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État urbain
Sept heures du matin, je slalomme entre les nids-de-poule. J’atteins la rue Notre-Dame dans l’Est; le temps est gris, un désagréable crachin mouille mon pare-brise. La journée est aussi triste que le pont Jacques-Cartier qui, penaud, a les pieds trempés. À l’observer, je peux aisément deviner qu’il courbe les reins dans un extrême effort pour se retenir à la Rive-Sud. Rue Viger, le centre-ville s’élève majestueusement. Palais des Congrès dont je suis fier, je tourne à gauche ; rue St-Jacques, si je voulais je pourrais écouter les banquiers me raconter Montréal dans un cliquetis de pièces de monnaie. Rue Notre-Dame, je la dépasse, je poursuis jusqu’à la rue Saint-Paul et là, j’entre dans un tout autre univers où le macadam me murmure son passé, où les devantures des édifices semblent prêtes à me confier leur longue histoire. Amoureux, je soupire; ce qu’elle est belle notre Cité aux mille visages!
Petit chemin va loin
Je profite de l’occasion pour vous rappeler que vous pouvez déposer votre candidature au Prix ESTim de la CCIEIM. Il vous reste encore quelques jours.
***
Au cours de la semaine prochaine, je participerai à une rencontre du comité Transport de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Est de l’Île de Montréal (CCIEIM).
Si je vous en parle, c’est que les gens d’affaires de l’Est s’inquiètent et se questionnent. Deux sujets occuperont l’ordre du jour de cette prochaine réunion : la réfection de la rue Notre-Dame et le pont de la 25.
Si la rue Notre-Dame retient l’attention, c’est que nous n'avons pas encore vu la première grue. Il est certain que dans ce dossier, il n’y a que la première pelletée de terre qui saura être rassurante pour tout ce beau monde. Les gens sont sceptiques, cela fait trente ans qu’on nous la promet cette réfection.
L’autre préoccupation demeure le Pont de la 25. Différents articles de journaux nous apprenaient, il y quelques semaines, que les travaux dans la Rivière des Prairies étaient suspendus. Ce qui n’empêche en rien de poursuivre l’avancée terrestre, ce n’est qu’au niveau de l’eau que pour l'instant, il y a un problème.
Différents groupes écologistes et sociaux ont étouffé le projet en invoquant le fait que le public ne s’est pas fait entendre sur les impacts écologiques qu’entraîneront ces travaux.
De plus, nous apprenions dernièrement que l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec venait appuyer les regroupements Équiterre, Greenpeace et le (CRE), Conseil régional de l’environnement de Montréal, dans leur combat contre le parachèvement de l’autoroute 25, surtout du pont qui enjambera la rivière. Il me semble, si la mémoire m’est fidèle, qu’ils ajoutaient dix mille dollars au Fonds des belligérants.
Avouez qu’il y a là matière à se questionner. C’est fou comme les gens qui appuient la réalisation de ce projet ont mauvaise presse, comme s’ils voulaient construire au détriment de la nature, sans respect des normes qui prévalent en la matière. On aura beau tout donner, ce ne sera pas encore assez. Alors que pour les opposants, c’est le contraire, leur moindre desideratum revêt une odeur de sainteté.
Cela me rappelle mon grand-père qui me disait quand j’étais jeune : « Tu veux faire du bien, mon garçon? Tu verras combien il est difficile d’exécuter une bonne intention. Va dans la rue, arrête les passants et essaie d’échanger un billet de vingt dollars contre un billet de dix piastres! Tu vas voir que tu auras besoin de te lever de bonne heure. Les gens ne croient pas ou très difficilement aux bonnes intentions! » Je n’ai jamais tenté l’expérience, mais je suis certain qu’il avait raison.
C’est un peu pareil dans ce dossier dont je vous parle, même si l’intention est bonne, si de tels travaux sont justifiés, rien ne plaît aux purs et durs, rien ne peut les satisfaire. C’est à se demander s’ils n’ont pas fait de la revendication leur métier.
Voici un autre exemple de cafouillage qui existe chez ces puristes. Ce matin, les bulletins de nouvelles radiophoniques nous apprenaient les problèmes qu’engendrera notre nouvelle façon d’éclairer nos maisons au cours des prochaines années. Vous n’êtes pas sans savoir que l'éclairage que nous utilisons depuis un siècle se verra remplacé par un autre, plus écologique, plus propre, plus tendance. Le drame de cette tendance sera que ces ampoules n’émettront pas de chaleur. Ce qui revient à dire que nous devrons utiliser plus de chauffage conventionnel pour réchauffer nos intérieurs, donc un surcroît de la consommation et une pollution plus abondante. C’est sans compter les frais qu’il nous en coûtera pour passer de l’un à l’autre de ces modes d'éclairage.
