L'Edition des gens d'affaires - page 19

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L’Édition des gens d’affaires | Janvier 2015
INFORMATIQUE
BERNARD HOUDE
Le cloud en 2015 (1 de 2)
Depuis combien de temps entendez-vous parler du
Cloud ?Vous dites 3 ans, vous-avez probablement
raison, mais quel âge a vraiment le Cloud ?
Le terme Cloud est un nouveaumot désignant l’en-
semble des services résidant sur des serveurs et
accessible via internet. Les serveurs de courriels et
l’hébergement de site Web ne sont surement pas
quelques choses de nouveau pour vous.Alors quel
âge a vraiment le Cloud ? Je dirais +/- 20 ans.
Le Cloud réside dans de multiples centres de don-
nées répartis à travers le monde entier. Chacun de
ces centres de données possède des milliers de ser-
veurs accessibles via internet. Ils possèdent plu-
sieurs services redondants tels que niveaux de
sécurité, connexions internet et génératrices au cas
où un de ces services cesserait de fonctionner, sans
oublier un système d’incendie n’utilisant pas d’eau.
Il existe divers types de services Cloud. Le Cloud
Synchronisé, le Cloud Public, le Cloud Privé, le
Cloud Virtuel Privé et le Cloud Hybride.
L’objectif du Cloud Synchronisé est de stocker des
fichiers dans le Cloud en synchronisant le dossier
de votre choix sur votre ordinateur vers un dossier
identique protégé par un mot de passe sur le
Cloud. Tous fichiers que vous créez ou ajoutez
dans le dossier choisi seront automatiquement
synchronisés dans le Cloud. L’utilisation du Cloud
synchronisé est très économique et ne nécessite
aucun frais d’entretien de votre part. Ce type de
service Cloud n’est pas flexible car il n’est pas pa-
ramétrable, il n’est pas très rapide et pas très sé-
curitaire car seulement un mot de passe vous
sépare de l’utilisateur voisin.
L’objectif du Cloud Public est d’effectuer une opé-
ration ou une transaction et non d’emmagasiner
des fichiers. Le Cloud public aussi appelé SAAS
(software as a service) permet l’utilisation d’un lo-
giciel sur internet. Si vous avez accès à votre
compte bancaire, si vous utilisez les applications de
Google Apps, Vtiger, Survey Monkey, MailChimp,
etc…, alors vous êtes un utilisateur du Cloud
Public. Ce type de Cloud est également très éco-
nomique et ne nécessite aucun frais d’entretien.
Tout comme le Cloud Synchronisé, le Cloud Public
n’est pas très pas flexible car il n’est pas paramé-
trable, il n’est pas vraiment rapide ni sécuritaire sauf
pour les transactions bancaires qui elles sont
encryptées avec une clef de 256 caractères dès
l’ouverture de votre session de travail.
Le Cloud Privé est une solution Cloud complète-
ment différente. L’objectif est l’exploitation totale
du serveur Cloud privé par le contrôle de celui-ci
et l’ajout des logiciels de votre choix. Imaginez
avoir votre propre serveur physique mais au lieu
d’être localisé à vos bureaux, il serait hébergé dans
un centre de données. Beaucoup plus flexible que
les deux autres types de Cloud mentionnés plus
haut, il peut être configuré à votre guise. Il est éga-
lement plus sécure car vous bénéficiez du contrôle
total sur les paramètres de sécurité du serveur ainsi
que d’un environnement de sécurité redondant de
certains services du centre de données, services que
vous n’auriez pas si le serveur était localisé à vos
bureaux. Posséder son propre serveur privé est
coûteux car en plus du coût d’acquisition et des
frais d’entretien vous devrez payer des frais men-
suel de location d’un espace serveur, des frais
d’électricité et de bande passante.
En conclusion, les serveurs de types Cloud
Synchronisé et Public sont peu coûteux,moins flexi-
ble et peut sécuritaire tandis qu’à l’opposé le
serveur de type Cloud Privé est plus dispendieux,
plus flexible et plus sécuritaire.
Lors de notre prochaine chronique nous parlerons
du Cloud Virtuel Privé, du Cloud Hybride, des pré-
requis, de la loi d’accès à l’information ainsi que
de la sauvegarde des données des solutions Cloud.
Prendre le chemin vers la santé financière
Bien que les Canadiens aient des idées diffé-
rentes de ce qu’est la santé financière et de la
manière d’y parvenir, la plupart sont d’accord
pour dire que celle-ci est un objectif qui en
vaut la peine. Même si l’idée d’épargner en
prévision de l’avenir, tout en gérant les dettes
et en jonglant avec les obligations financières
courantes, peut sembler écrasante, l’essentiel
pour réussir, c’est de trouver une stratégie qui
fonctionne pour soi. Comme l’ont révélé les
résultats d’un récent sondage de la TD, la plu-
part des Québécois estiment que ce serait plus
facile pour eux d’arriver à la santé financière
s’ils disposaient d’un plan bien défini pour les
y aider.
