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Latence urbaine
Le temps est aussi gris que le bitume qui se cache sous la neige. La Cité se languit dans l’attente des beaux jours, elle n’espère plus que le bon vouloir de Dame Nature pour étaler sa splendeur. Je remarquais ce matin que la Tour du stade, laquelle avait les pieds dans l’eau et la crête dans le grésil, courbait l’échine plus qu’à l’accoutumée, ce qui m’a fait penser qu’elle n’en pouvait plus de chercher au loin l’arrivée du printemps. Bientôt s’ajoutera au murmure urbain, le raclement des chaises sur nos terrasses.
Faites place aux grands hommes
Montréal, ville de savoir, de culture et de design : 1 800 000 habitants. Île d’accueil pour plus de 60 000 industries et commerces. Riche de son histoire, pauvre du peu de moyens dont elle dispose.
Ô comme je la plains notre pauvre Cité, foulée durant le jour par des milliers de gens qui, à la nuit tombée, empruntent les ponts pour rentrer dans leurs terres, la laissant à elle-même, sans ressources, sans argent pour se refaire une beauté !
Je disais, il n’y a pas si longtemps, qu’il serait temps que l’Île ne devienne accessible qu’aux automobilistes qui en paieraient le droit. Pourquoi ne pas revenir aux postes de péage? Faisons payer l’utilisateur. Ce revenu est essentiel pour un plein développement de Montréal.
Voilà qu’un matin, la nouvelle s’étalait à la une de nos quotidiens : Postes de péage aux accès à Montréal et aux autoroutes.
J’espère que nos grands hommes sauront profiter du présent momentum pour sauter dans ce train sauveur et revendiquer pour la Cité. N’a-t-elle pas donné sans presque compter depuis près d’un siècle.
Montréal a le droit de se rebiffer. On ne peut être le centre économique, autour duquel gravite une population métropolitaine supérieure à deux millions de personnes, et ne pas avoir les moyens de s’offrir les services qu’exige une telle pression.
Même si pour l’instant les péages ne sont qu’une recommandation publiée récemment par l’Institut économique de Montréal, il n’en demeure pas moins que recommandée ou pas, c’est sur cette voie que doit cheminer notre réflexion.
Trois impératifs sont à considérer : la remise à niveau de nos infrastructures urbaines, la décongestion de nos principales artères et nos transports en commun. Dans ce domaine, nous faisons office d’enfant pauvre en comparaison des autres grandes villes mondiales. Il nous faut entrer dans la compétition.
Dans quel ordre nos grands hommes devraient-ils procéder à notre modernisation ? Quand nous en serons là, c’est que les postes de péage auront été installés, ainsi le plus difficile aura été fait. Si dilemme il y a quant au quoi prioriser, le problème en sera un de luxe, dépenser sera la belle affaire!
Le bitume de nos artères principales laisse à désirer, les nids-de-poule sont récurrents, ce qui me rappelle la dureté de notre climat. Il faut réinventer notre façon de faire le pavage. Que dire de la décrépitude de nos installations souterraines, le laisser-aller nous coûte une fortune en perte de toutes sortes. Combien de nos immeubles ont besoin d’être ravalés!
La décongestion automobile est impossible sans le réaménagement de certaines voies urbaines - déjà que la réfection de la rue Notre-Dame et le prolongement du pont de la 25 devraient être un bon pas dans cette direction. Il nous faut de plus réfléchir aux stationnements incitatifs qui débordent sur les avenues adjacentes, des kilomètres de voitures stationnées pêle-mêle, laissées là par des banlieusards incités constamment à se déplacer au centre-ville. Rendez-vous près de la Place Versailles ou de la station de métro L’Assomption pour vous en convaincre.
Bref, tout cela résume un urgent besoin de bonifier notre offre en transport de personnes. La décongestion passe inévitablement par une augmentation considérable de ces services. Donnons-nous des stations de métro tous les cinq cents mètres, des tramways, des trains de banlieue, aussi trouvons-nous un moyen d’aller à l’aéroport Trudeau à toute heure, sans crainte des retards; facilitons-nous la tâche. J’aimerais prendre le métro à Lachine pour en sortir à Anjou ou à Pointe-aux-Trembles.
