| Michel
Bissonnet,
61 ans,
député de Jeanne-Mance/Viger.Archiviste,taximan,
avocat, maire, député, président
de l’Assemblée nationale du Québec.
ENTRE
MÈRE ET PAIRS
Par
Gérard Therrien
Quatorze heures, il m’a donné rendez-vous
dans un resto ; il est déjà attablé
en compagnie de deux personnes au moment de mon arrivée,
je tire une chaise et prends place à une autre
table le temps qu’il termine ce qu’il a
déjà entamé. Leur conversation
se fait murmures, tout à coup l’onde de
son rire fracasse le silence de la salle ; cela me fait
sourire, il possède un rire communicatif. La
canicule a eu raison de lui puisqu’il a laissé
tomber la veste ; en manches de chemise, il gesticule
comme un Italien.
Tournant la tête, il me reconnaît, serre
la main de ses deux compagnons et me rejoint en lançant
tout de go : « Où fait-on ça ? ».
Nous quittons le resto pour son bureau de comté.
Aussitôt, un homme nous emboîte le pas.
Je reconnais dans l’allure athlétique du
mec, lequel m’a jeté un œil suspicieux
à mon arrivée, que celui-ci est son garde
du corps. Les deux font la paire depuis quelques semaines,
il ne s’est pas encore fait à l’idée
d’avoir une deuxième ombre qui le suit
partout. « J’ai de la difficulté
à toujours avoir quelqu’un attaché
à mes talons... », dira-t-il un peu plus
tard au cours de l’entrevue ; le choix ne lui
appartient plus depuis que le 4 juin dernier ses pairs
l’ont élu quarante-deuxième président
de l’Assemblée nationale, fonction oblige.
Cerbère par la force des choses, syndic il est
devenu ; il voit à la bonne marche de l’Assemblée
nationale et doit faire respecter le Règlement
et autres règles de procédure, en plus
de s’assurer que les droits et privilèges
de l’Assemblée ainsi que ceux de tous les
députés qui la composent sont protégés
; il dirige, administre les services de l’Assemblée
et doit la représenter dans ses relations avec
les autres parlements. Le président ne participe
pas aux débats de la Chambre et ne vote que s’il
y a un cas d’égalité. Son devoir
de réserve l’oblige à ne participer
à aucune activité reliée à
son parti et il ne peut plus faire partie d’aucun
groupe parlementaire. Sa fonction l’isole, elle
en fait maintenant un homme seul, mais ce n’est
pas la première fois que l’homme vivra
au singulier.
Jeunesse
Michel Bissonnet est né le 28 mars 1942, il a
six ans quand sa mère, récemment séparée,
lui apprend qu’il sera pensionnaire - son frère
le rejoindra deux ans plus tard. Il quitte donc la maison
de la rue Saint-Hubert à Montréal pour
se rendre au Jardin de l’enfance, à Joliette,
chez les Sœurs de la Providence. « Nous n’étions
pas très heureux, là, mon frère
et moi. » Il y séjournera tout de même
pendant quatre ans jusqu’à ce que... «
un jour, la sœur demande aux élèves
qui reviendra l’an prochain ; moi, je lève
la main et lui dis que mon frère et moi ne reviendrons
pas. Les choses restent comme ça. En août,
ma mère s’étonne de n’avoir
encore rien reçu du collège, elle prend
le téléphone et se fait répondre
que son fils les avait informés qu’ils
ne revenaient pas l’année suivante... »
Ensuite, c’est dans le comté de Champlain,
au collège Saint-Stanislas, qu’il fera
de sa cinquième à sa neuvième année.
« Ils me feront sauter ma septième, j’avais
de bonnes notes... »
« Ma mère était dynamique, elle
avait travaillé à titre de secrétaire
de Camillien Houde quand il était maire de Montréal,
elle était très politisée. C’était
une femme exceptionnelle. Elle ne se plaignait jamais
de son sort, elle mettait tout de l’avant pour
que ses enfants reçoivent une bonne éducation,
elle avait parfois deux emplois en même temps.
