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LA NOUVELLE ÉDITION | Mai 2013
selon le rapport sur les tendances du
crédit à la consommation de mars
d'equifax canada (NYse:efX), il y a eu
une croissance modérée dans l'endet-
tement total des consommateurs
(excluant les dettes hypothécaires) en
date de mars 2013 avec une hausse de
3,9 pour cent pour atteindre $500,8
milliards par rapport à $497 milliards
durant lamême période en 2012.
Les retards de 90 jours sur tous les produits
de crédit (excluant les hypothèques) ont
baissé de 13,4 pour cent par rapport à la
même période en 2012 pour atteindre un
tauxmodéré 1,2 pour cent, un creux de tous
les temps. Ce taux était de 1,8 pour cent au
plus fort de la récession. Les faillites des
consommateurs sont sensiblement au
même niveau qu'en 2012.
croissance lente de l’économie
Cristian deRitis, directeur principal des
données économiques du crédit à la
consommation à Moody's Analytics, a
commenté le rapport en ajoutant : « Au
cours du premier trimestre, les conditions
du crédit à la consommation au Canada
étaient mixtes avec des soldes impayés en
hausse et des taux de retard atteignant rela-
tivement ceux d'il y a un an. L'économie
canadienne croît, bien que lentement, et le
taux de chômage est tombé à 7,0 pour cent
au premier trimestre. Les dettes courantes
des ménages et le crédit disponible ont
connu une hausse au premier trimestre de
3,9 pour cent et de 4,4 pour cent respecti-
vement à la même période l'an dernier,
brisant la tendance de la croissance descen-
dante commencée en 2011. Les soldes aug-
mentent pour les prêts bancaires à tempéra-
ment, les lignes de crédit et les prêts autos,
alors que les Canadiens continuent d'esqui-
ver les finances personnelles et les prêts de
vente à crédit ».
Amélioration dans les taux de retard en
phase tardive
« Le taux des retards en phase tardive
continue de montrer une amélioration,
spécialement dans les économies riches
liées à l'énergie d'Edmonton et de Calgary
de même qu'à Vancouver et à Ottawa.
Cependant, les dépôts de faillite en hausse
dans le pays reflètent les difficultés finan-
cières croissantes sur les familles cana-
diennes, particulièrement à Montréal et à
Halifax. La plus grande menace pour le
bilan des consommateurs reste la valeur de
la propriété. Avec des soldes hypothécaires
impayés qui continuent de croître à un
taux annuel de 5 pour cent, les ménages
tout comme les prêteurs restent vulnérable
à un changement brusque dans la valeur
des maisons », ajoute monsieur deRitis.
et un taux d’endettement en baisse
Nadim Abdo, vice président des Solutions
des clients à Equifax Canada, fait remarquer
que : « Tout au long de 2012 et jusqu'au pre-
mier trimestre de 2013, nous continuons de
voir une croissance plus lente dans le crédit
en général et une vaste amélioration des
sérieux retards. Cela est représentatif d'un
contrôle financier très positif de la part des
consommateurs et des institutions prê-
teuses étant donné les faibles taux d'intérêt
maintenus et les taux d'emploi améliorés ».
Quelques chiffres…
Le solde total des cartes de crédit natio-
nales est en baisse et est stable depuis ces
neuf derniers trimestres (de $79,2 mil-
liards à $76,4 milliards).
Le financement automobile non bancaire
est l'un des rares portefeuilles de crédit en
hausse à un rythme vigoureux par rapport
à la même période l'an dernier en 2012 (les
soldes ont augmenté de 9,4 pour cent pas-
sant de $50,8 milliards à $55,5 milliards).
Une croissance très modérée des marges de
crédit et des lignes de crédit hypothécaires
vraisemblablement occasionnées par de la
spéculation dans le marché de l'habitation
et une réglementation renforcée (a aug-
menté de 3,3 pour cent passant de $242,5
milliards à $250,6 milliards).
l’achat d’une première maison n’est
plus ce qu’il était !
Avec les changements économiques surve-
nus dans les dernières années au Québec,
de nouveaux défis pointent à l’horizon
pour la génération Y. Loin de partager les
perspectives des boumeurs, la prochaine
génération qui voudra accéder à la pro-
priété perçoit trois principaux obstacles à
affronter selon une étude récente de TD
Canada Trust :
- Des prix immobiliers trop élevés pour les
acheteurs d’une première maison (42 %
des Y non propriétaires, comparativement
à 17 % des boumeurs propriétaires);
- Des revenus insuffisants pour faire face
aux mensualités hypothécaires (39 % des
Y non propriétaires, comparativement à
17 % des boumeurs propriétaires);
- La difficulté d’économiser pour faire une
mise de fonds suffisante (38 % des Y non
propriétaires, comparativement à 22 % des
boumeurs propriétaires).
Le total des dettes à la consommation en hausse
Économie
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