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LA NOUVELLE ÉDITION | Novembre 2013
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L’ADRIQ est fière d’éditer ce cahier spécial
et de partager avec vous son désir de
faire progresser l’innovation au Québec.
Depuis 35 ans, nous travaillons pour
soutenir et promouvoir l’innovation au
Québec et faire en sorte que nos entre-
prises innovantes québécoises soient
non seulement rentables mais qu’elles se
taillent une place à l’international. Avec
l’émergence des pays comme la Chine,
l’Inde et du BRIC, le Québec n’a d’autres
choix que d’innover.
Ce cahier spécial vise non
seulement à faire part de
certaines mesures et pro-
grammes existants dont
les entreprises innovantes
peuvent et pourront se pré-
valoir, mais il vise aussi à
mettre en valeur ceux et
celles qui par leur créativité
et leur vision s’efforcent de
commercialiser de nou-
velles idées, de nouveaux
procédés, services ou tech-
nologies. Une partie du
cahier rend hommage aux finalistes de nos
Prix Innovation 2013 que nous célébrerons le
21 novembre 2013 lors de notre
Gala Ovation
à 35 ans d’innovation
à l’occasion du 35
ème
anniversaire de l’ADRIQ.
Dans un monde où l’industrie ne peut plus
compétitionner sur les bas prix, les entreprises
sont condamnées à innover. Que ce soit la
grande entreprise ou les PME, elles doivent
améliorer leur façon de faire et leur produc-
tivité ou améliorer leurs produits et offre de
service.
Le secteur manufacturier du Québec qui
représente à lui seul 18% du PIB québécois
est interpellé tous les jours. Que ce soit l’aéro-
nautique, les TICs, les sciences de la vie, le
domaine des énergies propres, tous ces
employés de ces secteurs n’ont d’autres choix
que de s’intéresser aux défis et aux solutions
que pose l’innovation.
D’ailleurs, le grand Montréal cherche via
l’innovation à répondre à plusieurs défis de
société. Que ce soit l’accueil de ses nouveaux
arrivants (enjeu d’immigration), le vieillisse-
ment de la population (enjeu démographique)
ou l’utilisation des ressources de façon plus
optimale (enjeu de développement durable),
l’innovation est au cœur de nos solutions.
En effet, l’innovation peut nous aider autant à
développer un nouveau médicament qu’à
recycler certains de nos déchets/rejets indus-
triels. L’avènement des guichets automatiques
a, quant à lui, eu un impact sur le modèle
d’affaires des banques alors que la venue des
satellites a permis de faire des pas de géant
concernant la géolocalisation. Bref, l’innova-
tion devient une stratégie de développement
d’entreprise qui permet à celles-ci non seule-
ment de se différencier, mais surtout d’accélé-
rer leur croissance. L’Institut de la statistique
du Québec publiait les résultats d’un sondage
au printemps 2013 qui stipulait que, en
moyenne, les entreprises qui innovent font un
gain de 11% en terme de rentabilité. Cela
confirme l’adage que l’Innovation est payant!
Le gouvernement tant provincial que
fédéral mise d’ailleurs sur l’innovation
comme un levier de croissance de
richesse collective.
Lors de son discours du trône début octobre,
le Gouvernement Harper annonçait d’impor-
tantes mesures qui se traduiront concrète-
ment dans les prochains mois et certainement
lors du prochain budget.
De celles-ci, les entreprises inno-
vantes et les centres de recherche
pourront compter sur un support
accru qui se traduira par un nou-
veau Plan d’action pour le capital
de risque. Le gouvernement cana-
dien entend étudier les moyens
d’offrir d’autres allégements fiscaux
aux petites entreprises qui créent de
l’emploi.
Les entreprises qui travaillent dans
le créneau des produits du bois se
réjouiront des intentions du fédéral
à prendre avantage du prolonge-
ment de l’accord sur le bois
d’œuvre avec les États-Unis, car notre gouver-
nement entend soutenir l’innovation en amé-
liorant les opportunités d’exportation pour
les entreprises canadiennes.