Certains prêchent l’écologie, d’autres l’économie, sans compter que déjà, ils décrient la façon dont nous nous débarrasserons des ampoules devenues du jour au lendemain archaïques.
Quel bordel sociétal, ne croyez-vous pas? Même, entre eux, ces purs et durs se rudoient, c’est une guerre sans merci pour connaître le : « Qui détiendra la vérité? »
J’ai l’impression qu’ils hurlent au nom d’une démocratie frôlant le démentiel. Si vous voulez mon avis, donner du pouvoir à quelqu’un qui ne sait pas tout à fait comment le gérer est bien risqué.
Où se situe la limite? Où se place la logique? Où se loge la vérité ou le mensonge? Quelle est la ligne qui sépare le raisonnable de l’abus?
Je vous laisse répondre à la question. Moi, pour l’instant je vais consacrer mon énergie à la réfection de la rue Notre-Dame. Petit chemin mènera loin! Il faut savoir choisir ses guerres, comme le disait mon grand-père!
Bonne semaine.
Gérard Therrien
Site Internet: www.journaledition.com
ACTUALITÉS

METRO remet plus de 385 M$ à Centraide du Grand Montréal
Un don de 385 834 $ a été remis à Centraide du Grand Montréal dans le cadre de la campagne annuelle de levée de fonds orchestrée dans les divisions de METRO inc.
La remise du chèque s’est déroulée en présence d’Éric R. La Flèche, vice-président exécutif et chef d’exploitation, METRO, Jacques Thibault, directeur, Développement, gestion de l’espace, METRO, Hélène Silicani, directrice des services financiers, METRO, Michèle Thibodeau-DeGuire, présidente directrice générale de Centraide du Grand Montréal, Alain Picard, vice-président, Ressources humaines, METRO et Josée Lessard, conseillère aux communications, METRO.
À noter qu’avec un chiffre d’affaires annuel de près de 11 G $ et plus de 65 000 employés, METRO est un chef de file dans les secteurs alimentaire et pharmaceutique tant au Québec qu’en Ontario. La firme exploite un réseau de près de 600 marchés d’alimentation sous les bannières METRO, METRO Plus, Super C, A & P, Dominion, Loeb et Food Basics, en plus de posséder quelque 250 pharmacies telles que Brunet, Clini Plus, The Pharmacy et Drug Basics.
Le Technopôle se voit décorer de la certification Visez vert Plus
Le Technopôle Angus a obtenu la certification Visez vert Plus attribuée par l’Association des propriétaires et administrateurs d’immeubles du Québec (BOMA Québec) pour le Locoshop Angus, le 4101 Molson, l’édifice Rachel-Angus et le Centre des biotechnologies Angus 1. C’est que qu’a révélé un communiqué de presse plus tôt cette semaine.
La certification Visez vert Plus reconnaît les pratiques d’excellence en gestion environnementale des immeubles.
Rappelons que, depuis 2005, le Technopôle Angus a obtenu la certification Visez vert pour la majorité de son parc immobilier. Avec la collaboration de ses 44 entreprises locataires, le Technopôle Angus a poursuivi ses efforts dans l’amélioration de la gestion de ses bâtiments écologiques en s’engageant dans la démarche menant à l’obtention de cette certification bonifiée.
La certification Visez vert Plus s’est notamment acquise par la mise en place de nombreuses politiques accompagnées d’objectifs chiffrés. Parmi celles-là, notons la politique de gestion des matières résiduelles et les mesures techniques et incitatives à réduire la consommation annuelle d’énergie et de la consommation d’eau.
Les propriétaires canadiens gèrent sainement leurs dépenses
La majorité des propriétaires canadiens considèrent qu’ils gèrent sainement leurs dépenses, selon le rapport Harris/Decima commandé par BMO Banque de Montréal.
Les répondants ont par ailleurs manifesté le désir d’avoir accès à des produits souples qui leur permettraient d’utiliser le crédit de manière responsable et selon leurs besoins, afin de faire face aux imprévus et de saisir les bonnes occasions.
La plupart des propriétaires ont indiqué qu’ils géraient étroitement leurs dépenses et 26 % d’entre eux ont déclaré observer une « discipline rigoureuse » à cet égard.
