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LA NOUVELLE ÉDITION | Mars 2013
Présidente du conseil et chef de la
direction du mouvement Desjardins,
Monique F. Leroux est un personnage
incontournable de la finance aussi bien
pour le milieu montréalais que québé-
cois et même canadien. En 2012, dans
le cadre de l’année Internationale des
coopératives, l’influence de Monique F.
Leroux a atteint un nouveau palier sur
le plan international et même au sein
de l’ONU.
Une femme de cœur
«
Personnellement, j’ai la passion des gens,
j’aime leur dynamique positive et je suis
persuadée que nous avons tous le pouvoir
de faire évoluer les choses dans le bon sens
avec une arme incontournable : la com-
munication coopérative ». Voilà qui était
dit ! La Présidente du conseil et chef de la
direction du mouvement Desjardins, l’une
des femmes les plus puissantes du milieu
financier propose une vision plus humai-
ne de la finance et qui s’en plaindrait ?
Femme prodige ? Femme surdouée ? À la
lecture du CV de Monique F. Leroux, on
serait tenté de le penser et après quelques
minutes seulement de discussion avec
l’ancienne première vice-présidente exé-
cutive de Québécor qui a, par le passé,
apporté ses compétences à la RBC ou
encore chez Ernst & Young, on comprend
vite que notre interlocutrice est tout sauf
une carriériste aux dents longues.
2012
marquée par la coopération
«
Il faut avancer, évoluer, prendre des
risques, fédérer, mobiliser, s’engager, et
l’économie coopérative est un vecteur
idéal pour atteindre ces objectifs, pour
humaniser les échanges et assurer à l’hu-
manité un modèle d’avenir ». Monique F.
Leroux ne manque certainement pas d’en-
thousiasme et résume parfaitement en
seulement quelques mots l’importance
des actions qui ont débuté dans le cadre de
l’année internationale des coopératives.
Cette vision et cette ouverture d’esprit lui
ont d’ailleurs conféré une reconnaissance
générale faisant d’elle presque l’ambassa-
drice d’une cause économique gagnante.
«
Le modèle des coopératives humanise le
développement économique et a l’avanta-
ge d’impliquer chaque maillon à son
échelle. Le Québec dispose d’un bel
exemple de réussite de coopérative : Agro-
pur dont l’influence va bien au-delà de nos
frontières. Nous vivons un
contexte difficile dans
lequel beaucoup de ques-
tions sont soulevées sur le
modèle économique exis-
tant. Les coopératives sont
une réponse intéressante et
motivante ». L’année 2012
a été marquée par deux
points culminants : le dépôt
de la Déclaration de Québec
à l’ONU le 20 novembre par
Monique F. Leroux, et l’or-
ganisation à Québec du Sommet interna-
tional des coopératives qui a été couronné
de succès avec la participation de 2 800
personnes issues de 91 pays.
Le succès a été tel que récemment, le Mou-
vement Desjardins et l’Alliance Coopérati-
ve Internationale (ACI) ont annoncé la
réédition d’un sommet à Québec du 6 au 9
octobre 2014.
Éveiller les consciences pour avancer
Quand on interroge Monique F. Leroux
sur l’avenir de l’économie montréalaise,
sur ses forces et ses faiblesses, elle pose un
regard optimiste et envoie un message
clair : « Montréal a tous les atouts pour se
développer. La morosité ambiante doit
être effacée par une vision plus positive,
par une prise de conscience de nos atouts
car nous en avons et pas des moindres ! ».
Selon Monique F. Leroux, il faut savoir
reconnaître les problèmes mais aussi les
forces qui permettent d’avancer. Et côté
forces, Montréal a des cartes dans son jeu.
«
Il existe à Montréal un pôle universitaire
de tout premier ordre.On parle du troisième
plus important en Amérique du Nord. Ce
pôle universitaire est un moteur exception-
nel d’innovation qui permet au Québec de
figurer parmi les puissances technolo-
giques ».
Selon Monique F. Leroux, le secteur finan-
cier est également un moteur économique
primordial avec 150 000 postes à Mont-
réal. Enfin, l’aéronautique et l’économie
des arts et spectacles représentent égale-
ment des secteurs primordiaux.
Visionnaire, animée d’une foi sans faille en
un avenir meilleur, Monique F. Leroux
illustre l’image même de la réussite cou-
plée à une intelligence émotive
humani-
sante
bien loin des stéréotypes froids des
grands décideurs de ce monde. Sa citation :
«
On apprend plus des échecs que des suc-
cès à condition de se relever pour être
meilleur ! »
Jean-Claude Bataille
Portrait : Monique F. Leroux