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Paru dans L'Édition du mois de
septembre 2002
Luis Miranda, 48 ans. Président de l'arrondissement d'Anjou.

Conseiller municipal, chef de la majorité, maire,
aujourd'hui : président.

Le choix du président

Par Gérard Therrien

La nuit est calme, on n'entend que la stridulation d'un criquet et le frémissement des feuilles qu'une brise caresse vigoureusement. À la caserne, l'homme dort paisiblement, d'un repos bien mérité. Il est de service pour les trois prochains jours ; après reviendront les quelques journées de congé. Il a laissé à la maison femme et enfants pour s'enfermer en compagnie de ses collègues à la caserne 14 du Plateau Mont-Royal ; il veille sur une partie de Montréal. En cet instant, il rêve à la mer...

Quand j'ai pénétré dans son antre à l'hôtel d'arrondissement d'Anjou et que je l'ai aperçu assis à son bureau avec les traits tirés, l'air las et terriblement fatigué, je me suis demandé s'il était malade, je n'ai pas eu à me questionner longtemps. C'est lui qui en me questionnant m'a fourni l'explication de cette lassitude sur son visage : «Peut-on faire cela en une demi-heure ?» moi qui avais prévu au minimum entre 60 et 90 minutes. «Je dois me rendre chez mon chiropraticien, j'ai le dos barré, c'est l'affaire d'une petite demi-heure !» me jeta-t-il tout de go. L'entrevue s'est finalement déroulée en deux étapes : l'avant et l'après chiropraticien, mais rien n'a paru sinon que son visage a repris un air serein.

Origine
C'est le trois juillet de l'année mille neuf cent cinquante-quatre que Maria, femme de Duarte Miranda, donnait naissance à son second fils, Luis. On est aux Açores, archipel du Portugal composé de neuf îles volcaniques dans l'océan Atlantique. L'une d'entre elles, Sao Miguel, la plus grande, la Verte comme on l'appelle à cause de sa végétation tropicale et celle des pays froids qui se mêlent; elle ne compte pas plus de 140 000 habitants, elle a un peu l'allure de l'île de Montréal par sa forme et sa superficie. C'est là que Luis fait ses premiers pas. Il quittera son île huit ans plus tard «Depuis l'âge adulte j'y retourne à tous les ans, une grande partie de ma famille s'y trouve encore.» affirme-t-il.

Quel genre d'enfant était-il, lui reconnu pour défendre vigoureusement ses idées ? «J'étais un enfant comme les autres, rien de plus, rien de moins. Je n'étais pas parmi les premiers de classe. J'ai eu une belle jeunesse. L'intello de la famille c'était Duarte, mon frère, aujourd'hui vice-président à la Banque Royale ,» de dire le président de l'arrondissement Anjou tout en se massant des deux mains le bas du dos. Il n'ose bouger dans son fauteuil, chaque mouvement se résume par une contorsion de douleur sur son visage.

Son père, alors fonctionnaire, avait la charge d'une centrale électrique mais décide tout de même de tenter sa chance en Amérique, «... Comme beaucoup d'immigrants je suis arrivé à Montréal à l'âge de huit ans, c'était au cours des années soixante. L'Amérique était la terre de l'avenir où tous les rêves étaient possibles. Mon père qui aimait l'aventure avait décidé de venir s'y installer avec sa famille.»

Arrivé à Montréal
...une stridente sonnerie déchire le calme de la nuit. Le souffle court, il s'assied sur son lit, la lumière traverse ses paupières, l'aveugle, son cœur bat à tout rompre. Quelques secondes lui sont nécessaires pour réaliser que c'est l'alerte que l'on donne : il y a le feu qui fait ravage quelque part.

