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Analyse des tendances en matiÈre de mÉdicaments de
2006 à 2007 (1)
Je croyais bien que cette très longue série de chroniques sur ce thème avait pris fin le mois dernier. À ma grande surprise, au moment où prenaient fin nos commentaires sur l’analyse de ESI Canada sur les tendances en matière de consommation de médicaments pour l’année 2006, le rapport de 2007 était présenté aux multiples intervenants de l’assurance collective. Il serait malheureux de ne pas profiter de l’occasion pour faire un comparatif entre les deux années.
Premièrement, concernant la question de la croissance des coûts, les dépenses par demandeur en 2007 sont passées de 621$ à 665$, soit une hausse moyenne de 8,4 %. De 2005 à 2006 l’accroissement avait été de 7,1 %. Nous sommes donc sensiblement dans les mêmes proportions pour cette période. Les facteurs ayant contribué à cette augmentation sont également les mêmes qu’en 2006. Il s’agit notamment du vieillissement de la population et de l’utilisation accrue de médicaments de spécialité (qui augmente de plus de 20% par année), des honoraires des pharmaciens, de l’inflation sur les médicaments et des nouveaux choix thérapeutiques (c'est-à-dire du remplacement des anciens médicaments par les nouveaux). En somme tout ce qui a fait l’objet de nos chroniques de juin 2007 à avril 2008 que vous pouvez retrouver sur notre site internet à l'adresse www.groupefinancierlahaie.com.
Deuxièmement, la différence entre les deux années qui étonne le plus concerne la pyramide qui classe les consommateurs en fonction de l’importance de leurs dépenses totales annuelles. Dans notre chronique du mois de juillet 2007, nous avions fait une comparaison entre deux études (l’une datant de 1996 et celle de ESI Canada de 2006) qui illustrait assez bien ce qui s’était passé en l’espace d’une décennie.
L’analyse de 2007 montre que le phénomène s’est accéléré. Par exemple, au sommet de la pyramide, ceux qui dépensaient pour plus de 3 000$ pour leurs médicaments représentaient 3,9% de la population échantillonnée par cette étude, mais accaparaient 36,9% des dépenses totales en 2007 comparativement à 2,7% des gens de cette même catégorie en 2006 pour 31,9% des dépenses totales.
À l’autre extrémité de cette pyramide de dépenses de médicaments, il y a ceux qui consomment pour moins de 250$ par année. Cette classe dont la consommation est annuellement la plus faible a perdu beaucoup de son poids relatif. De 9,6% des dépenses totales en 2006 et un nombre de consommateurs qui représentait 61,3% de la population échantillonnée, elle ne représentait plus que 53,9% du nombre des consommateurs pour 7% des dépenses totales en 2007. Au total, ceux qui dépensent pour moins de 1 000$ par année sont passés durant cette courte période de 86,5% à 82,2% de la population échantillonnée avec une proportion des dépenses totales qui passait de 35,3% à 28,9%.
La série de chroniques à laquelle j’ai référence plus haut dans le texte ne parlait pas uniquement de ces tristes constats, mais également de solutions qui peuvent être mises en oeuvre. Je référais à quatre nouveaux outils de gestion et de contrôles des coûts. Sans le cacher, je mettais en doute les économies potentielles d’un certain nombre de ces outils tout en recommandant fortement d’appliquer ceux qui vous semblent les plus compatibles avec la réalité de votre entreprise.
Globalement, ces mesures demeurent toutes avec la même capacité de générer des économies potentielles de 25 %. Seule la coordination des prestations semble avoir augmenté son impact maximum de 12 % à 15 % entre les deux études. De plus, ESI Canada parle maintenant d’un cinquième outil de gestion ou de contrôle: l’autorisation préalable. Cette nouvelle mesure pourrait être une source d’économie additionnelle de 2% à 3%. Nous en reparlerons le mois prochain.
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