Elle nous écrivait souvent...et on la voyait
à Noël et à Pâques ».
Pour le fils de Thérèse Arcand, laquelle
est originaire de Deschambault, la solitude est une
vieille complice à laquelle il s’est accoutumé
très jeune.
Treize ans, sa neuvième année terminée,
sa mère le ramène à la maison,
elle lui a trouvé un travail d’été
chez un pharmacien faisant également office de
casse-croûte, il devient livreur et côtoie
les gens d’affaires du Vieux-Montréal,
il aime cela. Il y retournera à Noël et
on lui donnera une promotion, il travaillera au comptoir.
L’argent se gagnant durement, sa mère le
place à l’école publique Louis-Hébert
de la rue Beaubien. « Ce qu’on peut être
naïf quand on sort d’un pensionnat, c’est
un peu comme le choc du futur. » Il évolue
au milieu d’une forte concentration d’italophones
et se fait de nombreux amis italiens. Il sèche
aussi ses cours... « Au bout de quelques mois,
j’ai cessé d’aller à l’école
et j’ai doublé ma dixième année.
L’année suivante, ma mère m’a
renvoyé comme pensionnaire, à Rigaud cette
fois. Je suis resté jusqu’à ma douzième
année. Entre-temps, j’avais décidé
de me faire pharmacien, mais en raison de mon manque
de latin, j’ai été refusé.
Je me suis donc inscrit aux HEC. “
Il n’a pas de demi-mesure, chaque été
du temps où il sera à Rigaud, à
sa demande il ira à la base militaire de Farnham;
ainsi deviendra-t-il cadet instructeur au cours de la
première année, suivie de la responsabilité
d’un peloton de 36 cadets l’été
suivant puis, à 17 ans, il recevra le grade de
caporal instructeur et aura la charge de tous les autres
instructeurs. « J’ai bien aimé cela.
»
« Ma mère avait réussi à
me payer le collège, mais elle ne pouvait plus
me faire vivre comme étudiant à l’université,
alors je me suis engagé vis-à-vis d’elle
à me trouver un travail secondaire, question
de payer mes cours et de lui verser une pension. J’ai
commencé à vendre des programmes au Forum,
j’en ai arraché... »
Jeune homme
Un soir, un ami de sa mère, lequel travaillait
à l’hôtel de ville de Montréal,
lui apporte un formulaire d’emploi en lui disant
que c’était une bonne carrière et
qu’il y avait de l’avenir à la Ville.
C’était à titre d’archiviste,
grade un. « J’ai rempli cela, il y a eu
un concours d’éligibilité et j’ai
terminé premier. J’ai abandonné
mes cours et je suis entré au service de la Ville,
c’était le 27 décembre 1960, et
je gagnais 1980 dollars par année. »
Actif, pendant la semaine il travaille à la Ville,
le week-end il oeuvre à titre de serveur dans
un bar de Shawbridge dans les Laurentides. « Je
faisais autant d’argent le samedi soir que dans
ma semaine à la Ville ! » Trois mois déjà
au service de la Ville, quelqu’un arrive et lui
demande sarcastiquement en quelle année il a
terminé ses études ? « Fièrement,
je lui réponds en douzième année.
Mon Dieu ! il me dit ironiquement, t’en as des
responsabilités, toi, pour un gars
si instruit ! » Ça le fait beaucoup réfléchir.
Quelques mois plus tard, un poste de commis de bureau
est ouvert, c’était pour dactylographier
les minutes du conseil exécutif. « J’ai
postulé et je l’ai eu, je dactylographiais
rapidement et sans erreur : à Rigaud, j’avais
eu la chance, pendant trois ans, de pratiquer à
tous les jours. » Cela l’a amené
à assister à toutes les séances
du conseil municipal pendant quelques années,
il était aussi garçon de courses (waterboy,
comme on les appelait alors). Il fraye parmi élus
et avocats spécialisés en droit municipal.«
J’étais devenu d’une grande expertise
en réglementation municipale, on me consultait
souvent. »
Quelque temps plus tard arrive une élection pour
un représentant syndical : « Le représentant
y était depuis déjà plus de 15
ans, je me présente comme indépendant,
j’ai fait le tour de tout le monde et j’ai
été élu. »
Il le restera pendant deux ans et ne se représentera
pas. Entre-temps, il épouse une institutrice
et installe ses pénates à Auteuil, une
maison neuve qu’il vient d’acheter. «
J’étais malheureux dans cette union...