Arrivé à Montréal, c'est au cœur du centre- sud, sur la rue Beaudry, que la petite famille portugaise s'installe. «On y est restés deux ans. Ensuite, on a déménagé sur la rue Papineau, angle Sherbrooke, on y est demeurés encore un an ou deux. Puis, il y a eu Outremont, où j'ai vécu pendant quatre ans. Après on est revenus dans l'Est, sur Langelier coin Sherbrooke, où j'ai habité jusqu'à l'âge de vingt-et-un ans. Finalement, j'ai déménagé à Anjou à cause d'un ami et je n'en suis plus jamais reparti.»

«Quand nous sommes arrivés à Montréal, mon père a refusé de s'installer avec la communauté portugaise, il a préféré l'intégration. J'ai fait mes études en anglais, ma langue de pensée était l'anglais. Dans ces années-là, les commissions scolaires anglaises étaient beaucoup plus accueillantes pour l'immigrant. J'ai appris le français dans la rue avec les copains. Aujourd'hui, j'ai beaucoup perdu de mon anglais, je ne le pratique plus. Par contre, si j'ai à lire un manuel d'instruction, c'est en anglais que je préfère le faire.»

Aujourd'hui, Luis Miranda habite un duplex dans l'arrondissement Anjou où Maria et Duarte, ses parents, logent à l'étage supérieur. «Je suis un gars de famille. Mes deux enfants, Éric, 24 ans et Mélanie, 20 ans, vivent encore avec moi, bien que ma fille fasse deux semaines avec moi et deux semaines chez sa mère.»

Deux métiers
Vêtu en moins de deux minutes, il s'élance vers la tige métallique et glisse jusqu'en bas. Déjà plusieurs de ses collègues sont là et se hâtent d'attraper le reste de leur équipement. Dans un grincement, les immenses portes s'ouvrent dégageant du coup le passage au gros camion rouge, lequel rutile de mille feux sous l'éclatante lumière. Chaque homme a pris sa position, lui, se tient à l'arrière sur le marchepieds; s'agrippant d'une main à la barre de sécurité, il enfile l'autre manche de son lourd imper jaune pendant que le long véhicule brinquebalant s'anime d'un mouvement oscillatoire au son de sa sirène qui perce la nuit. Le camion s'engage sur la rue, tourne à gauche puis disparaît. Le silence retrouve son territoire à nouveau, la caserne retourne à son calme habituel, elle a donné, ses hommes participent à la mêlée.

Actif, il ne peut que difficilement rester à ne rien faire, «Mon premier emploi : je pense que je devais avoir douze ou treize ans, je livrais les commandes à la pharmacie d'Outremont après l'école.» Il aurait pu être tenté par une carrière de pilote de ligne. «Encore aujourd'hui, quand je suis à Dorval, je ne peux m'empêcher de regarder ces gros engins...ils me fascinent. Oui, j'aurais pu être pilote.»

Quand on est jeune, pompier, médecin, pilote d'avion, tout nous fascine. Lui, à sa sortie de l'école, il devient sapeur pompier, ici à Montréal. «Tu sais, dans ce temps-là, tu faisais ta demande d'emploi à la ville de Montréal si tu voulais devenir policier ou pompier. J'ai demandé à devenir pompier. Pourquoi ? Honnêtement, je ne le sais pas. Mais je peux te dire qu'il y avait pour moi une bonne étoile, parce que j'ai toujours aimé faire ce métier-là.»

Il a fait ce métier pendant vingt-cinq ans. Il a tout vu. «Je suis devenu pompier au temps où ça brûlait, comme on dit dans le jargon du métier. J'étais sur le Plateau, au poste 14, on disait que c'était la caserne où le camion avait le plus d'heures au feu à Montréal. J'ai vu en un an ce qu'un pompier d'Anjou, par exemple, verra dans toute sa carrière.»

Métier périlleux, il m'a affirmé avoir eu à faire son signe de croix en plus d'une occasion : «Écoute, ce sont là des choses auxquelles tu préfères ne plus penser.» C'est un métier dangereux, très exigeant. En vieillissant, lui ai-je demandé, tu ne voulais pas sortir de là ? «J'ai toujours aimé mon métier, même aujourd'hui, je vois un camion de pompier circuler sur la rue et j'aime encore cela, je regrette de ne plus être là.» Encore une fois, c'est la vie qui a choisi pour lui.

