La RIO compte sur les gens d’affaires pour la relance du Stade olympique
André Gourd, PDG de la Régie des installations olympiques (RIO), a accepté la présidence d’honneur de la 20e édition du tournoi de golf de la CCIEIM. Lors du souper de clôture, il s’est plu à démolir un à un les mythes relatifs au Stade olympique. Plus tard, il a accepté de faire le point, pour La Nouvelle Édition, sur le dossier du toit et des rénovations du stade.
Selon M. Gourd, le Stade olympique souffre de trois mythes, mythes qu’il a réfutés, l’un après l’autre, arguments à l’appui.
Non, le stade n’est pas un endroit inutilisé : en 33 ans, il a accueilli plus de 66 millions de personnes, soit près de 9 fois la population du Québec. Le Parc olympique, incluant la Tour et le Centre sportif, en a reçu plus de 100 millions.
Si, le Stade génère des revenus, malgré qu’on entende souvent le contraire : les revenus d’exploitation de la RIO s’élèvent à plus de 20 M$ par an, bien que le Stade soit fermé plusieurs mois par année.
Si, les Québécois sont fiers de leur Stade. Un sondage Léger Marketing effectué en mars dernier montrait que 76 % des Québécois sont fiers du Stade et que 93 % disent qu’il faudrait l’exploiter davantage. De plus, 81 % sont favorables à l’instal-lation d’un nouveau toit et 95 % sont opposés à sa démolition.
Le toit du Stade, un sujet récurrent
Le toit du Stade olympique est un sujet récurrent depuis de nombreuses années. Depuis 1999, date à laquelle il s’est déchiré sous le poids de la neige, il empêche la tenue d’évènements pendant l’hiver puisque, pour éviter tout risque d’accident, le stade doit être fermé du 1er décembre au 31 mars. Le toit du stade est actuellement constitué d’une toile, installée depuis 10 ans et dont la durée de vie maximale est de 15 ans. « La question n’est pas “doit-on
changer le toit ?”; la question est “quand ?” », résume André Gourd. Pour la RIO, la réponse est claire : « Le plus tôt sera le mieux ! ». En effet, sa fermeture quatre mois l’an et l’incertitude sur les travaux oblitèrent largement l’utilisation du stade. Comment confirmer et garantir une date d’événement, six mois à un an à l’avance, si on ne sait pas si les travaux seront en cours ou si la toile ne va pas se déchirer ?
Deux ans de travaux
Si le gouvernement approuve la rénovation du stade et le changement de toit, les
travaux pourront commencer. Deux ans devraient être nécessaires pour reprendre possession d’un stade rénové. On estime à six à huit mois le temps nécessaire à la dépose du toit actuel. Le climat québécois impose un calendrier très précis, le stade ne pouvant passer plus d’un hiver sans toit. Si les travaux ne peuvent débuter avant décembre, le projet serait repoussé d’un an. Les besoins en hommes seraient également considérables puisque jusqu’à 2 000 personnes en tout pourraient être amenées à travailler sur ce contrat.
Ces deux ans de travaux incluent le changement de toit et nombre de réparations majeures qui ont été retardées tant qu’on était dans l’expectative quant à l’avenir du stade. « L’édifice a plus de 30 ans, rappelle le PDG de la RIO. Il y a des choses qui n’ont pas été faites depuis plusieurs années.» La Tour olympique fait partie des travaux majeurs. « Mais c’est avant tout une tour de soutien, rappelle M. Gourd. Il y a de grands espaces disponibles mais cela n’a jamais été conçu pour être un immeuble à bureaux. On verra ensuite ce qu’on peut en faire. »
M. Gourd a encore précisé : « Le CA de la RIO a recommandé au gouvernement, en début d’année, la solution d’un toit rigide permanent proposée par SNC-Lavalin. Le processus d’appel d’offre n’est pas terminé, des négociations ont lieu portant sur l’ampleur des travaux et les coûts. » Les coûts, bien sûr, ne peuvent pas être connus tant que la liste exhaustive des travaux n’est pas fixée. À titre d’exemple, on peut citer les 365 M$ que la Colombie-Britannique va investir dans la rénovation, pour les
J.O., du BC Place Stadium, un stade âgé de 25 ans.