Selon leurs besoins, afin de faire face aux imprévus et de saisir les bonnes occasions.
La plupart des propriétaires ont indiqué qu'ils géraient étroitement leurs dépenses et 26 pour cent d'entre eux ont déclaré observer une « discipline rigoureuse » à cet égard.
Invités à définir le sens d'une « saine gestion des dépenses », la majorité des participants ont répondu que cela signifiait « dépenser dans les limites de son budget » ou « tirer le meilleur parti possible de chaque dollar ». Sur le plan des comportements personnels, 84 pour cent des répondants se sont décrits comme des « chasseurs d'aubaines » ou des acheteurs avertis et plus de 80 pour cent ont affirmé qu'ils effectuaient des recherches avant de faire un achat important.
Une autre bannière de quincaillerie pour Groupe BMR
Groupe BMR a annoncé cette semaine le lancement d’une nouvelle bannière spécialisée en quincaillerie.
« Cette nouvelle bannière nous permettra d’élargir notre réseau de marchands et d’occuper une importante niche tant dans les milieux urbains que ruraux. La pertinence de notre action stratégique est indéniable, puisqu’en un mois à peine, nous avons intégré une dizaine de nouveaux quincailliers à notre groupement », a mentionné Yves Gagnon, président et chef de la direction, BMR. « Il est plus intéressant de constater que ceux-ci proviennent tant de l’Ontario que du Québec et des Maritimes. Cette nouvelle option répond parfaitement aux besoins de bon nombre de marchands indépendants et, bien sûr, à leur clientèle », a-t-il continué.
À noter qu’aucun détail supplémentaire n’a été fourni par la firme.
CAPSULE LINGUISTIQUE
Je pelte, tu pellettes ou il pellète?
Est-ce que pelleter serait plus difficile à conjuguer qu’à faire?
Vous êtes-vous déjà demandé comment écrire ce que vous savez si bien faire, à la première, deuxième ou troisième personne du singulier du présent de l’indicatif? La consultation de dictionnaires usuels de France nous apprend que le verbe pelleter se conjugue sur le modèle de jeter : je pellette, tu pellettes, il ou elle pellette. Bon pour l’écrit, mais à l’oral, comment le prononcer? Comme jeter qui fait je jette. Et si vous préférez, les rectifications de l’orthographe vous permettent même de l’écrire avec un accent (sur le modèle de achète), ce qui donne : je pellète, tu pellètes…
Comment alors expliquer que, spontanément, tous les Québécois prononcent je pellette comme si le radical s’écrivait pelte, donc « je pelte »? L’explication est à trouver dans cette tendance bien attestée en français, surtout dans la langue populaire, qui consiste à uniformiser, en quelque sorte, la conjugaison des verbes qui ont un radical qui change, comme c’est le cas des verbes en –eter qui ont un e muet à l’avant-dernière syllabe de l’infinitif. Ainsi, on prononce « je pelte » sur le modèle de l’infinitif qui se prononce « pelter », comme d’ailleurs la plupart des autres formes de sa conjugaison « peltons, peltez, peltais, pelté ». Le futur et le conditionnel présentent toutefois la même difficulté que l’indicatif présent (je pelletterai ou pellèterai; nous pelletterions ou pellèterions).
Optons donc pour l’efficacité et l’usage et convenons qu’en résumé, s’il est préférable de conserver la graphie avec le radical long (je pellette, tu pellettes, ou je pellète, tu pellètes, etc.), l’usage québécois, même dans son registre soigné, accepte la prononciation avec le radical court « pelt-».
Joyeux pelletage!
Source : Office québécois de la langue française
ACTIVITÉS

Apéro montréalais
Le lundi 31 mars, de 17 h 30 à 19 h 30, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain vous invite à prendre part à son Apéro montréalais au Café du Monument national.
Vous aurez la chance de rencontrer Claude Duvoisin, consul général de Suisse à Montréal, d’échanger et de créer des liens d’affaires avec plus d’une centaine de personnes des communautés d’affaires suisses et montréalaises et vous encouragerez la relève lyrique nationale.
Pour vous inscrire, composez le 514 871-4000, 4001.
Café du Monument national
1182, boulevard Saint-Laurent
Le pouvoir des 4 P
Le 3 avril prochain, de 17 h 30 à 21 h, au Fasken Martineau, la Jeune chambre de commerce de Montréal présente l’atelier intitulé Le pouvoir des 4 P.
