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LA NOUVELLE ÉDITION | Avril 2014
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Dans unmonde idéal, nous remplirions
le réservoir de nos voitures avec de
l’eau du robinet. Les camions circule-
raient sur des voies réservées et ne
rejetteraient aucune particule. Les
avions seraient plus rapides et moins
bruyants et les bateaux ne couleraient
jamais ne menaçant ainsi pas les
océans avec le fuel de leurs cuves. Dans
unmonde idéal, le plastique serait créé
à partir de végétaux, il n’y aurait aucu-
ne cheminée d’usine dans nos villes, la
recherche biochimique trouverait des
remèdes à toutes nos maladies sans
utiliser lamoindre goutte de pétrole.
Revenons sur terre ! L’industrie pétrolière
représente des milliers d’emplois dans la
métropole et apporte à celle-ci des revenus
extrêmement importants. De plus, cette
industrie permet à Montréal d’être toujours
à la fine pointe de la technologie car une
grande partie de ses ressources est vouée à la
recherche et au développement.
L’industrie pétrolière indispensable
L’environnement est un sujet délicat. On a
souvent tendance à montrer du doigt les
grands complexes pétroliers en leur attri-
buant tous les maux et en les rendant res-
ponsables de toutes les pollutions. Certes,
ces pollutions sont mesurables, mais elles
ne représentent qu’une partie du problème.
Qui dénonce, dans le grand public, les
centrales électriques qui brûlent du char-
bon ou du gaz, rejetant dans l’atmosphère
des quantités impressionnantes de gaz à
effet de serre ? Peu de monde. Sans vouloir
faire l’apologie du pétrole, de son extraction
jusqu’à sa transformation en passant par
son transport, il est clair qu’il est difficile de
se passer de cette matière première pour le
moment.
Montréal est une plaque tournante pour le
Québec et même l’Est canadien incluant
l’Ontario, sans parler du rayonnement de
ses industries dans toute l’Amérique du
Nord.
Le juste équilibre
Depuis de nombreux mois, l’inversion du
pipeline 9 d’Enbridge alimente les polé-
miques. Les organisations écologistes bran-
dissent leurs craintes et refusent catégo-
riquement cette inversion tandis que la
communauté économique défend le projet
en apportant dans la conversation des argu-
ments qui demandent réflexion. Depuis
quelques années, on assiste en de nombreux
points du globe à des levées de bouclier. Par
ici, on conteste l’implantation d’éoliennes,
par-là, c’est un barrage hydroélectrique
qui soulève la colère, ailleurs, ce sera la
construction d’un aéroport ou la mise en
place d’une écotaxe…
Il est donc difficile d’y voir clair dans tout ce
brouhaha. Des clans se créent, fractionnant
la population, opposant les consommateurs
aux acteurs économiques. Le renversement
du pipeline numéro 9
d’Enbridge en est un
parfait exemple. Il
oppose une commu-
nauté qui prône avec
raison le maintien
d’emplois à Montréal
et une classe politique
qui veut conserver ces
mêmes emplois à une
partie de la population qui s’inquiète de la
sécurité entourant cette inversion.
Dans lamême veine, on a assisté en France à
des manifestations monstre pour bloquer la
mise en place d’une écotaxe sur les trans-
ports routiers. Voilà qui est plutôt para-
doxal. Cette réaction anti-écologiste engen-
drée par le fait que l’on veut fouiller dans la
poche des camionneurs et des automobi-
listes rappelle l’expression qui dit « Vouloir
le beurre, l’argent du beurre et la fille du
beurrier ». Elle dénote un manque de dis-
cernement dans ce qui est bon et ce qui ne
l’est pas. Et nous revenons ainsi à notre
monde idéal : profitons de nos ressources
sans en payer le prix. À moins que l’idéal
serait de laisser les risques aux autres mais
profiter du produit de ces mêmes risques.
unmonde enmutation
Difficile donc de conjuguer harmonieuse-
ment les sensibilités des uns et des autres.
Tant qu’il y aura des hommes, il y aura des
risques environnementaux et des besoins de
consommation qui demandent à l’industrie
de produire et donc de prendre des risques.
Cela dit, la conscience de l’importance de
notre environnement conjugué aux techno-
logies qui progressent permettent d’espérer
marcher vers un monde meilleur en atten-
dant que ces mêmes technologies nous
permettent de remplir nos réservoirs d’eau
et de voler dans des avions qui traverserons
les océans grâce à l’énergie solaire.
Tant qu’il y aura des hommes
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