ici Maintenant dec 07 - page 13

13
L’Édition des gens d’affaires | Mai 2014
RÉNOVATIONS DE TOUS GENRES
RÉNOVATION DEROME ET FILS
CÉRAMIQUE, PLANCHERS DE BOIS FRANC ET FLOTTANT
RONALD
Cell.:
514 805-5094
· Armoires de cuisine
· Salle de bain
· Patio et revêtement extérieur
Estimation gratuite
Services d’intégration socioprofessionnelle
pour les 16-35 ans
· Employabilité
· Persévérance scolaire
· Information scolaire et professionnelle
· Entrepreneuriat
11 965, avenue Alexis-Carrel,
Montréal (Québec) H1E 5K7
Tél.:
(514) 648-8008
Site web :
Daniel Turner
, Cso
présiDent DireCteur généraL
12 905, rue jean-grou, bureau 200, Montréal, Québec h1a 3n6
Tél.: (514) 498-7903 Fax: (514) 498-8365
·
rbQ: 3163-3639-15
Manic depuis 1976,
à Pointe-aux-trembles
depuis 2001
Peu étudiée, la bourgeoisie canadienne-
française de Montréal au tournant du XX
e
siècle est encore mal connue. L’exposition
Montréal &Co. La bourgeoisie francophone
deMontréal à laBelle époque (1870-1920),
première exposition consacrée à ce sujet,
lève le voile sur le milieu d’affaires franco-
phone de cette période.
Cette bourgeoisie extrêmement dynamique
n’hésita pas à se doter de grandes institutions
comme la Chambre de commerce du District
de Montréal en 1887, l’actuelle Chambre de
commerce du Montréal métropolitain. Notons
aussi la création de l’École des Hautes Études
Commerciales en 1907. C’est également à cette
bourgeoisie que l’on doit le développement du
port de Montréal dans l’est de la ville.
Une exposition à découvrir
Le Château Dufresne propose une magnifique
exposition permettant de découvrir le rôle ma-
jeur joué par la bourgeoisie francophone dans
le développement économique de l’Est de la
métropole et de dessiner ce qu’est aujourd’hui
devenu ce territoire dont le rôle n’est plus à
démontrer. Le caractère immersif de l’exposition
permet de visualiser la migration de cette
bourgeoisie dans les quartiers montréalais,
du Vieux-Montréal au Carré Viger, à
l’ancienne Ville de Maisonneuve jusqu’à
Outremont. Le rêve des frères Oscar et
Marius Dufresne de créer une ville fran-
cophone dans l’est de Montréal ne se
matérialisa qu’à moitié puisque l’élite
économique francophone opta ensuite
pour le charme bucolique de la banlieue
outremontaise. Le Château Dufresne n’en
demeure pas moins un puissant symbole
de la réussite des entrepreneurs canadiens
français à Montréal.
L’exposition, présentée jusqu’au 7 septembre
prochain, a été rendue possible grâce à la par-
ticipation financière des HEC Montréal et
des Caisses Desjardins Préfontaine-Hochelaga
et Hochelaga-Maisonneuve et a bénéficié du
soutien financier du Ministère de la Culture et
des Communications et de la Ville de Montréal
dans le cadre de l’Entente sur le développement
culturel de Montréal.
Les grands acteurs de l’essor économique
La Compagnie des moulins à coton Victor
Hudon est fondée en 1874 et était alors la plus
grosse filature de coton au Canada et le plus
important employeur à Hochelaga. L’usine
fusionne en 1885 avec la filature Sainte-Anne
pour former la Hochelaga Cotton Mills. En
1905, la Hochelaga Cotton Mills est intégrée au
réseau de la Dominion Textile. À cette époque,
Victor Hudon. Hudon est considéré par la
presse comme un héros national, car il a à cœur
d'embaucher des Canadiens français qui, autre-
ment, se verraient obligés d'émigrer aux États-
Unis pour travailler dans les filatures des États
de la Nouvelle-Angleterre.
Charles-ThéodoreViau n’a que 15 ans quand, en
1858, il quitte son village natal de Longueuil
pour s’établir à Montréal où il trouve du travail
chez un marchand de produits alimentaires.
En quelques années, il amasse assez d’argent
pour acheter l’épicerie de son patron. En 1867
Charles-Théodore crée le biscuit Village, qui
connaît très vite le succès. Le succès est tel, qu’en
1894, l’entreprise de Charles-Théodore Viau est
l’une des plus grandes biscuiteries du pays : son
usine de la rue Notre-Dame emploie 125 travail-
leurs et son chiffre d’affaires annuel s’élève à près
de 300 000 $. En 1907, l’entreprise déménage au
coin des rues Ontario et de la 1re Avenue. Une
usine moderne est construite et en 1913, 350
employés y travaillent et les revenus s’élèvent à
près d’un million de dollars par année.
Parmi les grands industriels francophones de
l’Est de Montréal figurent les frères Oscar et
Marius Dufresne, héritiers de la riche entreprise
familiale de fabrication de chaussures. En
quelques années, ces notables locaux se lancent
dans un projet très ambitieux : faire de Maison-
neuve une ville modèle. Marius, à la tête du
conseil municipal, trace un plan d'urbanisme
majestueux et fait bâtir de magnifiques édifices
publics (le marché Maisonneuve, le bain
Maisonneuve, l'hôtel de ville, la caserne des
pompiers). Il fonde, avec son frère Oscar, la
Dufresne Construction Company puis en 1938,
la Dufresne Engineering Company. Cette der-
nière compagnie construit entre autres les ponts
Sainte-Anne, Sainte-Rose, Pie-IX, Viau et parti-
cipe à la construction du Pont Jacques-Cartier.
Jean-Claude Bataille
Le château Dufresne érigé par les frères Oscar et
Marius Dufresne.
La fabrique de coton d’Hochelaga en 1874.
Pour l’histoire…
Les bâtisseurs francophones de l’Est de Montréal
• Fabrication et réparation de prothèses dentaires
• Rebasage, regarnisage
• Protecteur buccal (sport contact)
Urgence et rendez-vous
6632, de Marseille
(514) 259-2694
3880, Ontario Est
(514) 527-4602
1...,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12 14,15,16,17,18,19,20
Powered by FlippingBook