19
LA NOUVELLE ÉDITION | Avril 2013
Une prise de conscience nécessaire
S’il semble que durant la dernière
décennie, l’environnement prend de
plus en plus de place dans les débats, il
n’en reste pas moins qu’il représente
un sujet délicat. L’atteinte à l’environ-
nement est comme le tabagisme : tout
le monde sait que c’est nocif pour la
santé, mais les effets sont si difficiles à
mesurer que personne ne veut vrai-
ment y prendre garde. L’humanité est
si empêtrée dans sa frénésie de
consommation que le seul mot « envi-
ronnement » est associé à corvée, coûts
élevés, contraintes…
Des responsabilités partagées
Le grand public a tendance à montrer du
doigt l’industrie. Les gouvernements dési-
gnent la société de consommation et la
consommation d’énergies fossiles pour les
transports ou le chauffage… Les scienti-
fiques poussent des cris d’alarme qui, la
plupart du temps ne trouvent pas d’écho.
Cette recherche de responsabilité ne fait
malheureusement pas avancer le problè-
me, et chaque jour qui passe met un peu
plus la planète en danger et l’héritage que
nous laisserons à nos descendants est
de plus en plus gravement hypothéqué.
L’évolution doit donc d’abord passer par
une prise de conscience généralisée sur la
gravité de la situation et surtout sur la
pérennité des fondements mêmes de la
civilisation.
Et si l’environnement devenait une
opportunité ?
L’exemple de l’Est de Montréal et de la
contamination des sols résume assez bien
la situation actuelle : exploitation des res-
sources ou implantation d’industries pol-
luantes pour l’environnement durant la
grande période industrielle de la fin du
XIX
e
et du XX
e
suivie du ralentissement de
l’exploitation industrielle des dernières
décennies. Aujourd’hui, les secteurs indus-
trialisés sont en friche et les occupants
ont laissé derrière eux un état des lieux
lamentable.
Depuis quelques années, nous assistons à
un renversement de situation. L’environ-
nement génère des activités et pas seule-
ment dans le but de redresser la situation.
De nombreuses entreprises, sous le coup
d’une législation de plus en plus rigoureu-
se ou tout simplement par souci de respect
développent de nouvelles stratégies de pro-
duction en partie parce que la probléma-
tique environnementale est devenue un
enjeu marketing. On peut par exemple
noter la direction prise par l’Association
pour le Développement et l’Innovation en
Chimie au Québec qui affiche une mission
axée sur l’éco-responsabilité de ses mem-
bres.
Groupe SCP Environnement : un expert
Le Québec a des plaies à panser et si la
tâche semble gigantesque, elle n’en est pas
moins réalisable grâce à des entreprises
spécialisées telles que le Groupe SCP envi-
ronnement qui, depuis 20 ans apporte son
expertise dans des cas très diversifiés.
«
Notre groupe dispose d'une expérience
solide en matière d'évaluations environne-
mentales de sites. Depuis une quinzaine
d’années, grâce à un marché immobilier en
forte progression, la tendance a été au trai-
tement des terrains contaminés. Cela dit, le
traitement des sols est malheureusement
en relation directe avec la demande en
résidentiel ou en industriel. Si le marché
ralentit, les demandes de traitements
ralentissent également. L’Est de Montréal a
beaucoup souffert, mais il faut aussi souli-
gner que le Sud-Ouest de la métropole a
d’énormes défis à relever dans ce domai-
ne », explique Daniel Perreault, président
du Groupe.
L’entreprise montréalaise offre une palette
d’activités très large allant de l’évaluation
environnementale de site phase I et II aux
travaux de réhabilitation de sites contami-
nés Phase III en passant par l’échantillon-
nage de la qualité de l’air ambiant, la vérifi-
cation de conformité environnementale,
l’étude après sinistres des problèmes reliés
à des dégâts d’eau et de fumées, l’assistance
technique environnementale à l’intérieur
de dossiers déjà en cours, l’échantillonnage
de matériaux pouvant contenir du plomb,
l’étude et l’analyse de problèmes géotech-
niques et structuraux divers (capacité por-
tante des sols, dalles de béton fissurées ou
instables, murs de soutènement, etc.),
plans et devis de projets environnemen-
taux, demandes de certificats d’autorisa-
tions, la déconstruction écologique, l’im-
plantation et la vérification de systèmes
de gestion environnementale… Elle agit
également en tant que témoin expert.
Jean-Claude Bataille
ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
DE SITES (PHASE I, II, III)
RÉHABILITATION DURABLE
DE SITES CONTAMINÉS
Gr-Laganiere.com
(514) 640-0840
#
215
Dossier
Environnement