Depuis quelques années, la Corpora-
tion de Développement de l’EST vit
un second souffle. Une conjoncture
difficile à maîtriser, de nouvelles pers-
pectives dans l’arrondissement, une
transition en douceur, les raisons de ce
dynamisme sont multiples et toute
l’équipe de la CDEST avec à la barre
son directeur-général, Didier Fleury
sont à pied d’œuvre pour relancer la
vie socio-économique dans l’arron-
dissement tout en respectant son
identité forte.
« Lorsque j’ai été nommé directeur géné-
ral de la CDEST, l’une de mes premières
réflexions a été de proposer une présence
sur le terrain plus prononcée. J’ai
d’ailleurs lancé à la blague : Sortons la
CDEST de la CDEST et c’est presque
devenu un
leitmotiv
. Depuis, nous avons
renforcé notre présence sur le terrain, cela
nous permet de mieux sentir l’ambiance
et donc d’être plus proche des citoyens et
des entreprises », nous confie Didier
Fleury. Le ton est donné, ce sera le dyna-
misme et un travail de terrain !
Un record historique dans les
investissements
Le dernier exercice présenté par la CDEST
est à l’image de son dynamisme. Pas de
crise au sein de l’organisme ! Un record a
même été battu avec plus de 1M$ de
recommandations d’investissements
enregistrés au crédit de l’équipe. « Nous
vivons une période de crise, mais il est
important de rappeler que malgré cela,
nous vivons une effervescence sans précé-
dent dans notre secteur. Ce record parle
de lui-même pour l’encouragement au
démarrage et au développement des
entreprises dans l’arrondissement »,
explique Didier Fleury. Bien sûr, renier la
crise serait une grande erreur mais focali-
ser sur celle-ci serait ignorer qu’une crise
est un état passager toujours suivi d’une
reprise. Il serait difficile de tirer pour
conclusion que les jours meilleurs sont à
l’horizon, mais cela démontre qu’en fai-
sant appel à l’inventivité et à la réactivité
ainsi qu’à l’adaptation, des solutions peu-
vent être trouvées.
Collaborationsmultiples
La CDEST a entreprise également depuis
de nombreuses années une collaboration
étroite avec l’un des pôles attractifs de
l’arrondissement : le Parc Olympique.
« L’arrondissement a des atouts et une
forte personnalité. Le Parc Olympique est
un des points stratégiques du secteur et la
CDEST s’associe pleinement aux actions
menées par David Heurtel, président
directeur général de la RIO, pour redy-
namiser les installations olympiques ».
C’est justement parce que l’équipe de la
CDEST est convaincue que l’arrondisse-
ment Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a
sa propre identité et de grands atouts à
faire valoir qu’elle œuvre avec foi.
Des signes de reprise
Le quartier a été témoin d’un certain ren-
versement depuis plusieurs mois : « Nous
assistons à une accélération des créations
d’entreprises et même à l’implantation
d’entreprises importantes. Dernière-
ment, deux designers américains se sont
établis dans le secteur. Ils nous ont choisi
plutôt que le centre ville, ce qui est une
fierté ». Le quartier connaît également
une recrudescence des offres de services.
Enfin, autre signe de reprise et de fierté
d’appartenance : la fusion des Promena-
de Ontario et Promenade Sainte-Cathe-
rine Est.
Rester vigilant
Si l’implication de la CDEST dans la vie
économique locale ne fait aucun doute,
l’organisme tient à rester vigilant et à
offrir à l’arrondissement une mixité
sociale étendue : « Nous commençons à
ressentir un engouement certain pour
Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, mais
nous voulons offrir au secteur une posi-
tion d’identité forte. Pour cela, nous
encourageons la mixité sociale afin de
permettre aux citoyens de rester. Nous
surveillons de près le lent glissement des
secteurs à vocation industrielle et com-
merciale vers un développement rési-
dentiel. L’arrondissement ne doit pas
devenir dortoir et doit conserver une
activité économique forte et diversifiée ».
La CDEST travaille actuellement à l’éla-
boration du PALÉE, un outil indispen-
sable qui permet de dresser un état des
lieux et d’engager une réflexion vers les
développements futurs. Elle dresse éga-
lement actuellement un portrait des
espaces industriels de l’arrondissement
afin de proposer des aides aux entreprises
et d’assurer leur rétention sans oublier
le très sensible problème des transferts
d’entreprises : « Il faut rester vigilant.
Le travail n’est jamais terminé, il est sim-
plement ponctué de victoires encoura-
geantes ! ».
Jean-Claude Bataille
LA NOUVELLE ÉDITION | Mai 2013
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CDEST plus que jamais !
Didier Fleury
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