LA NOUVELLE ÉDITION | Décembre 2012
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Nous vous souhaitons nos
Meilleurs Voeux de Noël
et une Bonne Année !
On ne le répètera jamais assez : la
métropole montréalaise bénéficie
d’une situation presque privilégiée sur
le plan géographique. Proximité avec
les Etats-Unis, un réseau ferroviaire
très satisfaisant et surtout une perle
inestimable : son port. Pourtant, un
travail de fond est nécessaire surtout
sur le plan des infrastructures rou-
tières et celui des transports en com-
munpour améliorer une situationdiffi-
cile.
Feu vert pour le port
Depuis plusieurs années, le port de Mont-
réal évolue. Il a su profiter de cet incroyable
atout qu’est son implantation à plus de
1600
kilomètres à l’intérieur des terres.
Cette localisation lui confère non seule-
ment une renommée mondiale mais aussi
un avantage stratégique. Selon plusieurs
spécialistes, son infrastructure intermodale
constitue une référence mondiale. Directe-
ment sur les quais, le réseau ferroviaire
optimise le flux des marchandises et per-
met des gains de temps considérable. Ses
installations intermodales servent parfaite-
ment les livraisons « Juste-à-temps ». Côté
transport ferroviaire, donc, tout va bien.
Sur le plan des liaisons routières, un travail
important est en cours pour améliorer les
accès vers le port et ainsi réduire l’engorge-
ment dans laVille. Le lancement du Plan de
l’Est en 2011 a donné le coup d’envoi vers
un désenclavement du port et propose de
faciliter la circulation des camions en desti-
nation ou en provenance du port. On parle
entre autres d’une bretelle d’accès de l’au-
toroute 25 vers le port et d’une liaison dans
le secteur du boulevard de l’Assomption
pour raccorder le port à la rue de Souligny
vers l’autoroute 25. « Le travail est en cours
et nous avons développé une excellente
communication avec la Ville. La volonté est
bel et bien présente. Aujourd’hui, les diffé-
rents projets sont au niveau provincial »,
nous expliquait Michèle Beaubien, directrice
des communications au port de Montréal.
L’avenir semble prometteur pour le port,
même si le travail à accomplir est impor-
tant et contre vents et marées, le port reste
et restera pour longtemps un centre névral-
gique des transports pour l’Amérique du
Nord.
Un train nommé désir
Parmi les grands projets, le train de l’Est est
sans doute celui qui soulève le plus de pas-
sions. Très attendu par toute la commu-
nauté de l’Est de l’Île ainsi que par les gares
qui seront desservies dans la couronne
Nord-Est de Montréal, les travaux ont subi
de nombreux retards au grand dam des
futurs usagers. Malgré ces retards, l’année
2012
aura vu une avancée importante des
travaux et l’on aperçoit même le bout du
tunnel.
L’AMT annonce avec peut-être une pointe
d’optimisme que la mise en service du train
qui desservira pas moins de 10 nouvelles
gares, pourrait accueillir jusqu’à 30 % du
nombre de voyageurs qui utilisent actuelle-
ment leur voiture aux heures de pointe. Un
chiffre qui semble ambitieux et qui, pour
être atteint, compte sur une modification
des habitudes des automobilistes. Sur le
papier, ces chiffres sont très prometteurs
mais il faudra prévoir une importante
campagne de sensibilisation qui aura pour
objet de démontrer les avantages de voya-
ger par rail. Cela étant, une fois opération-
nel, ce train offrira à tout l’Est des facilités
de déplacement grâce aux gares de Ahunt-
sic, Anjou, Saint-Michel Montréal-Nord,
Pointe-aux-Trembles, Rivières-des-Prai-
ries, Saint-Léonard Montréal-Nord, Sauvé,
Terrebonne, Repentigny, Mascouche.
Transport en commun : zone rouge
Là où la métropole souffre le plus, c’est
dans son transport en commun. Il faut dire
que la configuration géographique de la
ville n’aide pas. Premièrement nous
sommes sur une île, ce qui sous-entend des
ponts et des tunnels et deuxièmement, l’axe
Est-Ouest de l’île est très important. Enfin,
les échanges entre l’Est et l’Ouest représen-
tent un véritable défi à relever avec une
vocation industrielle de l’Est (secteur
d’emploi) et une vocation plus résidentielle
du centre et de l’Ouest.
À l’Est, on réclame à corps et à cris un
prolongement de la ligne de métro ce qui
représente une revendication tout à fait
justifiée. Mais la revendication n’émane pas
seulement de l’Est. Longueuil et Laval
revendiquent également. Au prix du kilo-
mètre, inutile d’être mathématicien pour
comprendre qu’il s’agit d’enjeux très
importants. L’argent est le nerf de la guerre,
mais il faudra aussi des décisions claires de
la part des politiciens si l’on veut un jour
pouvoir laisser sa voiture au garage.
Dossier transports
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