Sur un autre aspect, le gouvernement investira
70 milliards de dollars dans les grandes infra-
structures. Le pont Champlain à Montréal
figure parmi l’une des priorités. Cela devrait
permettre l’inclusion de nouvelles technolo-
gies dont celles des senseurs pouvant détecter
plus rapidement la désuétude de cet œuvre
d’art.
Comme le gouvernement travaillera en colla-
boration avec l’industrie pour garantir que
tous les achats militaires majeurs créent des
emplois de grande qualité pour les travailleurs
canadiens
, nous entrevoyons plusieurs
opportunités pour des compagnies de la
région de Montréal d’aider les forces cana-
diennes à acquérir des nouvelles technologies
qui permettront au gouvernement d’optimiser
ses programmes d’achats. L’industrie aérospa-
tiale devrait d’ailleurs être mise à contribution.
Tout comme le gouvernement Marois qui vise
à stimuler la productivité et la compétitivité
internationale, le gouvernement fédéral
entend accorder 1,4 milliard de dollars en
allègements fiscaux aux entreprises manufac-
turières en vue de
moderniser
leurs appareils
et leur équipement. En plus, un nouveau
Fonds de fabrication de pointe appuiera les
nouveaux produits ainsi que les nouvelles
méthodes de production.
Finalement, le gouvernement fédéral inaugu-
rera une stratégie mise à jour en matière de
sciences, de technologie et d’innovation.
L’ADRIQ, comme elle l’a fait l’an dernier au
niveau provincial, entend collaborer avec le
Ministre de l’Industrie afin de faire connaître
les défis et besoins québécois et voir ainsi
comment nos entreprises innovantes peuvent
capitaliser sur ces nouvelles initiatives.
Quant au gouvernement provincial, nous
sommes très heureux de l’audace du Ministre
Duchesne lors de son dépôt de la nouvelle
Politique Nationale de la Recherche et de
l’Innovation (PNRI). Cette politique s’arrime
aussi très bien avec la politique industrielle de
la Ministre Zakaïb. Ces nouvelles synergies
permettront aux entreprises québécoises
d’obtenir davantage de support au niveau du
développement et de la commercialisation de
leurs produits. Cela se traduira aussi par l’ob-
tention de support financier dans l’acquisi-
tion du premier brevet. L’un des principaux
défis pour un entrepreneur est de protéger
son idée alors qu’il n’a tout simplement pas
le temps ou les connaissances pour le faire.
Ces nouvelles mesures devraient permettre
l’émergence d’une nouvelle classe d’entrepre-
neurs qui aura davantage d’outils et d’experts
pour être accompagnée dans ses démarches
pour conquérir les marchés internationaux.
D’autres initiatives comme la bonification du
soutien aux entreprises technologiques en
démarrage, permettront aux nouvelles entre-
prises en démarrage d’obtenir, auprès des
incubateurs d’entreprises technologiques, des
services d’accompagnement et de stimuler les
collaborations avec les centres d’entrepreneu-
riat universitaire.
En annonçant l’intention de soutenir la
recherche et l’innovation à hauteur de 3,7mil-
liards de dollars, ce qui correspond à 3% de
notre PIB, le gouvernement provincial veut se
positionner comme un leader mondial dans
un contexte où le Canada se positionne
11
ième
* au monde comme pays innovant.
Le gouvernement entend soutenir des projets
plus près de l’étape de la commercialisation et
de faire participer de grands donneurs d’ordre
dans l’appui de l’innovation par les marchés
publics. En mobilisant ceux-ci pour l’achat de
produits innovants (en respectant les accords
commerciaux en vigueur); le gouvernement
aidera à accélérer la croissance des entreprises
innovantes et des technologies propres.
Il entend aussi créer plus de collaboration
au sein de la communauté de recherche et
des entreprises en reconfirmant des projets
d’envergures (appelés projets mobilisateurs).