Sans des transports en commun adéquats, il est utopique de croire que nous décongestionnerons et enlèverons la pression exercée sur nos infrastructures routières. Comment laisser l’automobile de côté quand elle est la façon la plus rapide, sinon égale, même aux heures des pires bouchons, de se déplacer en milieu urbain?
Régler nos problèmes de revenus, c’est aussi, par le biais, bonifier notre offre touristique, donc culturelle. Quels souvenirs les touristes rapportent-ils d’un séjour à Montréal? La beauté de la Cité, la gentillesse des Montréalais? Le Vieux-Montréal, le Musée des beaux-arts, la Grande Bibliothèque ? Il me semble qu’il pourrait y avoir davantage.
Quand l’argent sera là, nous aurons plus de temps pour développer et nous pourrons faire mieux. Il nous faudra voir grand. Ici, également, nous aimerions bien avoir une Place des grands hommes, nous aussi serions reconnaissants.
Pour voir grand, il faut regarder. Mais quand on a le nez plongé dans les problèmes urbains comme ceux que nous avons, engendrés par des années de disette, on ne peut avoir le nez au vent et sentir venir.
Allez, faisons Place aux grands hommes !
Bonne semaine.
Gérard Therrien
Site Internet: www.journaledition.com
ACTUALITÉS

AGC Communications et Groupe MLC Consultants s’unissent
Les cabinets conseil AGC Communications de Montréal et Groupe MLC Consultants de Longueuil ont annoncé plus tôt cette semaine leur alliance dans le domaine des relations publiques et des communications.
Leur union permettra d’ajouter de la valeur à leur offre de services et ainsi, de mieux servir leur clientèle respective.
« L’avantage stratégique de cette alliance repose sur la complémentarité des services et des ressources de l’équipe multidisciplinaire d’AGC Communications », a mentionné Monique Letarte, présidente, Groupe MLC Consultants.
Air Canada dévoile les résultats du trafic pour février 2008
Pour le mois de février, le trafic réseau aérien, qui tient compte du trafic consolidé d’Air Canada et de Jazz (MC), a augmenté de 5,8 %, en regard d’un accroissement de la capacité de 6,3 % à l’échelle du réseau.
Selon les données provisoires, le transporteur a enregistré, en exploitation principale, une hausse de 5,6 % de ses passagers-milles payants en février 2008 par rapport à ses résultats de février 2007. Sa capacité a augmenté de 6,2 %, ce qui lui permet d’afficher un coefficient d’occupation de 79,5 %, contre 80 % en février 2007.
Selon les résultats, Jazz, auprès de qui Air Canada achète de la capacité régionale, a noté une hausse de 8 % de ses passages-milles payants en février 2008 par rapport au même mois en 2007. La capacité du transporteur a augmenté de 7 %, ce qui permet d’afficher un coefficient d’occupation de 76,4 %, contre 75,7 % en février 2007, soit une hausse de 0,7 point de pourcentage.
Émission de titres secondaires à la Banque Royale du Canada
La Banque Royale du Canada a annoncé, par voie de communiqué de presse, l’émission de titres secondaires d’une valeur de 1 billion de dollars (billets) dans le cadre de son programme canadien de billets à moyen terme.
Les billets portent intérêt au taux fixe de 4,84 % par année (intérêts versés semestriellement) jusqu’au 11 mars 2013 et, par la suite, au taux des acceptations bancaires de trois mois majorés de 2,00 % jusqu’à l’échéance des billets le 11 mars 2018. La date de clôture du placement est prévue pour le 11 mars 2008. La Banque Royale du Canada pourra, à son gré, moyennant l’approbation préalable du Bureau du surintendant des institutions financières du Canada, rembourser par anticipation, en tout temps, la totalité ou, de temps à autre, une partie des billets en donnant aux détenteurs inscrits un préavis d’au moins 30 jours et d’au plus 60 jours.
