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LA NOUVELLE ÉDITION | Août 2013
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Certaines filières professionnelles exi-
gent une formation spécifique pour
laquelle les prétendants sont rares.
Plusieurs raisons peuvent expliquer
cette rareté parmi lesquelles on peut
constater tout simplement un manque
de connaissance ou une orientation qui
n’est pas forcément naturelle. Pour
combler ce manque, certaines entre-
prises n’hésitent pas à proposer des
bourses d’études et à recruter leurs
futurs employés avant même qu’ils
aient terminé leur cycle.
Des exemples concrets
Suncor Énergie fait partie de ces entreprises
qui s’intéressent de près à la relève. C’est
une vision d’avenir qui permet à l’entrepri-
se de considérer sa relève d’une manière
constructive. Pour la quatrième édition du
programme de bourses d'études Suncor
Énergie, trois étudiants de deux écoles
secondaires du secteur de Pointe-aux-
Trembles se sont vus décerner une bourse
d’études pour compléter un DEC en
Techniques de procédés chimiques, dès la
rentrée d’août 2013, au Collège de Maison-
neuve.
« L’objectif des bourses d’études Suncor est
de stimuler l’intérêt des étudiants pour les
sciences et la pétrochimie. Notre program-
me de bourses s’adresse aux jeunes de notre
collectivité immédiate, en espérant qu’ils
deviennent des employés à part entière de la
raffinerie Suncor de Montréal à la fin de
leurs études. Nous avons d’ailleurs embau-
ché deux boursiers de la première édition
qui font maintenant partie de notre équipe
d’opérations », explique M. Jean Côté,
vice-président de la raffinerie Suncor de
Montréal.
Le Collège de Maisonneuve ainsi que sa
Fondation et Suncor Énergie se sont alliés
pour la promotion des emplois en procédés
industriels afin de pallier le manque de
relève dans les entreprises et ainsi répondre
au besoin de main-d'œuvre qualifiée.
Mais Suncor Énergie n’est pas le seul à
s’associer aux organismes de formation et
d’éducation. L’Association pour le Déve-
loppement et l’Innovation en Chimie au
Québec (ADICQ) est également en train de
mettre sur pied un système de
maillage avec les universités afin
de promouvoir les métiers de la
chimie et par-là même d’encou-
rager cette voie auprès des jeunes
en formation.
Des programmes aussi pour
les adultes
Il y a un peu plus de deux ans, le
Cégep Marie-Victorin a mis en
place un programme de test des
compétences essentielles. Très
populaire et surtout reconnu depuis
quelques temps déjà dans l’Ouest Cana-
dien, le test Towes constitue un outil très
important mis à la disposition des entre-
prises et des travailleurs de toute la région.
Lors du lancement de ce programme,
Valérie Lavoie, conseillère pédagogique
en centre d’éducation multiculturel et
Jean-François Duchesne, conseiller en for-
mation au centre de services aux entreprises
du Cégep, parlaient d’un événement très
important : « Il s’agit d’un test qui, comme
son nom l’indique, permet de dresser un
profil de compétences essentielles qui offre
aux entreprises l’opportunité de mettre à
jour certaines compétences mais aussi et
surtout de diriger les employés dans diffé-
rentes directions en fonction du niveau de
leurs connaissances ». Le Cégep Marie-
Victorin s’était félicité d’avoir l’opportunité
de diffuser ces tests. « Cela entre tout à fait
dans le cadre de la formation puisqu’à
l’issue d’un test, nous pouvons prendre en
charge la formation des éléments pour leur
offrir une évolution et leur permettre d’évo-
luer au sein de l’entreprise ou d’aborder de
manière plus sereine les modifications qui
peuvent être apportées à un poste. Cet outil
est donc essentiel aussi bien pour l’entre-
prise que pour les employés ».
La formation, c’est pour la vie
Il serait aujourd’hui difficile d’imaginer
effectuer une carrière entière sans devoir
passer par la case formation. Les technolo-
gies évoluent si vite que l’auto-formation
sur un poste de travail ne suffit plus et
rester à niveau est un véritable challenge au
quotidien. Que ce soit dans le cadre d’un
changement d’outil de travail, d’une
reconversion ou tout simplement dans la
recherche d’un premier emploi, la forma-
tion est une réalité qu’il faut prendre au
sérieux. De plus en plus de postes requiè-
rent des compétences pointues et l’ensei-
gnement général ne suffit plus à ouvrir les
portes. De nombreuses entreprises l’ont
compris et vont sur le terrain, se déplacent
pour aller rencontrer leurs futurs employés,
leur offrent des outils et des moyens pour
les attirer. Il serait dommage de ne pas en
profiter.
Jean-Claude Bataille
Se préparer à répondre aux marchés
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PLACÉ
POUR
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