La voie de la décontamination incontournable
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LA NOUVELLE ÉDITION | Avril 2013
Il y a quelques jours, François Legault,
leader de la Coalition Avenir Québec, a
lancé un pavé dans la marre en faisant
part de sa vision d’avenir du dévelop-
pement économique de la vallée du
Saint-Laurent incluant l’Est de Mont-
réal.
Cette présentation mise sur un développe-
ment de la qualité de vie du secteur en
agrémentant l’environnement mais aussi
sur les possibilités importantes que repré-
sentent les terrains actuellement insalubres
qui bordent le fleuve à condition qu’une
démarche active de décontamination soit
entreprise à court terme.
Le paradis perdu de l’industrie
Si l’Est de Montréal a connu des heures de
gloire dans le courant du XX
e
siècle en
voyant son territoire élu par l’industrialisa-
tion grâce à sa proximité du fleuve et au
développement du port, la fin des années
90
et le début des années 2000 aura été le
théâtre d’une lourde déchéance pour
aboutir sur le problème que l’on remarque
aujourd’hui : des terrains vacants, aban-
donnés, souillés et insalubres. Ces terrains
représentent pourtant un trésor inesti-
mable pour la métropole qui manque
cruellement d’espace pour son développe-
ment futur. Ce qui fut une terre fertile est
devenue, avec le temps, une sorte de
no
man’s land
au grand dam de toute la com-
munauté de l’Est de la ville. Dans le cadre
de cette vision, François Legault a men-
tionné un rapport commandé par la
Chambre de Commerce de l’Est de Mont-
réal qui nous révèle l’ampleur du problè-
me mais aussi et surtout nous présente ces
terrains comme un capital qui pourrait
bien offrir à la communauté des perspec-
tives très intéressantes.
Quelques chiffres
Selon l’étude réalisée en 2007 par la
CCEM, la réhabilitation des quelques
8 500 000
mètres carrés aurait coûté entre
350
et 550 millions de dollars mais aurait
généré jusqu’à 2.5 milliards de retombées.
Le rôle de cette étude ne se limitait pas à un
état des lieux mais préconisait également
de grandes voies à explorer permettant de
régler le problè-
me de contami-
na t i on pa r l e
b i a i s de p l u-
sieurs recom-
ma nd a t i on s .
Ce s te r r a i ns
sont une formi-
dable richesse
qui sommeille
et représentent
un po ten t i e l
très important
de développe-
ment alors que
la métropole manque cruellement d’es-
paces. « La Chambre de Commerce est tout
à fait consciente que la réhabilitation des
sols représente un travail considérable
mais elle est prête à se relever les manches
et à collaborer pour offrir des opportunités
de développement à tout le secteur », a
déclaré Denis Risler, président.
Garder confiance en l’avenir
De son côté, Robert Coutu, maire de
Montréal Est, reste confiant. Le problème,
il le connaît et il y travaille depuis plusieurs
années. « La contamination de ces terrains
nous prive d’un potentiel très important.
Les causes en sont multiples. Des indus-
tries pétrolières qui ont abandonné leurs
sols aux exploitations d’entreprises plus
petites mais polluantes, le résultat est sous
nos yeux aujourd’hui. Bien sûr, identifier
les responsables fait partie du travail car
cela permettra de leur demander une par-
ticipation au frais de décontamination,
mais il faut voir plus large et aller de l’avant
en mettant en place une vraie politique
pour régler ce problème. L’intérêt général
est en jeu et plusieurs intervenants publics
et privés doivent participer afin d’accélérer
les travaux pour pouvoir enfin exploiter
l’immense potentiel que représente ces
terrains », a-t-il commenté.
L’intérêt réel d’une décontamination
Ce subit intérêt des médias pour la décon-
tamination résultant du dévoilement de la
vision de François Legault a permis de
remettre sur la table plusieurs éléments qui
contribueraient aux bienfaits d’un vaste
travail permettant de régler la situation.
Bien sûr, il y a l’aspect environnemental
qui ne peut faire de mal à personne, mais la
décontamination pourra apporter bien
d’autres effets positifs. Les terrains conta-
minés et aujourd’hui vacants sont autant
de manques à gagner sur le plan fiscal pour
les collectivités. De plus, Montréal, qui
souffre d’une carence de terrains de déve-
loppements aussi bien dans le domaine
industriel que résidentiel pourrait y trou-
ver une manne importante. Et, à bien y
réfléchir, un jour ou l’autre, il faudra régler
le problème. L’attentisme coûte beaucoup
plus qu’il ne fait économiser !
·
Études environnementales Phase I, II et III
·
Enlèvement de réservoirs souterrains
·
Projet clé-en-main de décontamination
·
Étude de moisissures
·
Étude d’amiante
·
Conformité environnementale
·
Étude géotechnique et de fondation
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