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LA NOUVELLE ÉDITION | Février 2013
Tirez profit de la
diversité !
Le Centre d’éducation multiculturel du Cégep
Marie-Victorin offre un éventail de solutions
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Un monde de possibilités
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La Société d'habitation populaire de l'Est
de Montréal encourage le développement
de milieux de vie où la mixité sociale est
très clairement présente afin d'assurer le
mieux-être de tous les résidants de l'Est."
Quelque 80 des 130 programmes de
formation lesplusprometteurs en2013
sont issus des études professionnelles
et techniques (DEP et DEC), soit près
des deux tiers, selon le tout dernier
Bilan des perspectives du marché du
travail 2013
de Jobboom dévoilé der-
nièrement.
En 2012, des employeurs ont dû se tourner
vers l’embauche de 65 soudeurs et 20
machinistes hors du pays, selon les données
du Comité sectoriel de la main-d’œuvre
dans la fabrication métallique industrielle,
citées dans le guide
Les carrières d’avenir
2013
.
Ce manque à gagner se reflète dans les éta-
blissements offrant ces programmes. Dans
le cas du diplôme d’études professionnelles
(
DEP) en
Soudage-montage
,
la main-
d’œuvre formée est si difficile à trouver que
certains employeurs proposent un travail à
temps partiel, durant leurs études, aux
futurs soudeurs.
65
offres pour 13 diplômés
Le programme
Techniques de bureautique
souffre aussi du peu d’intérêt des étudiants à
l’endroit du domaine. Le Cégep de Drum-
mondville a formé 9 diplômés en 2012, alors
qu’au Collège Montmorency, la cohorte ne
comptait que 10 personnes. Des diplômés
qui ont eu l’embarras du choix à la fin de
leurs études.
Le même manque à gagner s’observe pour
Technologie de la géomatique
,
un program-
me qui présente pourtant un taux de chô-
mage de 0 % pour ses deux spécialisations
(
Cartographie et Géodésie). Au Cégep
Limoilou, les 13 diplômés de la cohorte du
printemps 2012 se sont partagé 65 offres
d’emploi, tandis qu’au Cégep de l’Outaouais
les 7 finissants spécialisés en cartographie
ont pu consulter 14 offres d’emploi. L’éta-
blissement déplore d’ailleurs la difficulté à
recruter des étudiants dans ce programme,
alors que la demande est bien présente.
La tentationdes études supérieures
Autre facteur qui influence la situation:
plusieurs diplômés du collégial décident de
poursuivre leurs études, ce qui accentue
l’effet de rareté pour cette catégorie de
travailleurs diplômés de programmes
recherchés. C’est le cas des finissants de
Techniques de l’informatique
.
Le Collège
Montmorency, à Laval, reçoit chaque mois
au moins trois offres d’emploi pour ces
finissants, qui étaient 35 en 2012. Comme
nombre d’entre eux ont opté pour l’univer-
sité, plusieurs offres sont restées sans pre-
neur. Selon les données de la
Relance au
collégial en formation technique
, 56,2 %
des 484 diplômés de 2011 spécialisés en
informatique de gestion ont continué leur
cheminement scolaire.
Des conditions de travail compétitives
À titre indicatif, les salaires de départ dans
plusieurs de ces domaines sont supérieurs
au salaire moyen des Québécois. Par
exemple, un technologue en génie civil
touche en moyenne 871 $ par semaine dès
son entrée sur le marché du travail. Parmi
la sélection des formations gagnantes de
Jobboom en 2013, plusieurs DEP offrent
aussi des salaires hebdomadaires alléchants,
comme
Forage et dynamitage
(1 610
$),
Conduite de grues
(1 601
$) ou
Extraction de minerai
(1 387
$).
Au collégial, les programmes
Technologie minérale
(
spécialisa-
tion en exploitation) (1 025 $ par
semaine),
Acupuncture
(829
$ par
semaine) et
Technologie de l’élec-
tronique industrielle
(839
$ par
semaine) font également bonne
figure.
Certains de ces programmes sont
contingentés, comme c’est aussi
le cas de plusieurs programmes à
l’université offrant une excellente
rémunération. Reste que ces
salaires hebdomadaires se comparent très
bien à ceux que reçoivent certains diplômés
universitaires, comme les enseignants au
secondaire (802 $), les physiothérapeutes
(908
$) ou les criminologues (797 $). « Les
conditions de travail sont liées en partie
avec le niveau de formation, mais ce n’est
pas la seule chose qui les influence. Le sec-
teur de travail, la demande ainsi que la
grosseur de l’entreprise sont également à
prendre en compte. Retenons qu’aux trois
niveaux scolaires, il y a des domaines qui
offrent de très bonnes conditions d’emploi
et d’autres, de moins bonnes conditions »,
a conclu Patricia Richard.
Bilan des perspectives du marché du travail 2013
Faut-il embaucher à l’étranger ?