Selon le sondage de la TD, les Québécois défi-
nissent le plus souvent la santé financière
comme le fait de ne pas avoir de dettes, puis
tout de suite derrière, comme le fait de ne pas
avoir à se soucier de ses finances au quotidien,
de respecter ses cibles d’épargne-retraite,
d’avoir un budget et de s’y tenir, et de pouvoir
se permettre le mode de vie que l’on souhaite.
« Les objectifs financiers devraient être frac-
tionnés en des étapes à court, à moyen et à
long terme. Les objectifs à long terme consis-
teraient notamment à épargner pour la retrai-
te en cotisant régulièrement à un REER; ceux
à moyen terme, à épargner en vue de l’achat
d’une maison et à déposer de l’argent dans un
compte d’épargne libre d’impôt ou dans un
REEE pour les études d’un enfant. Et les
objectifs à court terme, à s’assurer de disposer
de petites économies, comme un fonds de
dépannage, pour parer aux imprévus,
explique M. Martin. Peu importe ce que l’on
souhaite réaliser ou la situation de départ,
même la plus petite économie constitue un
pas dans la bonne direction. »
Pour Michelle Crispe, entraîneuse personnel-
le et experte-conseil en santé et bien-être, le
principe est le même pour les personnes qui
veulent se mettre en forme physiquement. «
Quand quelqu’un me demande conseil, la
chose primordiale pour moi, c’est de com-
prendre quel est son but, comme perdre du
poids, devenir plus fort, améliorer sa capacité
cardiovasculaire ou se remettre en forme à la
suite d’une blessure, souligne Mme Crispe.
Ensuite, nous établissons quelle est sa condi-
tion physique actuelle, puis prenons note de
ses habitudes. Enfin, nous préparons un plan
global et réaliste en vue d’atteindre l’objectif
dans le temps désiré. »
Selon elle, la personne qui se fixe des objectifs
doit être réaliste, ne pas s’attendre à opérer
des changements radicaux du jour au lende-
main et ne pas se décourager par l’écart entre
la situation souhaitée et la situation actuelle.
Un objectif comme la remise en forme phy-
sique appelle une démarche progressive, et
Mme Crispe mentionne qu’une excellente
façon de ne pas le perdre de vue et de rester
motivé est de se fixer une série de buts à court
terme et de se récompenser quand on les
atteint.
Fractionner un objectif à long terme en
petites étapes, plus faciles à gérer, fonctionne
aussi pour la santé financière, ajoute M.
Martin.
« Les objectifs à long terme, comme économi-
ser pour une mise de fonds ou la retraite, peu-
vent sembler décourageants, mais le moyen
de les concrétiser, c’est de commencer le plus
rapidement possible, d’élaborer un plan et
d’adopter de bonnes habitudes financières en
se servant de tous les outils dont on dispose,
précise-t-il. Par exemple, un conseiller finan-
cier peut aider à définir des étapes détermi-
nées pour chacun des objectifs, comme épar-
gner une somme donnée pendant un certain
laps de temps ou accroître le pourcentage du
revenu versé chaque mois dans un REER. »
M. Martin a aussi d’autres conseils à offrir
pour mieux arriver à la santé financière :
Parler à un spécialiste financier – Un
conseiller financier est comme un entraîneur
personnel, il peut définir les objectifs finan-
ciers, évaluer la situation actuelle et préparer
un plan réaliste en vue d’atteindre ces objec-
tifs. Un conseiller aide à répondre à des ques-
tions comme comment répartir les place-
ments pour la retraite et le remboursement
des dettes ou quels instruments de placement
sont les plus sensés en fonction de la situation
financière.
Se payer d’abord – L’une des façons les plus
simples d’épargner est d’établir un virement
automatique mensuel dans un compte
d’épargne. Que ce soit vingt dollars par jour,
par semaine ou par paie, tout montant mis de
côté régulièrement finit par faire une somme
intéressante, surtout si cette épargne rapporte
des intérêts composés. Autre bon moyen, éco-
nomiser, en tout ou en partie, des sommes
supplémentaires que l’on reçoit, comme une
prime de rendement ou un remboursement
d’impôt.
Établir un budget – En plus de faire voir
quelles sont les rentrées et les sorties d’argent,
un budget aide à trouver des façons d’écono-
miser davantage en vue des objectifs finan-
ciers. Un budget, tout comme un programme
de conditionnement physique, peut com-
prendre des objectifs à court et à long terme,
que l’on modifiera au fur et à mesure de l’évo-
lution de la situation personnelle.
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