Améliorez vos stratégies de marketing et percez de nouveaux marchés pour comprendre le rôle et les bénéfices du domaine, apprendre à maîtriser les concepts clés (produit, promotion, prix, distribution) et pour bâtir un plan de marketing gagnant.
Cette formation vous permettra d’améliorer vos connaissances de base en marketing stratégique et de bénéficier des judicieux conseils d’un expert aguerri, soit Jean Dumas, associé et président de DDM développement et vice-président du Groupe DDM.
Pour de plus amples informations ou pour vous inscrire, contactez Caroline Simard au 514 845-4951, poste 25.
Fasken Martineau
800, Square Victoria
Tour de la Bourse, 37e étage
A faire pour gens d'affaires
Festival de films sur les droits de la personne de Montréal
Jusqu’au 3 avril, le 3e Festival de films sur les droits de la personne de Montréal, présenté par Images Interculturelles, prend l’affiche au Cinéma du Parc et au Cinéma ONF.
Cette troisième édition célèbre les soixante ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, document fondateur du mouvement contemporain des droits humains.
En tout, 11 œuvres de fiction seront présentées, 45 documentaires, 4 films d’animation, 27 courts métrages, 15 moyens métrages et 18 longs métrages. Au total, 21 pays composent la programmation de l’événement.
Pour connaître l’horaire des représentations, visitez le www.ffdpm.com.
Cinéma du Parc
3575, avenue du Parc
514 281-1900
Cinéma ONF
1564, rue Saint-Denis
Rupa & The April fishes débarquent en ville!
Le 9 avril, le Kola Note présente le spectacle musical Rupa & The April fishes.
Née en Californie de parents indiens, Rupa a vécu aux Etats-Unis, en Inde et dans le sud de la France. Elle mène aujourd’hui une vie de musicienne et de médecin. La chanteuse et son groupe polyglotte et un peu délinquant ont conquis la baie de San Francisco et sont maintenant déterminés à faire connaître leur musique au monde entier avec la sortie internationale de leur album « eXtraOrdinary rendition ».
Avec un charmant mélange de chic chanson française nouvelle vague, d’envoûtants grooves latins, d’un énergique swing gitan et d’évocateurs ragas Indiens, la troupe innovatrice est aux premières lignes d’un mouvement multiculturel redéfinissant la musique d’aujourd’hui.
Visitez le ww.kolanote.com pour de plus amples renseignements.
Kola note
5240, avenue du Parc
514 274-9339
Le concierge
Les 11, 12 et 13 avril prochains, la TOHU, cité des arts du cirque, présente Le concierge.
Le cabaret-théâtre s’est endormi. Paillettes, plumes et bouteilles vides gisent sur la scène. Dans la noirceur, une petite lampe s’agite. Le concierge!
Le cœur errant dans l’enfance et l’illusion, le corps trop grand et plein de maladresse, la pensée naïve et sensible, le personnage nous emmène dans son univers loufoque et touchant. Le lieu déserté fait pousser ses rêves nourris de souvenirs et de désirs. Il s’étonne, s’amuse, mais son monde imaginaire le dépasse… un coffre à outils symphoniques, un étrange piano, des souliers magiques, un lapin blanc, … et notre concierge est entraîné toujours plus loin, au plus près de son âme.
Pour connaître l’horaire détaillé des représentations, visitez le www.tohu.ca ou téléphonez au 514 376-8648.
TOHU
2345, rue Jarry Est (angle d’Iberville)
Rencontre avec le bel indifférent
Jusqu’au 5 avril, du mercredi au samedi à 20 h 30, le Monument national présente Rencontre avec le bel indifférent.
Comment survivre à la rupture quand on s’est perdu dans l’autre? Quand cet autre était plus important que soi-même. Une femme, seule et anonyme, s’entretient avec son amant disparu. Il n’est plus l'a pour l’écouter. Qu’importe. Elle se parle à elle-même, à travers lui, afin de se retrouver, se redéfinir, se délester de lui et de toutes les chaînes qu’il lui accroche. Sombrer pour mieux émerger.
Visitez le www.monument-national.qc.ca pour de plus amples informations.
Monument national
1182, boulevard Saint-Laurent
514 871-9883
ANNIVERSAIRES
Le 29 mars :
Louise Bergeron, Collège Anjou;
Serge Déry, Soly, Chabot, Ranger, Assurances. Le 30 mars :
Jean-Marie Ladouceur, Banque Scotia. Le 31 mars :
Frédéric Boisrond, anciennement YMCA Hochelaga-Maisonneuve.