» Deux enfants plus tard, il se sépare.
Apprentissage politique
En 1966, il réalise que la politique l’intéresse
: « Je n’y connaissais rien. Je me suis
présenté au Parti libéral fédéral,
pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai donné mon
nom en disant que je voulais apprendre la politique.
Au bout de trois ou quatre mois, n’ayant pas eu
de nouvelles, je les ai appelés. On m’a
répondu : on a beaucoup de monde et, vous savez,
on n’est pas en élection... » Il
est donc allé frapper à la porte du Parti
conservateur, la même chose, nous ne sommes pas
en période d’élection, alors...
« J’ai été frapper au NPD...
» et il a donné son nom en disant qu’il
voulait apprendre la politique. De fil en aiguille,
on lui demande de vendre des cartes de membre. En trois
jours il en vend 35. Le téléphone sonne,
c’est Robert Cliche qui l’appelle et l’invite
à dîner. « Je lui ai dit que cela
me ferait plaisir, il est venu me prendre à l’hôtel
de ville. Entre-temps, j’avais vu le maire Drapeau
et lui avais parlé de mon prochain dîner,
il m’avait répondu, s’il vient te
chercher, appelle-moi, je le recevrai quelques minutes.
Il l’a reçu ! »
Préférant ne pas rentrer trop tôt
à la maison, il passe ses soirées à
apprendre la politique, il organise des événements,
se retrouve au caucus à Ottawa. En 1967, il y
a une élection partielle dans Papineau, il ramasse
trois mille signatures et se retrouve candidat. Il prend
un congé sans solde de la Ville pour un mois,
dépose ses 250 dollars parce que c’est
ce qu’il en coûtait à l’époque
et il fait le grand plongeon. « J’en ai
mangé une maudite ! » Le 29 mai 1967, il
sort de là satisfait, mais défait, avec
en prime une dette personnelle de près de huit
mille dollars. « J’ai quitté le parti,
je suis retourné à Laval. »
Il réunira ses créanciers, 8000 dollars
à cette période représentait un
assez joli montant. « Je leur ai dit : écoutez,
je veux vous payer mais vous devez me donner un peu
de temps, je vais me trouver un deuxième emploi...
Ils ont accepté de ne pas me demander d’intérêts...
» Il part chercher son permis de conducteur de
taxi : « Je travaillais de cinq heures à
minuit trois jours par semaine et j’ai payé
mes dettes. » Cela a duré presque trois
ans.
En 1969, en compagnie de quelques connaissances, il
est à mettre sur pied un nouveau parti municipal,
quelqu’un réussit à le ramener dans
un parti existant et il se présente comme conseiller
; il fera face à Lucien Paiement qui deviendra
maire de Laval par la suite. Encore une fois... un mois
sans solde. « Mais cette fois, je ne me portais
pas garant pour les dettes, j’avais pris mon expérience...
» Alors, il se présente à nouveau,
« encore une fois, j’en ai mangé
une maudite ! » C’est à ce moment
qu’il dit avoir vraiment découvert qu’il
avait les gènes de la politique mais deux défaites,
il en avait assez pour l’instant, son cœur
revient à la ville de Montréal.
Cegep-Université
« Dans ce temps-là, tu commençais
à la Ville comme messager et tu montais les échelons.
