LA NOUVELLE ÉDITION | Février 2013
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Nous voici abordant la nouvelle pério-
de d’impôts. Le moment est parfaite-
ment bien choisi pour songer à trois
thèmes qui pourraient bien vous chan-
ger la vie : bien entendu la déclaration
d’impôts en elle-même, la retraite et ce
qui en découle : le placement.
Impôts : faites appel àunprofessionnel !
Les lois fiscales changent chaque année. La
plupart du temps, elles se compliquent pour
faire face aux différentes conjonctures ren-
contrées. Certains programmes apparais-
sent, d’autres meurent de leur belle mort.
Les ratios changent. Bref, c’est un fouillis
extrêmement complexe pour le novice. Et la
méconnaissance pourrait vous faire perdre
des centaines voire des milliers de dollars.
Dans ce domaine, rien ne vaut un bon
comptable qui saura, en fonction de votre
profil, vous conseiller pour vous faire bénéfi-
cier de tous les avantages offerts par le gou-
vernement et qui vous évitera également les
«
oublis » qui finiront un jour par vous reve-
nir, au moment où vous vous y attendez le
moins.
Si les grandes entreprises ont souvent un
service comptable interne et les moyennes
entreprises font appel à un comptable exter-
ne, les petites entreprises et les travailleurs
autonomes sont parfois tentés de se
débrouiller tout seul. Grave erreur, un
comptable externe coûte peu cher pour
effectuer votre déclaration d’impôts et votre
investissement sera bien vite rentabilisé.
Ne comptez que sur vous-même
On ne le dit jamais assez, la prévoyance est
une question de survie. L’espérance de vie de
l’humanité évolue. En 1920, l’homme vivait
en moyenne 59 ans au Canada, ce qui ne lui
laissait guère le loisir de profiter d’une retrai-
te. Aujourd’hui, un québécois vit en moyen-
ne 79 ans. Il peut donc espérer profiter du
temps qui passe pendant une quinzaine
d’années si l’on prend pour acquis qu’il
prendra une retraite à 65 ans.
Malheur à celui qui n’aura pas prévu ce
temps de repos. Les dépenses d’un retraité
ne sont pas moins importantes que celles
d’un actif. Bien au contraire. Les frais de
santé s’amplifient et les besoins vitaux ne
diminuent pas.
L’idéal est donc de capitaliser tout au long de
la vie active de façon à aborder la retraite
avec sérénité. La nature humaine veut que
la conscience de ce genre de chose arrive
tard. Le pourcentage de jeunes de moins de
30
ans qui ont déjà commencé à prévoir est
infime. C’est plus entre 30 et 40 ans que cet-
te conscience prend forme et il faut rattraper
le temps perdu.
Beaucoup de solutions s’offrent aux tra-
vailleurs : REER, portefeuilles d’actifs mobi-
liers, investissements divers. La dernière
crise devrait réveiller les consciences : les
investissements mobiliers (la bourse) ont un
rendement assez aléatoire et peuvent même
vous mener à la catastrophe. Quand aux
REER, ils sont sécuritaires mais n’offrent pas
un rendement suffisant quand ils sont ache-
tés après 40 ans.
Les alternatives
Il existe fort heureusement des alternatives
qui vous assureront un revenu plus confor-
table à l’heure de la retraite. Le premier
conseil que je saurais vous donner, c’est la
diversification de vos investissements.
L’immobilier est une bonne source de
revenus et bénéficie de certains avantages.
Un parc locatif, même petit (vous n’êtes pas
obligé d’investir dans une dizaine de
condominiums) va vous offrir des revenus
réguliers et peut également vous donner
l’opportunité de disposer de sommes
importantes en cas de besoin.
Durant la vie active, vous disposez d’une
crédibilité qui vous permettra d’emprunter
à la banque pour l’achat d’un bien immo-
bilier à destination loca-
tive. Les exemples de
biens immobiliers qui
s’autofinancent grâce
aux loyers encaissés ne
sont pas rares. Avec le
temps et si vous gérez
bien, vous pourrez faci-
lement faire jouer l’effet
de levier qui vous per-
mettra d’acheter ensuite
d’autres immeubles
locatifs. À l’heure de la
retraite, si vous disposez
de quelques immeubles,
vous serez très heureux
d’obtenir chaque mois un revenu qui com-
plètera la pension et éventuellement de
vous départir de l’un d’eux si vous désirez
mener la grande vie.
Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à vous ren-
seigner sur les différentes alternatives et
sur vos capacités à investir. Vous pourriez
être surpris de ce que vous êtes capable de
capitaliser !
Jean-Claude Bataille
Prévoyance : une question de survie
IMPÔT - RETRAITE - PLACEMENT
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Chronique « LA PLANIFICATION FINANCIÈRE »
Le rôle du planificateur... et plus
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