pourrait déboucher sur un partenariat public-privé mixte, si la proposition de SNC-Lavalin est finalement retenue (un loyer sur 25 ans), explique Sylvie Bastien. Le coût du projet « n’est pas encore rendu public. Pour la RIO, le
plus tôt sera le mieux, mais c’est au gouvernement, le propriétaire, de décider », ajoute-t-elle.

Le stade a coûté cher et les répondants ont des doutes sur ses retombées économiques, sans le toit. D’ailleurs, 65 % des répondants sont surpris d’apprendre que le Parc olympique coûte moins cher à l’État que le Palais des congrès, le Musée des beaux-arts ou la Grande Bibliothèque.

Laurier Cloutier

Cinquante ans au service des angevins

La Caisse populaire Desjardins d’Anjou fête son cinquantième anniversaire. Elle résulte en fait de la fusion, le 1er janvier 2001, des deux caisses angevines, la Caisse populaire Saint-Conrad d’Anjou (initialement Caisse populaire Saint-Conrad–Ville d’Anjou) et la Caisse populaire d’Anjou (initialement Caisse popu-laire Notre-Dame d’Anjou), fondées respectivement en décembre 1959 et en novembre 1960.

Lors de la fusion, en 2001, les deux caisses avaient déjà un passé de plus de 40 années sur le territoire d’Anjou.

Un peu d’histoire
La première à voir le jour, le 19 décembre 1959, fut la Caisse Saint-Conrad–Ville d’Anjou. Trois ans après la fondation de la ville d’Anjou, alors que la population commençait à affluer et que les besoins de financement pour l’immobilier devaient se manifester, un groupe de citoyens avait ressenti le besoin d’une coopérative d’épargne et de crédit. Cette dernière trouvera un premier toit dans une annexe adjacente au presbytère de la paroisse Saint-Conrad. Elle déménagera ensuite au sous-sol du 6950, rue des Ormeaux, puis, à partir de 1971, elle occupera le bâtiment de son dernier emplacement, construit sur un terrain acheté à la Ville pour 33550$.

La Caisse Notre-Dame d’Anjou connaîtra, elle-aussi, différents emplacements avant de fixer ses quartiers sur le bou-levard Joseph-Renaud en juin 1966, locaux qu’elle occupe toujours aujourd’hui. En 1988, il faudra pousser les murs, et l’immeuble sera doté d’un deuxième et d’un troisième étage. Avant le boulevard Joseph-Renaud, la Caisse a été localisée au 8211, avenue Curé-Clermont au moment de sa fondation puis, dès 1962, au 8248, avenue Châtillon où elle restera un peu moins de quatre ans.

Fondée le 26 novembre 1960 sous la présidence de monsieur Raymond Chartrand, la Caisse Notre-Dame d’Anjou a ouvert ses portes à la mi-décembre de la même année. Dix-sept personnes ont signé la déclaration de la société en investissant chacune dix parts de 5 $. Au terme de la première année d’activité, le 31 octobre 1961, la Caisse compte 265 membres. L’actif s’élève à 98 128,06 $, dont 48 621 $ sous forme de prêts personnels et immobiliers consentis à 53 emprunteurs. La Caisse adoptera son nouveau nom, Caisse populaire d’Anjou, en 1966.

Les guichets automatiques, largement utilisés aujourd’hui, ont fait leur apparition progressivement. Les premiers voient le jour en 1982, au siège social du boulevard Joseph-Renaud, ainsi qu’au Centre de services ouvert sur la rue Jarry.

Car dès juin 1969, la Caisse populaire a souhaité se positionner au plus près de ses membres en ouvrant un Centre de services au 7160, rue Jarry afin de servir plus adéquatement la clientèle résidant au nord du boulevard Métropolitain. Ce Centre déménagera quelques numéros plus loin en juin 1982, s’installant au 7059 de la rue Jarry, puis prendra ses quartiers définitifs en octobre 2000, au 7160 de la rue Bombardier.

La Caisse compte un deuxième centre de services, ouvert en septembre 2007 à la Résidence Les Terrasses Versailles situé sur le boulevard Les-Galeries-d’Anjou.

Une caisse pilote pour plusieurs projets
En 1995, la Caisse d’Anjou a accepté de devenir une des quatre caisses vitrines pour tester les nouveaux processus de ré-ingénierie mis au point par les caisses pilotes. Ce fut par ailleurs la
seule caisse à tester la plateforme Windows et ainsi la première caisse à passer de l’environnement informatique OS-2 (IBM) vers la plateforme Windows, en septembre 2003. L’ensemble des caisses effectuera ce virage technologique en 2005.

La fusion du 1er janvier 2001 a été très profitable à la Caisse, et, par conséquent, à ses membres. « Au cours des huit dernières années, nous avons observé plus de volume d’affaires que dans les quarante-et-une années précédentes, note Daniel Hébert, le directeur général de la Caisse populaire Desjardins d’Anjou. La rentabilité a beaucoup progressé, le tout étant proportionnel; elle a évolué de façon plus importante que la croissance des volumes, ce qui est intéressant. » Le volume d’affaires de la Caisse s’élève aujourd’hui à un peu plus de 500 millions de dollars. « Là aussi, c’est une très belle progression depuis l’An 2000 ! » se réjouit le directeur général.

Anne Campagnie

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Gérard Therrien

TOP 50 
CUVÉE 2009