J’avais remarqué que monsieur Drapeau,
lui, au contraire, nommait des avocats qu’il allait
chercher au contentieux. Je voulais devenir greffier
de la Ville, le top du top ! » Il décide
de faire son cégep, débute à Maisonneuve,
abandonne et revient quelque temps plus tard le terminer
à Bois-de-Boulogne. Depuis peu, il a uni sa destinée
à Yvette Arcand, cousine germaine et veuve avec
deux enfants, femme aujourd’hui bien connue sur
la scène politique puisqu’elle est conseillère
municipale à l’arrondissement Saint-Léonard,
élue sans interruption depuis 1986.
Son cégep terminé, il est accepté
à l’Université de Montréal.
« Je suis allé voir le maire Drapeau ;
après lui avoir dit que je voulais devenir le
greffier de la Ville et lui avoir annoncé que
j’avais été admis en droit à
l’Université de Montréal, je lui
ai expliqué mon problème : je suis marié
et je dois étudier tout en travaillant, j’aimerais
savoir si vous pourriez me consentir des heures de travail
flexibles, cela me permettrait de tout composer. »
Le tout a été proposé au bureau
du personnel qui a refusé. « Il ne faut
pas oublier qu’en ce temps-là cette formule
de temps flexible n’existait pas. » Il réfléchit
: doit-il donner sa démission ? Cela vient aux
oreilles du maire, l’affaire est présentée
au conseil exécutif et la demande est acceptée.
« J’ai été le premier à
la ville de Montréal à avoir un horaire
flexible. » Il a fait son stage au contentieux
de la Ville, il voulait toujours être greffier.
Il fait son Barreau en 1977. « Mon patron veut
que je sois assistant-greffier de la Ville, la demande
est refusée par le service du personnel. Reçu
avocat pour continuer à être chef de bureau,
cela n’avait pas de sens, je demande à
revoir le maire Drapeau. Parce que je m’étais
engagé à rester au service de la Ville
pour les cinq ans suivant mon Barreau. Alors, j’explique
la situation à monsieur Drapeau et je lui demande
ce qu’il ferait à ma place : je quitterais,
me dit-il. C’est ce que j’ai fait ! »
De maire à président
Il se présente à la mairie de Saint-Léonard
en 1978 et il est élu. « Je ne savais pas
que j’avais gagné, ce sont les journalistes
qui me l’ont appris. Je pense avoir été
le seul maire de cette ville à ne pas avoir été
propriétaire ! » Il est resté maire
sans majorité jusqu’en 1981, moment qu’il
choisit pour se lancer dans l’arène provinciale.
Depuis, il a remporté les suffrages pour une
sixième fois le 14 avril 2003, puis il a été
élu par ses pairs le 4 juin de la même
année à titre de président de l’Assemblée
nationale du Québec. Il a ajouté à
sa charge le défi de rapprocher l’Assemblée
nationale des gens. « Je veux que les débats
prennent plus de vigueur, je désire remonter
la valeur des politiciens auprès du peuple. »
Ses responsabilités protocolaires sont nombreuses
et sa tâche le mène un peu partout sur
le globe; il y a un peu plus d’un mois, c’était
en Afrique où il présidait la rencontre
de l’Association des parlementaires de la francophonie
; dans quelques jours il quittera pour une mission en
France, où il rencontrera son homologue Jean-Louis
Debré.
C’est à se demander comment ce bourreau
de travail réussit à récupérer.
Il est reconnu pour avoir le cerveau en continuelle
ébullition, on dit de lui qu’il ne compte
pas ses heures de travail. Je me suis laissé
dire que son secret réside dans ses bureaux de
l’Assemblée nationale, il y aurait là
un vieux fauteuil (une vieille doudou, quoi !) sur lequel
il se dépose et sieste une petite demi-heure,
après quoi son corps lui permet de fournir un
autre douze heures de travail. Il n’arrête
jamais, disent ses proches.