Quoi qu’il en soit, lors du souper du tournoi de golf, M. Gourd n’a pas caché ses attentes vis-à-vis des gens d’affaires de l’Est de Montréal : « Si jamais le Gouvernement décidait de réparer et de doter le Stade olympique d’un nouveau toit, je fais appel à tous vos membres pour nous appuyer dans nos efforts visant la relance de votre stade ! Grâce à votre collaboration, nous réaliserons notre objectif de relancer votre Stade olympique afin qu’il soit un lieu de fierté éclatant non seulement pour l’Est de Montréal mais pour le Québec tout entier ... et ce, douze mois par année !! »
Anne Campagnie
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Carole Bellon, nouvelle présidente de la CCIEIM
Carole Bellon a participé à la 20e édition du tournoi de golf de la Chambre de commerce de l’est de l’île de Montréal en assurant son nouveau rôle, celui de présidente de la CCIEIM. Élue à la réunion du conseil d’administration du 30 juin dernier, elle succède à Nicole Rouillier.
La présidente du Groupe Bellon inc.,
une entreprise manufacturière dans le domaine des toiles et des auvents, est membre de la Chambre de commerce depuis déjà plusieurs années. Elle a intensifié son implication en 2003, en intégrant le conseil d’administration. L’an dernier, elle en était la première vice-
présidente. Carole Bellon participait à différents comités, parmi lesquels celui sur le financement. Comme vice-présidente, elle était impliquée dans toutes les décisions que la Chambre doit prendre. Elle a également fait partie du jury des prix ESTim.
Dynamiser l’image de la CCIEIM
La Chambre de commerce a engagé un processus de refonte d’image. « Nous sommes en train de revoir l’image complète de la Chambre, pour la rajeunir », résume la nouvelle présidente. Dans cette optique, la CCIEIM la décidé d’adopter un nouveau logo. L’étude est en cours. « Notre beau logo, qui ressemble un peu à une horloge, va changer. On veut qu’il reflète notre nouveau défi : être plus dynamique, plus orienté affaires et réseautage, pour aider nos membres », commente Carole Bellon.
La CCIEIM, qui compte environ 1 000 membres, avec 500 entreprises, voit grandir constamment le nombre de ses adhérents. « On continue à travailler très fort sur ce mandat-là, c’est d’ailleurs pourquoi on refait notre image, pour être plus facile d’accès »,
précise la présidente. Un gros travail va donc être effectué sur l’accessibilité du site internet, sa mise à jour, ainsi que sur le système informatique. « C’est le gros chantier de l’année ! », soutient madame Bellon. Quand un organisme existe depuis longtemps (l’acte de naissance de la CCIEIM date de 1995, quand les chambres d’Anjou et de L’Est du Grand Montréal ont fusionné), il vient un moment où l’équipement n’est plus assez puissant. La CCIEIM a donc décidé de changer son système informatique et de retravailler ses bases de données clients. Cela va lui permettre une meilleure gestion de ses membres, et une meilleure connaissance de ceux-ci à travers des statistiques mieux cadrées.
La Chambre de commerce a également engagé une réflexion sur le maintien du tournoi de golf et la date de sa tenue, ainsi que sur les Prix ESTim. « Il y a de plus en plus de concours, note la nouvelle présidente. Les Prix ESTim sont pourtant une reconnaissance extraordinaire pour l’entreprise, qu’ils mettent en valeur, et également un énorme remerciement à l’ensemble de ses employés. Mais doit-on en changer la formule ? » La question est sur la table de travail. Peut-être verrons-nous une nouvelle formule ou des modifications importantes pour la prochaine édition.
Joutes de l’innovation : une
expérience à poursuivre
Les Rendez-vous de l’innovation, en
clôture des Joutes, a été un grand
succès. La CCIEIM a donc l’intention de répéter cette expérience. « Cela devrait se tenir à l’automne 2010, mais ce sera plus axé sur l’échange. L’approche indivi-duelle des entreprises a déjà été faite lors des Joutes de cette année, on ne la refera pas. Ce serait plutôt une sorte de foire où les entreprises pourraient rencontrer les fournisseurs d’ouvrage, les financiers et les représentants du gouvernement, dévoile la présidente de la CCIEIM. Quand on veut innover, il faut du soutien, et c’est cet aspect-là des Joutes qui a été très apprécié. »
La Chambre de commerce n’abandonne pas pour autant les nombreux dossiers en cours, dont certains arrivent dans leur toute dernière phase de réalisation. Transport (Train de l’Est, rue Notre-Dame, prolongement de la ligne de métro vers l’Est), réfection du Stade olympique, terrains contaminés, communications, service à l’exportation
restent des dossiers clé de la CCIEIM, dans une seule optique : mieux aider ses membres.