La politique
L'homme frissonne, est-ce la fraîcheur de la nuit ou l'anxiété face à ce qui l'attend qui lui procure cette chair de poule qui glisse sur tout son corps, seul lui pourrait y répondre, mais ses pensées sont accaparées par les dangers qu'il devra affronter au cours des prochaines heures.

Neuf minutes trente-cinq secondes se sont écoulées depuis qu'il a été réveillé en sursaut. Le camion ralentit. Depuis déjà trente secondes, il perçoit l'odeur de la fumée, il sait qu'il se rapproche de l'ennemi. Il l'a senti avant de l'apercevoir.

Le camion tourne à gauche, pénètre sur la rue Des Récollets et s'immobilise. Il saute au bas du camion et sans attendre les ordres il s'active déjà, il sait ce qu'il doit entreprendre. Il relève la tête et voit les flammes sortant d'une fenêtre du troisième étage lécher le vieux mur de pierre.

Pourquoi faire de la politique ? Il me répondra que c'est le fruit du hasard, qu'un ami lui avait proposé de se joindre à l'équipe du moment. «En 1989, c'est Richard Quirion qui m'avait approché, c'était en mai, je crois. Tu m'aurais demandé en avril si un jour je ferais de la politique et je t'aurais dit non. Je me souviens, j'étais en vacances avec des amis en juillet, je leur en avais parlé, j'y avais réfléchi, finalement en août, à mon retour j'avais pris ma décision, j'acceptais de rejoindre son équipe.»

Ce qui ne devait durer que le temps d'un mandat tient toujours, treize ans plus tard. De conseiller municipal, il est passé à l'équipe d'Antonio De Michele, puis chef du parti, puis chef de la majorité à l'hôtel de ville, pour finalement devenir maire en juillet 1997. Il aura été le quatrième et dernier maire de la défunte ville devenue l'arrondissement d'Anjou.

En vertu de la loi 170, la ville a été transformée en l'un des 27 arrondissements dont est composée la nouvelle ville de Montréal. «Les fusions, j'ai toujours été contre, je l'étais avant et je le suis encore.» Le 4 novembre 2001, il est élu et devient ainsi le premier président de l'arrondissement.

«La politique ? J'ai déjà beaucoup plus aimé cela. Je te dirais que les deux ou trois dernières années ont été un enfer avec la venue des fusions. Je me souviens quand je suis arrivé à Anjou, on avait des projets lesquels, aujourd'hui, se réalisent. Et tu vois que tout se fait comme tu l'avais prévu... et tu penses que tu n'en bénéficies pas, tu deviens amer un peu.» Luis Miranda est reconnu pour son franc-parler, «Je suis un homme d'action, j'entreprends un dossier avec l'intention de le voir se réaliser, de le voir progresser, alors qu'aujourd'hui, on ne réalise pas beaucoup depuis l'arrivée des fusions.» Il m'a expliqué que dans certains dossiers, particulièrement celui de la vente d'un terrain suivi d'un permis de construction, ce qui lui demandait un mois auparavant en demande maintenant six ! Tout cela à cause d'un lourd dédale administratif.

Le président de l'arrondissement n'a pas eu la vie facile au cours des dernières années. D'esprit combatif, il n'a jamais jeté la serviette. En 1996 il était diagnostiqué d'un cancer. Là où d'autres auraient été écrasés, lui s'est battu.

La maladie
Pas plus de cinq minutes n'ont été nécessaires pour que deux autres camions s'amènent sur les lieux. Un grand fouillis de tuyaux d'arrosage jonche la rue. L'incendie roule ses mécaniques, faisant rage dans un sourd grondement. L'homme sue sous ses vêtements, il sort par la porte centrale, la hache sur l'épaule, il est déjà fatigué, les poumons en feu, il cherche l'air frais. Ses yeux laissent comprendre que c'est un combat à mort qui se tient là.