Sa vie, il la consacre au service de son prochain ;
empathique, il affirme trouver ses moments de relaxation
en discutant avec les gens. Il ne songe nullement à
un autre type de vie, il adore ce qu’il fait et
la vie le lui rend bien. « Ma pension ? Jamais
! Quand j’étais à la ville de Montréal,
je savais qu’à 48 ans je serais admissible
à ma pension... non, non ! Cela ne m’intéresse
pas. Quand je cesserai de travailler, je ferai du bénévolat
; pour moi, cesser mes activités c’est
comme prendre le chemin de la Côte-des-Neiges
et cela, mon ami, le plus tard possible ! »
Savoir
c’est pouvoir
Au matin, par une
petite fente entre les rideaux, des milliers de particules
batifolent dans une lamelle verticale de lumière
qui se glisse dans la chambre de l’enfant. Au
fil des minutes, le trait jaunâtre se rapproche
de son visage, dès l’instant où
la chaleur caresse sa peau il ouvre les yeux, tourne
la tête en direction du petit lit qu’occupe
son jeune frère et en moins de deux il est debout,
prêt pour une course jusqu’à la cuisine.
Il s’étonne de ne pas y découvrir
son père. Je le verrai ce soir, se dit-il. La
journée passe. Au coucher, son père n’est
toujours pas rentré. Bof ! se dit-il, je le verrai
demain matin.
Au bout de quelques jours, on lui explique finalement
que son père a quitté et qu’ils
ne vivront plus désormais que trois dans la maison
de la rue Saint-Hubert : son frère, sa mère
et lui. S’accoutumant de tout, l’enfant
avale goulûment les jours, ignorant qu’il
est différent des autres : c’est par la
méchanceté de ses compagnons de classe
qu’il saisira vraiment toute la signification
d’être l’enfant d’un couple
séparé en 1948. Afin de ne pas être
montré du doigt, certains jours il mentira, affirmant
que son père est mort d’un infarctus, alors
qu’à d’autres c’est dans un
accident automobile qu’il le fera périr.
À neuf et dix ans, après le 24 juin, à
la fin des classes, un chauffeur à casquette
au volant d’une rutilante voiture blanche vient
le prendre à sa résidence, maintenant
rendue sur la rue Joliette, et l’amène
chez un oncle richissime - c’est du moins ce que
sa mère lui a dit. Il y passe deux étés.
On l’emmène à Montréal chez
Sauvé et Frères pour le vêtir de
pied en cap. Ces séjours prendront fin suite
à un différend avec l’épouse
de son oncle.
Au collège, souvent on se trompe quand on lui
parle, les Clercs Saint-Viateur l’appellent monsieur
Ducharme, lui les reprend en leur disant que c’est
Bissonnet ! Un jour, il a peut-être seize ou dix-sept
ans, en regardant les mosaïques des anciens du
collège, il remarque une photo; il croit se reconnaître,
curieux, il l’examine et lit le nom de Ducharme
sous celle-ci ; il s’en étonne en réalisant
que c’est là la photo de l’oncle
où il passait ses étés. Ce petit
rectangle photographique changera sa vie à jamais.
Ses questions demeurent sans réponse, on lui
affirme toujours que c’est son oncle, mais lui
se doute bien de quelque chose. Ce n’est que quelques
années plus tard quand, travaillant à
la ville de Montréal, certains avocats lui demandent
si sa mère est mariée à un Ducharme;
il repense à sa jeunesse et à tous ces
gens qui lui donnaient du Ducharme à tout va
: le déclic se fait. Il est maintenant certain
que ce Ducharme est son père. Il ira le rencontrer
et connaîtra ainsi ses origines.
Après avoir réalisé que son père
naturel est avocat, il décide que lui aussi veut
devenir avocat et il le devient en 1977. Il apprend
que son grand-père, en plus d’avoir été
avocat, a été pendant vingt-sept ans député
provincial du comté de Laviolette ; il deviendra
député.
Aujourd’hui, vingt-deux années ont passé
depuis qu’il a foulé le sol de l’Assemblée
nationale pour la première fois. C’est
à parier qu’il n’abandonnera pas
avant d’être allé plus loin que son
aïeul ; l’homme a toujours pour objectif
de pousser un peu plus loin que ses pères.
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