SCL Medtech parmi les finalistes des Prix Desjardins Entrepreneurs
Le Mouvement des caisses Desjardins, la plus importante institution financière au Québec, a annoncé les noms des finalistes des Prix Desjardins Entrepreneurs offerts en collaboration avec la Fondation Desjardins.
Parmi les finalistes représentant la région Ouest du Québec, on retrouve notamment SCL Medtech établi à Montréal.
À noter que ces prix prestigieux, d’une valeur de plus de 40 000 $ chacun, visent à souligner l’excellence d’entreprises d’ici qui contribuent à l’avancement de notre société et à l’enrichissement de la collectivité.
« Désormais, la survie de nos entreprises passe par le maillage, l’innovation et la compétence de leurs ressources. Plus que jamais, c’est l’excellence qui fera toute la différence. C’est pourquoi les Prix Desjardins Entrepreneurs mettent en valeur les entreprises, leurs réalisations et leur savoir-faire », a souligné Stéphane Achard, premier vice-président, Marché des entreprises.
CAPSULE LINGUISTIQUE
Tabloïde ou compact?
Un quotidien de Québec a récemment adopté le format tabloïde ou tabloïd (les deux graphies sont admises). Ce mot a été emprunté à l’anglais tabloid (sans tréma) qui était à l’origine, c’est-à-dire à la fin du XIXe siècle, une marque déposée d’un médicament qui se présentait sous forme de comprimé (de tablet et oid).
Tabloid en est venu par la suite à désigner tout comprimé, sens qui est aussi passé en français, mais qui est aujourd’hui vieilli et rare. C’est ce sens qui, par analogie, a mené en anglais à celui de « journal de demi-format »; l’analogie résidant dans le caractère plus accessible, plus concentré et facilement assimilable du médicament sous forme de comprimé.
Le terme est attesté en français en parlant d’un journal depuis 1955, comme nom (un tabloïde), souvent en apposition (en format, en version tabloïde). La graphie avec un e final est à privilégier puisqu’elle s’intègre plus facilement au système français.
Source : Office québécois de la langue française
ACTIVITÉS

Protégez votre entreprise
Le jeudi 13 mars, de 8 h 30 à midi, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) présente la conférence intitulée « Limiter les risques financiers par les mécanismes de paiement à l’international ».
Adressée aux directeurs des finances et aux responsables des transactions à l’étranger, l’activité a pour but d’approfondir les connaissances à l’égard des mécanismes de paiement à l’international et de permettre de faire un choix éclairé. Vous apprendrez comment protéger votre entreprise contre les risques de non-paiement en analysant les avantages et les inconvénients associés à chacune des modalités de paiement suivantes : paiement comptant avant la livraison, crédit documentaire, encaissement documentaire, compte ouvert et financement à l’acheteur.
À noter que la conférence se déroulera uniquement en français.
Pour vous inscrire, contactez Caroline Mustard au 514 871-4002, poste 6214.
CCMM
380, rue Saint-Antoine Ouest
Bureau 6000
La gestion de la formation
Le mardi 18 mars, de 8 h 30 à 16 h 30, à l’Auberge Universel, la Chambre de commerce et d’industrie de Montréal-Nord (CCIMN) présente un séminaire ayant pour thème la gestion de la formation.
L’activité est offerte aux dirigeants de PME qui désirent améliorer leur pratique en gestion des ressources humaines et qui n’utilisent pas les services de spécialistes dans ce domaine.
Pour vous inscrire, contactez Palmina Panichella au 514 329-4453, poste 221.
Auberge Universel
5000, Sherbrooke Est
Réinventer la promo pour engager les consommateurs
Le 19 mars prochain, de 9 h à 14 h, au Hyatt Regency Montréal, les Journées Infopresse présente la conférence ayant pour titre La Promotion : Réinventer la promo pour engager les consommateurs.