Trois heures plus tard, avec quelques autres sapeurs-pompiers, il fait encore face au mur avant avec une lance d'incendie à la main, ils tentent de refroidir la matière. L'ennemi ne se laisse pas vaincre facilement. Quelqu'un crie : «Attention, le mur va s'écrouler !»

L'homme relève la tête et examine la façade de pierres, il évalue sa hauteur à près de douze mètres, si elle s'écroule, pense-t-il, elle le fera sur une longueur d'à peu près seize mètres.

«Quand le docteur te dit que tu as le cancer, tu te dis: pas tout de suite... Pas moi... Puis tu penses à tout ce qui te reste à faire, tu penses à ta famille. C'est comme un coup de poing que tu reçois en plein front !» Un beau matin, il s'est levé avec une douleur au côté, il a avalé deux Tylenol, assuré que cela passerait. La douleur devenait si vive qu'il en était à prendre le médicament à toutes les heures. Il s'est finalement rendu chez son médecin pour apprendre, au bout de quelques jours et de nombreux tests, qu'une glande lymphatique cancéreuse s'était logée entre sa peau et une de ses côtes. «Qu'on le veuille ou pas, le cancer c'est des cellules qui se nourrissent de ce qu'il y a de plus près d'elles. Si elles s'étaient logées à l'intérieur de ma cage thoracique, cela aurait pu se propager n'importe où à l'intérieur de mon corps et se terminer par un cancer généralisé.» Il l'a échappé belle.

Au même moment où sa vie bascule, il vit une séparation : «En juin je me séparais et en juillet on me diagnostiquait un cancer.» Sur son lit d'hôpital, il tente de tout sauver. «Bats-toi pour ta vie...» lui avait dit le médecin, «... ton mariage se sauvera tout seul s'il y a lieu, ta vie est plus importante.»

Chimiothérapie : un an. Le genre de cancer dont a été victime Luis Miranda est du genre qui est reconnu dans l'Ouest canadien comme étant une maladie professionnelle. «En faisant des recherches, on a réalisé que le pompier est exposé à la combustion chimique, on a qu'à penser à un tapis, à la peinture, aux matelas, en fait, tout ce qui brûle possède ses émanations et plusieurs d'entre elles sont chimiques...» Ici, la chose n'est pas encore reconnue comme telle.

Entre-temps après l'opération, car on lui retire la côte attaquée par le cancer, lui n'a jamais cessé de travailler : «J'avais décidé de me battre, j'avais mon avertisseur et de mon lit d'hôpital, je passais mes directives à l'Hôtel de ville...»

L'après maladie
Il examine les alentours et estime qu'avec l'enchevêtrement de tuyaux qui traînent par terre il n'aura jamais le temps de se dégager avant que le mur ne s'écroule. Il cherche un trou où se cacher, il n'y en a pas. Il veut faire son signe de croix, mais n'en a pas le temps.

Au même instant, il comprend au bruit perçu que seulement une partie du mur s'est effondrée. Il n'apprendra que plus tard qu'il a été protégé par un nouvel équipement qui avait été placé là, juste au bon instant. Sous le nuage de fumée il recherche ses compagnons, il sait qu'il n'était pas seul. Tout ce qu'il voit c'est un amas de pierres, de débris et de matériaux de toutes sortes. L'épaisse poussière se dégageant, il entrevoit vaguement, à quelques mètres de lui, deux collègues en train d'extraire quelque chose sous les débris. Il s'en approche. Horreur! Il découvre que c'est un des leurs, moins chanceux celui-là. Qui est mort, tué par la chute du mur. L'homme s'immobilise, serre les poings, la rage au cœur, de grosses larmes roulent sur son visage noirci de suie....