Ainsi, six projets seront financés dont l’auto-
bus électrique, Écolo TIC et l’avion écolo-
gique. Ces projets visent à renforcer les
chaînes d’innovation et les chaînes d’approvi-
sionnement. Pour les entreprises gravitant
autour de ces projets, il ne fait aucun doute
que ces annonces sont de très bons augures.
De nouveaux projets mobilisateurs, en parte-
nariat (entreprises-chercheurs) pour le déve-
loppement de technologies ou de produits
novateurs, seront tout prochainement annon-
cés dont un projet mobilisateur en électrifica-
tion des transports.
En vue d’encourager l’essor de ce secteur por-
teur et d’avenir, le gouvernement annonçait le
1er novembre dernier, la création d’un nouvel
Institut du transport électrique. Dans la vision
de la Première Ministre, elle vise un centre
d’excellence en recherche et innovation indus-
trielle. D’ailleurs, en lien avec la Stratégie
nationale de l’électrification des transports, le
gouvernement investira 35 millions de dollars
dans cet Institut et plus de ½ milliard de
dollars pour électrifier les transports.
Cet institut aura comme mission, à partir
d’une approche multidisciplinaire, de trouver
des solutions aux défis d’intégration des tech-
nologies requises par les véhicules électriques,
qu’il s’agisse de véhicules légers ou de véhi-
cules lourds comme ceux servant au transport
collectif.
L’Institut de recherche d’Hydro-Québec
(IREQ), sise à Varennes, reconnu comme un
chef de file mondial en recherche sur les
modes de production, de transport et de
stockage d’électricité sera associé à ce projet.
Toutes les entreprises dans ce domaine et dans
le domaine des réseaux intelligents avec des
technologies innovantes devraient, avec des
équipes de chercheurs, redéfinir plusieurs
produits dans différents domaines liés à
l’électrification des transports, soit : batteries,
motorisation, réseaux intelligents, design,
matériaux légers, etc.
En voulant utiliser un projet comme celui de
l’électrification des transports, le gouverne-
ment fait le pari qu’un tel projet d’envergure
et écologique permettra de positionner le
Québec comme un leader en matière de
développement durable.
Au cœur de notre qualité de vie
Ces quelques mesures énoncées auront un
impact direct sur notre capacité à compéti-
tionner sur les marchés internationaux. Cela
aura un effet immédiat sur la création d’em-
plois et sur notre savoir et savoir-faire collectif.
Dans une économie où les pays émergents tels
que la Chine, qui passe rapidement de statut
de
manufacture de la planète à laboratoire
de la planète
, nous nous devons d’être centrés
sur l’excellence et le bien commun.
L’ADRIQ qui anime un grand réseau d’entre-
prises, d’experts et de partenaires écono-
miques est heureuse que les deux paliers de
gouvernement arriment certaines de leurs
mesures en vue d’être porteuses pour le
Québec. En comprenant que 52% des in-
vestissements en innovation se font dans la
grande région de Montréal, nous sommes
confiants que ces nouvelles mesures seront,
elles aussi, très porteuses pour l’économie
locale.
Nous sommes aussi confiants qu’avec la créa-
tivité du Québec Inc. et le savoir de nos
grandes universités et de nos centres de
recherche de classe mondiale nous saurons
relever le défi. Ces nouvelles directions auront
non seulement un impact sur la qualité de
notre environnement mais aussi sur la qualité
de nos vies et de nos communautés. Oui,
l’innovation change le monde et nous devrons
nous y adapter !
Pour avoir accès à nos mémoires et communi-
qués de presse : n’hésitez pas à consulter notre
salle de presse et section des affaires publiques
sur notre site web (
.
Michel Langelier
Directeur des opérations
ADRIQ
*Source : Global Innovation index ranking - 2013
Lorsque l’innovation change le monde
Michel Langelier
Directeur des opérations
ADRIQ
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