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LA NOUVELLE ÉDITION | Avril 2014
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Dépôt légal : Bibliothèque Nationale du Québec
et du Canada ISSN 1918-2430
Abonnement: 514 257-1000
Le masculin utilisé dans cette publication désigne les
femmes autant que les hommes. La reproduction de
tout article est interdite sans l’autorisation écrite du
journal. Les éditeurs n’assument aucune responsabilité
sur l’exactitude des revendications et des offres faites par
les annonceurs.
Veuillez noter que l’éditeur ne partage pas nécessairement le point de
vue exprimé dans les chroniques.
Depuis plusieurs mois, le projet d’in-
version de la ligne 9 du pipeline géré
par Enbridge fait beaucoup de bruit et
suscite les passions. Les uns brandis-
sent l’étendard de l’écologie, clamant
leurs inquiétudes, les autres appuient
inconditionnellement le projet d’in-
version, estimant qu’il s’agit d’une
nécessité et d’une bonne nouvelle
pour le Québec. Qu’en est-il exac-
tement ? Nous avons interrogé Éric
Prud’homme, Chef principal des
affaires publiques pour l’Est du Cana-
da au sein de l’entreprise Enbridge.
Pourquoi est-ce que cette inversion est
nécessaire ?
Le Québec dépend directement des impor-
tations de pétrole pour subvenir à ses
besoins. Pour cela, il s’approvisionne princi-
palement en outre-mer et plus précisément
en Afrique du Nord, en Angola et au Nigé-
ria. Cet approvisionnement nous arrive par
bateau, un moyen de transport qui n’est pas
toujours sécuritaire si l’on se réfère aux
dramatiques et nombreuses perditions de
pétroliers qui débouchent à chaque accident
sur des marées noires très dommageables
pour l’environnement. De plus, le transport
par bateau contribue aux empreintes de
carbones laissées dans l’atmosphère.
Enfin, si l’on veut être pragmatique, les
importations de pétrole pèsent très lourd
dans la balance commerciale québécoise en
participant au déficit pour un montant de
14 à 16 milliards de $ chaque année.
Il est évident qu’au regard de ces arguments,
nous sommes même en droit de nous poser
la question de savoir pourquoi cette inver-
sion n’est pas intervenue plus tôt. À ceci, la
réponse est simple : le prix du baril de pétro-
le brut de l’Ouest Canadien est actuellement
inférieur d’environ 20 $ par rapport à celui
qui est importé de l’étranger.
Qu’est-ce qui inquiète les organisations
écologistes ?
Les principales inquiétudes concernant l’in-
version de la ligne 9 sont axées sur l’aspect
sécuritaire du transport dans le pipeline
ainsi que sur l’exploitation des sables bitu-
mineux dans l’Ouest Canadien. À la pre-
mière inquiétude, nous opposons les garan-
ties de notre expérience dans le transport de
produits pétroliers. L’une des premières
choses à savoir est que le pipeline qui a été
mis en service en 1976 travaillait alors dans
le sens Ouest / Est. En 1998, pour des raisons
économiques, il a été inversé dans le sens
actuel et cela n’a posé aucun problème.
L’inversion envisagée aujourd’hui ne ferait
donc que remettre les choses dans leur état
initial. Certains s’inquiètent aussi de l’aug-
mentation du débit qui passera de 240 000 à
300 000 barils / jour. Nous pouvons garantir,
grâce à des technologies parfaitement maî-
trisées, que cette augmentation ne pose
aucun problème de sécurité. Enfin, Enbrid-
ge veille au grain. Nous avons élaboré des
systèmes de maintenance de très hautes
technologies qui nous permettent de garan-
tir un transport sécuritaire dans nos instal-
lations.
Pour ce qui est de l’exploitation des sables
bitumineux, les implications ne sont pas de
notre ressort, nous sommes un transporteur
et non un producteur. Nous nous assurons
que les normes et la législation en vigueur
dans le cadre de notre mission soient parfai-
tement respectées.
Enbridge est prête !
Éric Prud’homme se veut très rassurant sur
l’opération qui permettra au Québec d’être
le grand gagnant de l’inversion : « Enbridge
est prête à procéder à l’inversion. Le feu vert
donné par l’Office national de l’énergie est
accompagné d’une trentaine de conditions
que nous respecterons. Notre but n’est pas
de foncer sans se préoccuper de l’environne-
ment et de la sécurité. Nous sommes très
sensibles à ces paramètres et nous voulons
conserver le dialogue qui a été entrepris avec
les municipalités, les MRC et les proprié-
taires terriens concernés ».
Les impacts sur l’économie québécoise et
plus particulièrement montréalaise sont très
importants. Selon un rapport d’Enbridge, si
l’écart de prix de 20 $ / baril entre le pétrole
canadien et le pétrole extracôtier de l’étran-
ger demeure de cet ordre, des économies
potentielles pouvant atteindre jusqu’à
3.6M$ par jour, soit 1 milliard par année,
pourraient être réalisées. On parle égale-
ment du maintien de plus de 4 000 emplois
qui, pour la plupart, sont situés dans l’Est de
Montréal. Sans compter que cela permettra
aux industries pétrochimiques de l’Est de la
métropole de compter sur un approvision-
nement régulier et suffisant pour envisager
un développement… Soyons positifs !
Jean-Claude Bataille
Dossier environnement - Portrait
Ligne 9 : une inversion nécessaire et maîtrisée
Éric Prud’homme
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