Un an plus tard, il retourne au travail. À cause de sa côte en moins, on lui propose une retraite anticipée. «Avec mes dix-sept diplômes, j'aurais pu être instructeur, mais j'ai préféré partir avant la fin de mon terme.» Il retourne à la politique. Jusqu'en 2000 tout va bien, puis il est question de fusion et d'anti-fusion. On se souviendra qu'il a été parmi les premiers à s'insurger contre cette idée.

Aujourd'hui, il est conseiller associé au développement économique au comité exécutif de la nouvelle ville de Montréal. Il est également président de la commission permanente du développement économique et du centre des affaires. Il siège au conseil de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) en plus de présider la Commission de l'aménagement de la CMM.

Au fil de l'entrevue, je l'ai senti amer, face à cette nouvelle politique engendrée par l'arrivée de la nouvelle ville, «Aujourd'hui, je passe mon temps à lire des documents et à assister à des dizaines de réunions à gauche et à droite. J'écoute des gens qui rapportent les choses qu'ils font. Ton intervention n'a pas beaucoup d'impact. La fonction publique à Montréal est très très forte...»

Je l'ai questionné sur les prochaines élections quant à savoir s'il en serait ; il m'a répondu qu'il ne pouvait pas prévoir. «Quand je pense que cette année la nouvelle ville de Montréal recevra 14 millions $ de plus à cause d'Anjou...Non, je ne sais pas si je serai des prochaines élections.»

En conclusion
Bilan de la journée : les hommes ont eu raison de l'incendie, mais trois d'entre eux y ont laissé leur vie.

Quelques heures plus tard, à la caserne l'homme dort paisiblement, il rêve...
... en sursaut, l'homme s'assied dans son lit, son cœur bat à tout rompre. Quelques secondes lui sont nécessaires pour réaliser que pour cette fois ce n'est qu'un cauchemar ; soulagé il se rendort, peut-être le réveillera-t-on dans une heure, dans cinq minutes, qui sait, l'ennemi peut montrer le bout de ses flammes à tout instant !

Je vous lance en vrac ce que j'ai appris au cours de notre conversation, car son avertisseur n'avait de cesse de sonner, on l'attendait pour un autre rendez-vous. Ses enfants sont ce dont il est le plus fier. Son film préféré : Un homme d'exception; son passe-temps : faire de la moto. Il a déjà été en affaires puisqu'il a possédé trois centres de location de vidéocassettes. Il déteste les rancuniers et ne changerait pas sa place avec quiconque sur la terre. Il aimerait vieillir en partageant son temps entre les Açores et Anjou, trois mois à un endroit, trois mois à l'autre...

À ma question : que changerais-tu sur la terre si tu le pouvais, sa réponse a été: «Je suis un écolo, j'aimerais sauver la planète. Sauver l'Amazonie, la jungle. On surexploite la planète, c'est ce qui me fait le plus peur.»

Nous avons quitté son bureau ensemble ; parvenus au stationnement extérieur, on s'est laissés sur une poignée de main. J'ai remarqué une citoyenne de l'arrondissement qui était là, attendant que l'on en ait terminé pour se rapprocher de son président d'arrondissement. Il s'est avancé vers elle, la main tendue, il l'a appelée par son nom, il était tout sourire. Plus rien ne paraissait de ses douleurs précédentes, il souriait, heureux, mordant dans la vie, pendant que son avertisseur sonnait pour lui rappeler son prochain rendez-vous, il l'a fermé une nouvelle fois, il s'est arrêté et a porté toute son attention vers cette Angevine qui avait des questions à poser à son président.

Trop jeune pour la retraite, je l'imagine mal dans trois ans, il n'aura alors que cinquante-et-un ans, ne pas être des prochaines élections municipales. Je ne le vois pas céder sa place à un autre sans batailler pour conserver ses acquis. Il n'y a que lui pour décider. Attendons, nous verrons bien quel sera le choix du président...

N.d.l.r. Cette petite histoire de la rue des Récollets est véridique, effectivement trois sapeurs pompiers y ont laissé la vie. Luis Miranda était là, juste au pied de la partie du mur qui ne s'est pas effondrée.



Gérard Therrien

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