La promotion est loin d’échapper à la récente explosion des médias interactifs. Les jeux virtuels, les microsites et les concours se multiplient et transcendent plus que jamais l’importance que le consommateur accorde à la participation, à l’engagement. Ce n’est plus une tendance, mais une réalité : le public s’attend à être stimulé, à participer lorsqu’un choix de consommation s’impose.
Quels sont les meilleurs outils promotionnels en matière d’interactivité? Lors de l’élaboration de campagnes promotionnelles, comment élaborer des stratégies probantes en lien avec l’ère du 2.0? Quels sont les pièges à éviter afin d’empêcher l’insensibilité du public face à la promotion?
Des experts expliqueront les enjeux majeurs de la promotion et présenteront des outils promotionnels ayant fait leur preuve dans la société participative actuelle.
Pour vous inscrire, composez le 514 842-5873.
Hyatt Regency Montréal (Complexe Desjardins)
1255, rue Jeanne-Mance
A faire pour gens d'affaires
Les traversées de l’Atlantique et Champlain
Le 11 mars prochain, de 19 h 30 à 21 h 30, Marcel Fournier, historien et généalogiste, vous présentera la conférence intitulée « Les traversées de l’Atlantique et Champlain ».
Samuel de Champlain a fait plusieurs voyages entre la France et la Nouvelle-France au cours de ses explorations de l’Amérique du Nord. La conférence portera sur les nombreuses traversées du personnage, les récits de ses voyages sur l’Atlantique Nord et le rôle d’équipage de Champlain lorsqu’il a fondé Québec en 1608.
Pour en savoir davantage, visitez le www.maisonsaint-gabriel.qc.ca.
Lieux de la conférence :
Restaurant Magnan (Salon Marguerite-Bourgeoys)
2602, rue Saint-Patrick
Starmania
Du 26 au 29 mars, à 20 h, la TOHU, Cité des arts du cirque, présente la pièce musicale Starmania.
Depuis sa création, la TOHU est un point de ralliement civique au cœur de Montréal. Installée dans le quartier Saint-Michel, un bastion de la diaspora haïtienne, la TOHU ne pouvait passer à côté d’un projet comme Starmania, une version revisitée par la troupe Haïti en scène de Port-au-Prince.
Il s’agit d’un spectacle en français avec une touche de créole qui trace un parallèle saisissant entre les réalités de Monopolis et de Port-au-Prince. Insécurité, pouvoir, résistance, chaos, rêve, jeunesse, fougue et désillusion se côtoieront dans cette pièce magique présentée en présence des présidents d’honneur, soit l’honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, Luc Plamondon et Luck Mervil.
Pour en savoir davantage, composez le 514 376-8648.
TOHU
2345, rue Jarry Est
Le Biodôme à la recherche de photographies d’oiseaux!
Jusqu’au 31 mars, le Biodôme nous revient encore cette année avec le concours de photographies d’oiseaux, mais cette fois-ci à la mode numérique.
Les participants devront soumettre leurs photos via Cyberpresse.ca parmi trois catégories, soit Oiseaux de compagnie et d’élevage, Oiseaux du Québec (en liberté), Oiseaux d’ailleurs (en liberté). Une seule photographie par catégorie sera acceptée.
À noter que plusieurs partenaires se joignent au Biodôme pour offrir de superbes prix aux gagnants : Parcs Québec, Société des Amis du Biodôme, Boutique du Centre de Conservation de la Faune Ailée, Croisières AML, Regroupement Québec Oiseaux, Éditions Michel Quintin et Photo Service.
Les photographies gagnantes seront exposées au Biodôme du 26 avril au 19 mai 2008.
ANNIVERSAIRES
Le 11 mars :
Jean Filippi, Au Petit Extra;
Antonio Di Lillo, Di Lillo Construction;
Jean-François O’kane, ODC Photo.com. Le 12 mars :
Michel Talbot, Le Père du Cellulaire;
Michel Kannage, Scies Acme. Le 14 mars :
Chantal Sincerny, Cégep régional de Lanaudière à l’Assomption;
Rachel Couture, Morand, Forget, Grenache, Couture, notaires;
Michelle Sangollo, S.G.B inc.