Carole Bellon, dont l’entreprise est implantée dans l’Est depuis quatre
générations, entend bien être présente le plus souvent possible pour les membres de la CCIEIM. « Je pense qu’il est important d’être à l’écoute. Si je peux aider à promouvoir l’Est, ma mission sera remplie. »
Anne Campagnie
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Une femme à la barre de l’Administration portuaire de Montréal
Le tout dernier jour de juillet, l’Administration du port de Montréal (APM) a confirmé Sylvie Vachon au poste de présidente-directrice générale, poste qu’elle assurait en intérim depuis le départ de Patrice Pelletier, en mars dernier. Une consécration pour celle qui œuvre au sein de l’APM depuis 19 ans.
L’Administration portuaire, Sylvie Vachon la connaît bien. Chef puis directrice des ressources humaines, vice-présidente ressources humaines, puis vice-présidente administration et ressources humaines, elle aura dirigé les directions des Services financiers, du Service Immobilier, des Approvisionnements et risques, de la Technologie de l’information, des Ressources humaines et de l’Amélioration continue. Des secteurs-clé qui lui auront donné une grande connaissance de la clientèle du port et une expertise reconnue. Le conseil d’administration du port a également pris en compte, dans son choix, le style de gestion de madame Vachon, basé sur la collégialité et la consultation. « Consulter ne veut pas dire qu’on ne peut pas prendre de décisions. C’est mon rôle ultime de prendre les décisions, mais j’ai un style qui permet l’émergence des idées, j’aime consulter, j’aime qu’on se rallie tous derrière un objectif commun », note la nouvelle PDG.
Le port, baromètre de l’économie
Madame Vachon prend les commandes du port dans un contexte de crise économique. Cependant, le bilan d’activité réalisé à la moitié de l’année 2009 est encourageant. Certes, le marché manufacturier américain affiche une baisse de production qui a provoqué, par ricochet, une diminution du trafic de marchandises conteneurisées. Mais le marché des céréales est en augmentation (+31,1 %). Quant au reste, il s’accommode de la conjoncture économique. « Il y a une baisse, mais il y a aussi une relative bonne nouvelle, tempère la nouvelle PDG : la baisse est moins importante en terme de parts de marché que celle observée par nos concurrents américains de la côte est. » Par ailleurs, le port de Montréal a vécu deux années record successives, en 2007 et 2008. De quoi relativiser les diminutions enregistrées en ce début 2009.
Il faut dire aussi que le port de Montréal ne s’endort pas sur ses lauriers. L’an
dernier, il a mis en service la navigation électronique, un outil qui permet d’optimiser le service pour les bateaux plus larges et d’améliorer les temps. Il a également diversifié son marché en s’ouvrant largement à la Méditerranée. Cette route, en forte augmentation (+22,2 % cette année) représente aujourd’hui 21 à 22 % du trafic. L’Europe du Nord représente environ 68 %, le
reste étant constitué par les Antilles.
Projet Vision 2020 : toujours d’actualité
Vision 2020 est basé sur une réflexion de longue date que mène l’Administration portuaire. Le projet consiste à augmenter graduellement les capacités d’entre-posage du port mais l’APM doit aujourd’hui s’adapter à une réalité économique moins favorable. « Cela repousse dans le temps le début de certaines constructions, mais le projet est toujours d’actualité » note madame Vachon. La première phase, l’optimisation des espaces déjà existants, est enclenchée. La deuxième phase, la construction d’un terminal à Contrecœur, en est à l’étape de planification. Un comité des parties prenantes a été constitué, englobant les acteurs économiques et communautaires. L’APM a également entamé des discussions avec sa clientèle. « Nous devons nous adapter à l’évolution de ses besoins, à savoir assurer la fluidité du trafic, continuer à offrir des coûts
très concurrentiels et être capable de répondre à la croissance quand elle se présentera », résume madame Vachon. L’APM s’est entourée d’experts dans le domaine portuaire. « On ne construit pas de terminaux tous les jours, sourit
la nouvelle PDG. C’est un projet très
stimulant. »
Et madame Vachon de conclure : « Notre force, c’est la fluidité du trafic, grâce à l’intermodalité, cette grande chaine de transport. Certains parlent d’ailleurs d’un modèle Montréal. Nous avons développé un partenariat avec l’ensemble des intervenants de la chaine pour améliorer constamment cette fluidité. Un temps de transit réduit, grâce à notre position géographique et des coûts concurrentiels sont autant d’avantages appréciés. Nous sommes prêts pour la reprise et préparons notre projet pour le mettre sur rail au bon moment. »
AnneCampagnie
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